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Photo © Pierre COUBLE

Tour d'Auvergne : un mini-Tour, mais un parcours très costaud !

Annulé l’an passé, le Tour d’Auvergne revient au calendrier, ce week-end, en version allégée. Deux étapes seulement, mais un profil difficile et des équipes de DN1 pour se bagarrer avec les locaux de Pro Immo.

Il fallait sauver le Tour d’Auvergne cycliste. Ses organisateurs ont réussi à le remettre sur pied, après une année d’absence. Le voilà donc de retour, ce week­end. Deux jours de course, seulement, ce samedi dans l’Allier et dimanche dans le Puy­-de-­Dôme. C’est à la fois peu et déjà beaucoup pour une épreuve qui a failli disparaître et dont l’officialisation au calendrier national 2019 s’est longtemps fait attendre.

« La seule raison de ce retard, c’était une question de budget. Tant qu’on n’était pas certain de pouvoir faire au moins deux étapes, on était un peu pessimiste », avoue Jacques Dupré, le directeur de l’épreuve, soulagé par le dénouement. Deux jours de course, c’est déjà mieux que rien, même si le fleuron des courses auvergnates a perdu beaucoup de sa superbe. « Il fallait repartir impérativement cette année, même avec deux étapes, sinon on aurait couru le risque que notre Tour soit enterré définitivement. Il n’aurait peut­être pas pu s’en remettre », assure Jacques Dupré, content que tous les efforts déployés par l’équipe organisatrice n’aient pas été vains.

Le résultat, c’est certes ce mini­-Tour sur la durée, mais très costaud sur le papier. « Deux grosses étapes », prévient le dirigeant, qui s’est lui-­même chargé de tracer la première, dans son Bourbonnais, entre Saint-­Pourçain et Gannat (158 km).

Pour puncheurs et grimpeurs

Une étape pour puncheurs, qui auront matière à s’expliquer dans la côte de la Croix Verillon et ses 16 % de pente moyenne, juste avant de plonger vers la ligne d’arrivée, 7 km plus bas. A priori, beaucoup trop difficile pour les sprinteurs. « On est allé chercher cette difficulté pour écrémer le peloton, explique Dupré. C’est une route que j’avais déjà repérée, mais qui n’était pas praticable à vélo. Elle n’a été goudronnée qu’en début d’année. »

La 2e étape, à travers le Sancy et la Chaîne des puys, concentre plus de dénivelés, avec l’ascension des cols de la Croix-­Morand et de la Moreno, mais son final plus adouci ne conviendra pas exclusivement aux grimpeurs.

Au rayon de la participation, le Tour d’Auvergne souffre de son officialisation tardive. Le nombre d’équipes est en baisse et le plateau moins relevé. Une demi-douzaine d’équipes de DN1 est tout de même de la partie, dont le Team Pro Immo, lauréat de deux des trois dernières éditions. Suffisamment d’adversité pour vivre un week-­end intense et indécis jusqu’à son terme, dimanche à Châtel.

 

Les étapes. Samedi : Saint-Pourçain - Gannat (158 km). Départ à 13 heures ; arrivée vers 17 heures. Dimanche : Volvic - Châtel-Guyon (181 km). Départ à 12h30. Arrivée vers 17 h 45.

 

Raphaël Rochette

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