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Photo © BOILEAU FRANCK

Cross de Volvic : des cartes encore une fois rebattues

Immuable cross de Volvic. Mais les jeux ne sont pas faits, ce vendredi, sur le site du Goulet. Météo, parcours et même plateaux rebattent les cartes de la 62e édition.

Avec son âge canonique, qui le statufie doyen des cross français, on le croirait figé. Mais sous l’apparence du grand classique volvicois installé dans sa cheire bat toujours le mouvement. Celui que brasse d’abord une météo d’un rare caprice. Allant régulièrement de l’hiver à l’été indien, soulevant, ce vendredi, l’option pluie et rafales de vent.

Des conditions durcies sur un parcours cette année un zeste modifié pour cause de station de pompage à éviter. Écourtées, les trois boucles poussent la plus grande (2.500 m) comme support des courses, faisant passer de 4 à 3 les longues montées dans la forêt des Élite hommes et de 3 à 2, celles des féminines. Pas pareil...

Sans les deux vainqueurs en titre

Et surtout, pour rebattre l’intérêt général, un mélange des as. Aucun vainqueur en titre dans le paquet d’engagements, ni Haymanot Alew, premier du triplé d’Éthiopie l’an passé, ni sa compatriote Adanaech Feyisa, mais au contraire des rois en devenir et des nouveaux venus dans leurs pattes.

Connaître le Volvic, reste un atout de toute façon. Qu’Adane Weletaw possède dans ses manches. Trop juste dans les sapins, le coureur de 21 ans manquait pour 2’’ de ramasser la mise 2018. Les trois grands tours (7.500 m) de cet après-midi peuvent tout de même être soufflés au favori, a priori pas par son camarade Ashagre Tesema Mokenin même 4e au cross du Mans, mais plutôt par Mohamed Moustaoui, le Marocain 10e à Allonnes, dimanche.

Des leaders certainement talonnés, quoiqu’il arrive, par l’habitué et d’ailleurs master 1, James Theuri, son camarade Simon Munyutu, le Kenyan de Lyon Kipkurui Cheruiyot, le Francilien Akaouch et, côté nouvelle donne, l’Anzinois Pierrick Bernard, petit-fils de l’illustre Michel, l’Alésien Ben Lkhainouch ou le Creusotin Gallo, 4e à Arnay-le-Duc. Sans oublier une solide poignée de coureurs du Clermont Athlé, les bien connus Kenyan Abel Maina Ndemi et Ethiopien Masha Hailé, et les plus jeunes Anthony Pontier et Enzo Ratti.

Filles : serré serré

Les féminines ont la même belle carte à jouer. Car le dossard 1 est épinglé sur le maillot éthiopien d’Osu Chitoo Wudessa, 3e aux sources l’an dernier, pour 3’’ de retard sur la Kenyane Susan Kipsang Jeptoo. Les deux athlètes plus l’ex-4e, Chaltu Dida Negasa, partagent donc une expérience volvicoise commune... tout espérant chacune la jouer solitaire.  

Derrière ce brelan, le statut de reine semble plus difficile à tenir. Il n’empêche, la levée 2019 devrait compter avec l’Éthiopienne Mestawut Fikir Truneh, 3e de la Corrida de Sao Paulo ; la vétérane de Vanves, Samira Mezeghrane, vice-championne de France du 10 km ou encore la Marseillaise Bouakira.
Et sur le tapis d’aiguilles du final, pas loin du carré de tête, pourquoi pas la Sottevillaise Félix, la quadruple lauréate du Volvic Martha Komu, la vice-championne du monde de Montagne Adeline Roche ou... la steepleuse péruvienne Arenas Huacasi ? Au meilleur jeu de jambes, en tout cas, le coup gagnant.

 

Francis Laporte

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