Actualité sportive en auvergne



Sports-Auvergne Handisport
Photo © Dominique Parat

Paratriathlon : Vichy en vraie capitale

En ce mois d’août, l’équipe de France de paratriathlon a pris ses quartiers à Vichy, en vue des prochains Mondiaux de Chicago et des Jeux de Rio. Mais elle n’est pas la seule à animer l’actualité.

Nager, pédaler, courir. Le quotidien, ou presque, de tout triathlète. En tout cas, celui des membres de l'équipe de France de paratriathlon qui, depuis le 10 août et pour la première fois, ne ménagent pas leur peine. Entre plan d'eau de Vichy, stade aquatique de Bellerive, routes auvergnates et installations du Centre omnisports et du CREPS Vichy-Auvergne.

Ils sont neuf, dont l'Auvergnat Yannick Bourseaux, 3e des derniers « Europe » et vice-champion du monde, touchés par des handicaps divers, à suer (jusqu'à jeudi, à la mi-journée), sous les ordres de Nicolas Becker, CTN Triathlon et entraîneur national de paratriathlon. Lui qui, ce lundi, a présenté (*) les enjeux du rendez-vous et permis un moment d'échanges avec les jeunes de la Ligue d'Auvergne, préparant, eux, le championnat de France des Ligues de ce samedi, à Etel (Morbihan).

Finalistes a minima, Top 5 et podiums


Neuf paratriathlètes de haut niveau ( pilote de tandem compris), comme en atteste leur palmarès. Et leurs ambitions, à quelques semaines des Mondiaux qui se dérouleront à Chicago (du 15 au 20 septembre) et que disputeront six d'entre eux, à un an des jeux paralympiques, une première, de Rio, dans la foulée des JO.

Chicago et Rio, les deux grands prochains rendez-vous, aussi, des valides. Car s'il est, par nature, plus complexe que d'autres disciplines, parce que multiple, entre natation, cyclisme et course à pied, le triathlon sait aussi, et très bien, jouer la carte de l'unité. De lieu comme de timing : « Triathlon et paratriathlon marchent ensemble, précise Nicolas Becker. Quand on dit équipe de France, c'est une seule équipe de France : celle des juniors, U23, Élite et paratriathlètes. Tout le monde dispute ses propres courses mais sur la même épreuve. C'est excellent pour le paratriathlon qui bénéfice de structures qui ne sont pas réservées qu'aux Élite. Il y a des interactions avec les valides qu'on ne trouve pas forcément dans les autres disciplines handi. Un plus très apprécié. »

« Pas à Chicago pour le tourisme »


Reste, pour autant, à répondre aux critères de sélection. Et là aussi, comme chez les valides, drastiques, dès le filtre fédéral. Nicolas Becker le reconnaît : « Ce n'est jamais évident d'annoncer à quelqu'un qu'il n'est pas retenu. Mais c'est l'équipe de France, on est sélectionné pour faire des résultats. Les paratriathlètes, au même titre que les valides, n'iront pas à Chicago pour faire du tourisme. » D'autant plus que cette épreuve apporte un très grand nombre de points au ranking international, autre sésame pour le rendez-vous brésilien.

Pour mieux décrire le niveau, on notera que, tous deux handicapés au niveau d'un bras, Stephen Daniel, qui vient de terminer deuxième du « test event » de Rio du 1er août, devant Yannick Bourseaux, a un record sur 5 km en 15' et qu'il est champion du Canada junior… valide. Alors que le champion du monde Martin Schultz nage le 200 m 4 nages en 2'23".

Les Français, eux, titulaires d'un intéressant pedigree ne s'aligneront donc pas dans l'Illinois pour faire de la figuration : « L'objectif, c'est, a minima, une place en finale ( classé dans les 8 meilleurs, NDLR), ensuite un Top 5, Elise ( Marc), Yannick ( Bourseaux) et Stéphane ( Bahier) pouvant viser une médaille. »

En tout cas, la qualité des équipements bellerivo-vichyssois a été appréciée : « On était très bien à Bourges, les deux années précédentes, ici, on a eu également de très bonnes conditions, tant pour nager, pour rouler ou même pour récupérer », juge Nicolas Becker.


(*) Le rendez-vous s'est déroulé au CREPS, en présence de Frantz Hauw, directeur adjoint et Éric Le Ny, en charge du haut niveau au sein de l'établissement, de Géraldine Bougeard, directrice du stade aquatique Vichy Val d'Allier, de Michel Exbrayat, président de la Ligue d'Auvergne de triathlon et de Benjamin Maze, adjoint au DTN en charge de l'équipe de France.


Les sélectionnés

Hommes. Stéphane Bahier, 3e championnats du monde 2014, 2e championnats d'Europe 2015, une victoire en World Paratriathlon Event (WPE) en 2015 ; Geoffrey Wersy, 5e CM 2014, 6e CE 2015, un podium WPE 2015 ; Yannick Bourseaux : 3e CE 2015, 2 victoires WPE 2015 ; Maxime Maurel, 5e CE 2015, un podium WPE 2015 ; Yan Guanter, 2 podiums WPE 2015 ; Arnaud Grandjean (tandem avec pour guide Julien Hervio) : 5e CE 2015, 3 podiums WPE 2015.

Fémmes. Elise Marc, 3e CM 2014, 2 victoires en WPE 2014 et 2015 ; Gwladys Lemoussu : 4e CE 2015, 2 victoires en WPE 2015.

Commentaire