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Photo © Photo Emeric Enaud

Ironman Vichy : ça roule pour l'école allemande

Après la victoire chez les pros de Maurice Clavel, samedi, sur le 70.3, deux autres Allemands se sont imposés, dimanche, sur la distance reine : Norman Banick et Beate Goertz.

Le triathlon de Vichy a connu dans son histoire des conditions extrêmes, tant sous sa forme challenge que sous le label Ironman. Dimanche, la course n’a pas connu cette chaleur implacable qui a assommé certaines éditions. Cette fois, les athlètes ont dû gérer les caprices du mercure. Il y a d’abord eu ce thermomètre sous les 10 °C au moment de se lancer dans l’Allier. Puis la température de l’eau (le ressenti avoisinait les 16 °C selon les speakers de l’événement) qui a entraîné quelques hypothermies en dépit du port autorisé des combinaisons. 

Brydenbach glacé dans le brouillard


Les plus rapides en natation ont ensuite dû fendre le brouillard dans la première boucle du parcours vélo. « Les deux premières heures, il faisait froid, je grelottais », souriait Tim Brydenbach, second de la course. Ensuite, le soleil a chauffé l’asphalte, comme si les coureurs qui débutaient dans la douleur leur marathon ne suaient pas assez. Contrairement au Belge Brydenbach, le Sud­-Africain Mark Pellew, tout juste sorti de l’hiver chez lui, n’a pas apprécié la chaleur. Ces conditions climatiques changeantes n’ont pas déstabilisé les deux vainqueurs de l’Ironman Vichy. 

Les amateurs Norman Banick et Beate Goertz ont confirmé la domination allemande dans l’épreuve vichyssoise, amorcée la veille sur le 70.3 par le pro Maurice Clavel. Leur nationalité n’est pas le seul point commun de Norman Banick et Beate Goertz. L’ un comme l’autre ne s’attendaient pas à passer en premier sous l’arche Ironman. « Je n’arrive pas y croire », reconnaissait le premier à l’issue de la course. Loin des leaders à la sortie de l’eau, l’ingénieur informatique a bâti sa première victoire sur le circuit grâce à une solide deuxième boucle en vélo, remontant de la sixième place à la première. Ses jambes, pourtant sujettes aux crampes, n’ont pas flanché. Avec un marathon bouclé en 2 h 57, Norman Banick a préservé son avance devant un Tim Brydenbach pourtant fringant dans la course à pied. 2 h 55 malgré une pénalité d’une minute pour un dossard épinglé sur le côté : le Belge n’a pas traîné. Cela n’a pas suffi pour faire douter Banick, mais pour préserver sa deuxième place. Une place qu’il avait déjà occupée ici même en 2016… chez les pros , derrière Harry Wiltshire. 



Trois années sabbatiques pour Goertz


Mais cette année, le triathlon est passé au second plan dans la vie de Tim Brydenbach. Un enfant et une maison qu’il construit de ses mains, ça occupe un homme ! L’histoire de la gagnante féminine, Beate Goertz, n’est pas mal non plus. L’Allemande n’a repris la compétition que cette saison, après trois années d’arrêt pour une fracture du bassin ! Vichy était son premier Ironman après sa reprise. Une course dont elle a pris les commandes lors du parcours vélo, pour ne plus les lâcher. « Je ne pensais pas être première. Mon mari m’a donné de fausses informations, du coup je me suis pressée », souriait-­elle, heureuse d’avoir empoché son billet pour le championnat du monde Ironman à Kona. 

Là même où l’Allemande s’est déjà imposée à deux reprises (2010 et 2011) dans sa catégorie d’âge. Clin d’œil de cet Ironman Vichy (à moins qu’il faille y voir une nouvelle illustration de la précision allemande) : Beate Goertz s’est imposée en 9 h 37’ 37”, soit exactement une heure tout juste après son homologue masculin, Norman Banick (8 h 37’ 37”).




Les classements :

Hommes. 1. Norman Banick (GER), 8h37’37” ; 2. Tim Brydenbach (BEL), 8h45’46” ; 3. Mark Pellew (RSA), 8 h 52’51 ; 4. Romain Criado (FRA), 8 h 57’01” ; 5. Florian Schmidbauer (GER), 8 h 57’17” ; 6. Niels Vandenbroele (BEL), 8 h 58’34” ; 7. Ludovic Vuegen (BEL), 9 h 00’21” ; 8. Thomas Marin (FRA), 9 h 00’54” ; 9. Fabian Pretz (GER), 9 h 02’07” ; 10. Victor Lemasson (FRA), 9 h 02’57”.

Femmes. 1. Beate Goertz (GER), 9 h 37’37” ; 2. Sandra Fantini (FRA), 9 h 49’44” ; 3. Nele Siegmeier (GER), 9 h 54’23” ; 4 . Alizée Parmentelat (FRA), 10 h 03’24” ; 5. Virginie Popieul (FRA), 10 h 04’00” ; 6. Ivet Farriols (ESP), 10 h 04’46” ; 7. Nicole Gaillard (SUI), 10 h 11’00” ; 8. Cristina Prat Dot (ESP), 10 h 12’04” ; 9. Louise Harris (GBR), 10 h 17’44” ; 10. Tori Waight (GBR), 10 h 23’16”.


Olivier Rezel
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