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Photo © Jérémie FULLERINGER

Retour sur cinq épopées de l'US Saint-Flour en Coupe de France

L'US Saint-Flour a réussi l'exploit ce samedi après-midi ! Le club cantalien, pensionnaire de National 3, s'est qualifié pour le 8e tour de la Coupe de France en éliminant (3-1) les professionnels de l'AC Ajaccio (Ligue 2). Un moment fort, comme le club en a déjà vécu quelques-uns.

La coupe de France est toujours un moment magique pour les joueurs et passionnés de ballon rond. C’est aussi une véritable fête qui rassemble toute une ville le jour où l’affiche propose l’espace de 90 (ou 120) minutes un face-à-face inédit entre le « petit » amateur et le « grand » du football national.

Avant une nouvelle et grande aventure pour les joueurs de l’US Saint-Flour qui reçoivent les professionnels de l’AC Ajaccio, les souvenirs reviennent dans la tête des héros orange et noir qui ont connu par le passé le bonheur de vivre un tel événement.

La Coupe de France, une étape de croissance pour le foot à Saint-Flour

Béziers, 1964-1965.

Le club de la cité du Vent est sous les projecteurs. La bande de l’entraîneur Jean Loiseau s’en va défier les pros de Béziers. Jean-Pierre Dumas, l’avant-centre, s’en souvient très bien :

C’est comme si c’était hier. C’est un grand jour qui vous soude une équipe pour toujours. Il faisait très froid, nous étions partis la veille pour dormir à Narbonne Plage. Ce match n’a pas tenu à grand-chose. Nous avons tiré sur la barre, et avons fait front avec cœur, mais sur un fait de jeu notre grand défenseur a été sévèrement expulsé. Dès lors, à dix, nous avons cédé 2 à 0 face à des professionnels expérimentés. Ce match a été pour nous tous un moment inoubliable. 

EDS Montluçon, 1980-1981, puis 1982-1983

souvenirs coupe de france saint-flour

Devant un club phare d’Auvergne, et son équipe fanion alors en division 2, la première explication, le 20 décembre 1980, se déroule par un froid glacial, sur un terrain enneigé. Près de 1.500 spectateurs sont là pour soutenir les Sanflorains. Un seul absent de marque, Bernard Bayol, le goal, blessé et remplacé par Serge Brun.

Le but de Jean-Michel Grannier ne va pas suffire face à des montluçonnais réalistes (1 à 3). Rebelote la saison suivante. Le leader Auvergnat évolue un échelon plus bas, en D3. Les Sanflorains de Jean-Claude Delmas échouent de très peu, après prolongations, 2 à 1, malgré une réalisation locale de Marc Pougnet.

Pau, 1991-1992

Moman Gueye félicité

Un temps fort là encore, une partie intense et des prolongations. Le doute d’abord pour les joueurs du président Claude Cheminat, menés 2 à 0 à l’heure de jeu. C’est ensuite aux nationaux de Pau de trembler quand Moman Gueye, l’attaquant local, trouve la faille à deux reprises. Malheureusement les tirs au but ne seront pas favorables.

Montpellier, 2008-2009FOOT Saint-Flour - Montpellier

Un grand moment dans la vie d’un club. Une partie qui reste gravée dans les mémoires des joueurs, bien sûr, mais aussi de tout un club soutenu par 2.500 spectateurs qui ont vibré 120 minutes durant. Pas seulement un match, un spectacle et du suspense, mais également une grande fête qui a réuni le petit Poucet de l’US Saint-Flour et les vedettes du monde professionnel, dans un élan de fraternité et d’amitié.

La Coupe de France, une étape de croissance pour le foot à Saint-Flour

Sur le terrain, avec Pascal Bayol, la perle du football auvergnat et tous ses copains, mais aussi pour cette foule sur le bord du terrain ou entassée dans la tribune, la dame Coupe de France a donné beaucoup de bonheur. Et tant de souvenirs. Le but de Pascal Bayol, les innombrables arrêts du portier Ludovic Forest… et cette équipe de Ligue 2 poussée en prolongation. L’égalisation refusée à Emmanuel Falcon dans le temps supplémentaire et, au final, une défaite 3 à 1.

Que le coach héraultais, Rolland Courbis jugeait « sévère. Cette équipe a fait ce qu’il fallait pour nous poser des problèmes. » Et Pascal Bayol retenait lui, à chaud, le fait «  qu’on a donné du plaisir aux gens, et on a pris du plaisir. »

Sortie la tête haut

Et l’histoire n’est pas restée sur cette fin. Elle s’est poursuivie par l’amitié entre les deux présidents, Loulou Nicollin et Bernard Enjalvin. L’US Saint-Flour et ses joueurs ont été les invités d’un match à la Paillade, et le club de Montpellier a donné la recette du match aux Cantaliens.

Des gestes de bonne entente et de noblesse qui sont des signes forts pour les sportifs, éducateurs, dirigeants et amateurs de cette discipline. Et qui sont prêts à vibrer une fois de plus, demain, pour cette nouvelle page qui va s’écrire dans la mémoire collective du football sanflorain.

Alain Pascal

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