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Photo © Agence SPORTS EURE-et-Loir

Quatre raisons de croire au sacre mondial de Julian Alaphilippe ce dimanche

C’est son dernier gros objectif de l’année 2019. Celui qu’il a en tête depuis la fin du Tour de France. Julian Alaphilippe ne s’en cache pas, il vise le titre mondial, ce dimanche sur les routes du Yorkshire, en Angleterre. La concurrence sera rude mais le leader de l’équipe de France a de solides arguments à faire valoir. La preuve par quatre.

Il a un mental d’acier

Ces longues courses d’attente n’ont pas toujours été simples à gérer pour Julian Alaphilippe et son caractère un peu foufou. « Mais désormais, il a compris que les victoires passent par la patience et il se disperse beaucoup moins qu’avant, éclaire son cousin et entraîneur Franck Alaphilippe. Pour gagner des grandes courses il faut aussi être dans la gestion. Par le passé, Julian a perdu trop d’épreuves en se dispersant pour ne pas retenir la leçon. » Alors, cet après-midi, même s’il a des fourmis dans les jambes, le coureur de 27 ans saura attendre son heure.

Julian Alaphilippe rêve d'être champion du monde, ce dimanche, en Angleterre

Il a le coffre pour durer

Les championnats du monde appartiennent à cette poignée de courses dans la saison qui nécessitent plus de sept heures d’effort. En remportant Milan- San Remo (291 km) au mois de mars, Julian Alaphilippe a prouvé qu’il était capable de tenir la distance. C’est même lui qui avait dynamité l’épreuve dans le final. Rassurant en vue des 284,5 km qui l’attendent aujourd’hui sur les routes sinueuses du Yorkshire. D’ailleurs, ce paramètre n’inquiète pas du tout son coach : « Samedi dernier, Julian a fait une sortie de sept heures vers Saint-Amand vraiment focalisée sur l’endurance. La durée de la course il l’a dans les jambes mais aussi dans la tête. » Julian Alaphilippe avait remporté Milan-San Remo (Photo by Marco BERTORELLO / AFP)

Il n'a rien perdu de son punch

C’est LA principale qualité de Julian Alaphilippe. Son punch, son explosivité. « C’est son point fort mais on continue de le travailler régulièrement. Surtout qu’à 27 ans il est en pleine force de l’âge, on perdrait du temps à se concentrer sur ses quelques points faibles. Il faut, au contraire, qu’il continue à être le meilleur dans ce domaine, à savoir les efforts très violents et très courts », analyse Franck Alaphilippe. Cela tombe bien le profil de ce mondial semble parfaitement approprié pour les puncheurs dans son genre.

 

Il est le leader désigné de l'équipe de France 

Lors des derniers championnats du monde, en Autriche, le sélectionneur Cyril Guimard avait qualifié Julian Alaphilippe de « fil conducteur » de l’équipe de France. Autrement dit, il en était la pièce maîtresse mais en cas de coup dur, Romain Bardet et Thibaut Pinot pouvaient jouer leur carte. Le Brivadois avait d’ailleurs terminé deuxième derrière Valverde. Cette année, le nouveau patron de l’équipe de France, Thomas Voeckler, a choisi de faire de Julian Alaphilippe son leader unique. Cela se traduit dans sa sélection puisque les huit autres membres de l’équipe de France sont d’abord des équipiers dont le rôle sera de contrôler la course si celle-ci s’emballe.

Antonin Bisson

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