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Du volley au rugby, les frères Treilles au plus haut niveau

Chez les frères Treilles, le sport fait partie du quotidien. Eliott, le volleyeur, évolue actuellement à l’ASUL Lyon, bien parti pour monter en ligue B, tandis que Léo, le rugbyman, a enfilé il y a quelques semaines son premier maillot officiel jaune et bleu, en coupe d’Europe. Rencontre avec les deux Riomois.

Eliott et Léo ont de qui tenir. Jean-Luc, le père, ex-joueur de hockey sur glace et de volley, compte à son actif une demi-finale de coupe d'Europe comme entraîneur du VBCR. L'oncle n'est pas un inconnu puisque Xavier Verdy a été capitaine de l'ASM dans les années 80. Rien de surprenant donc de voir les deux Riomois évoluer à haut niveau. Si Eliott semble avoir trouvé le club ambitieux où il peut pleinement s'exprimer, Léo débute tout juste son apprentissage auprès de référents nommés Parra, Fofana ou Lopez.

Pas l'ombre d'un conflit ou de jalousie entre Eliott et Léo, hormis une sombre histoire de bras cassé suivi d'un évanouissement et d'un doigt retourné en jouant au foot, des épisodes d'enfance quasiment oubliés aujourd'hui. Eliott et Léo s'admirent mutuellement et, surtout, ils font la fierté de Jean-Luc, un papa toujours présent qui sait rester très discret. À l'occasion des fêtes de fin d'année, ils se sont retrouvés en famille à Riom… Rencontre.

"J'ai du mal à laisser le cerveau au vestiaire"

Quels sont vos parcours respectifs ? Eliott (24 ans) : « J'ai débuté le volley à 13 ans au Riom VB avec lequel j'ai joué mon premier match de N2 à 16 ans. J'ai ensuite intégré le centre de formation de l'Arago de Sète (N2) avant de partir pour Avignon. Nous sommes montés en Ligue B mais comme je n'avais pas assez de temps de jeu, en début de saison, j'ai signé à Lyon. J'ai le statut pro que j'arrive à concilier avec des remplacements comme professeur d'EPS. »

Léo (18 ans) : « J'ai toujours porté le maillot de l'ASM où j'ai débuté il y a dix ans. Depuis la rentrée, j'ai un contrat espoir et j'entame ma première année en école de commerce. Chez les jeunes, j'étais troisième ligne et aujourd'hui je joue ¾ centre. C'est à ce poste que j'ai trois sélections en équipe de France B des moins de 18 ans. En décembre dernier, j'ai eu la chance de rentrer dix minutes en coupe d'Europe à Timisoara. »

Quel autre sport vous aurait tentés ? Eliott : « Quand il a fallu faire un choix entre le foot et le volley, le fait d'avoir suivi mon père dans les gymnases depuis tout petit m'a certainement influencé. J'aime beaucoup le tennis et, plus jeune, j'ai cassé quelques raquettes au grand désespoir de mes parents. Comme au volley au poste de libéro, on est seul face à la balle. Quand on rate une réception ou un coup droit, il faut immédiatement se concentrer sur la balle suivante. »

Léo : « J'aurais à coup sûr joué au volley-ball. D'ailleurs, j'attends avec impatience les tournois d'été. J'ai tenté le tennis. Je frappais fort mais j'ai égaré quelques balles. Dès que j'ai touché au rugby, je n'ai plus eu d'hésitation, j'avais trouvé le sport qui me correspond . »

"L'âge n'est pas un handicap, au contraire"

Points forts, points faibles ? Eliott : « J'ai du mal à laisser le cerveau au vestiaire. Je me mets trop de pression. Je veux faire au mieux tout en ayant peur de mal faire. Je dois progresser dans ce domaine car, comme dit mon père, qui s'y connaît un peu, les premières réceptions conditionnent le reste du match. Comme libéro, je fais tout pour mettre mes coéquipiers dans les meilleures conditions. À Lyon, l'équipe a confiance en moi, ce qui permet de jouer de plus en plus sereinement. »

Léo : « Je dirais gros mental et performant en défense. Je m'engage à 200 % au plaquage ce qui est le meilleur moyen de ne pas se blesser. Par contre, je manque encore un peu de physique quand je me compare par exemple à Rémi Lamerat. Il y a deux ans, j'ai changé de poste pour devenir ¾ centre. Comme troisième ligne, j'étais à l'écoute du 9 ou du 10. Maintenant, j'ai plus de responsabilités dans la lecture du jeu et dans l'animation. En m'entraînant avec les pros, je progresse rien qu'en les regardant et en les écoutant. »

Dans 10 ans ? Eliott : « Je veux jouer le plus haut et le plus longtemps possible. À 34 ans, je pourrai encore être encore sur les parquets car à mon poste, l'âge n'est pas un handicap, au contraire. »

Léo : « C'est simple, je veux être toutes les deux semaines sur la pelouse du Michelin. Maintenant que j'ai goûté au monde pro, je ne lâcherai rien. »

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