Actualité sportive en auvergne



Photo © Vincent JOLFRE

Le Puy : pourquoi faut-il encore croire à la montée...

Les joueurs du CO Le Puy ont 80 minutes pour inverser la tendance. Ce dimanche (15 heures), pour les 16es de finale retour à domicile, ils devront battre Montélimar de plus de 20 points avec trois essais de différence. Un sacré challenge pour atteindre la Fédérale 2 auquel on peut croire. En voici les raisons…

Les comptes d’apothicaires, très peu pour eux : les joueurs du Puy abordent ce 16e de finale retour contre Montélimar sans faire de calcul. Avec 20 points de retard (41­-21) dans un match aller où ils ont craqué en fin de rencontre à 13 contre 15 suite à deux cartons jaunes, les Ponots sont condamnés à l’exploit. Quatre­-vingt minutes qui peuvent changer l’histoire du club et de ce groupe.

 

1. Capitaliser sur la première mi-temps du match aller. Cette saison, jamais Montélimar, pourtant invaincu sur sa pelouse, n’avait autant été mis à mal que dimanche dernier. Sur la pelouse du stade Tropenas, les Ponots ont fait vaciller la solide formation drômoise pour virer en tête à la mi­temps (10­-15). Durant près d’une heure, les Vellaves ont cru à l’exploit, rivalisant dans tous les secteurs du jeu avant des expulsions temporaires plutôt sévères et lourdes de conséquences. Réduit à 13, le COP a ensuite subi les foudres d’une équipe montélienne qui n’en demandait pas tant. Si le score final est lourd (41­-21), ces soixante premières minutes doivent servir de référence aux partenaires de Touzery.

 

2. Le stade Lafayette, forteresse imprenable. Le retard est lourd mais les Ponots pourront compter sur un soutien de poids pour cette rencontre : leur public. Il devrait y avoir la foule des grands jours ce dimanche au stade Lafayette pour cette affiche historique. Un seizième homme bienvenu pour inverser la vapeur. « L’apport du public sera très important pour nous afin de relever ce challenge », explique le président Roméas. Le message est clair : les « rouge et noir » ont besoin de vous dans un stade où ils restent invaincus depuis deux saisons maintenant.

 

3. Retenir les leçons du match aller… « Nous avons mis beaucoup de cœur dans ce match aller mais notre indiscipline a coûté cher, notamment en fin de match », lâche l’entraîneur Jean­-Sébastien Bignat. Aussi, le technicien ponot a insisté tout au long de la semaine lors des séances vidéos à l’importance de rester dans le match pour éviter de pénaliser l’équipe, une fois encore. « Même si pour la sanction contre Dauliac, je cherche encore les causes de la faute », déplore le coach appuyant sur le léger sentiment d’injustice qui régnait dimanche soir dans le camp ponot.

 

4. Un groupe expérimenté et décidé à créer l’exploit. L’effectif du CO Le Puy s’appuie en grande partie sur des joueurs d’expérience, avec du « métier » acquis au fil de plusieurs saisons en Fédérale 3. Arrivé à maturité, le groupe semble plus que jamais prêt pour grimper d’un étage dans la hiérarchie du rugby français. La cohésion et la mobilisation tout au long de la semaine symbolisent parfaitement le sérieux de ce collectif prêt pour renverser la vapeur dimanche dans un stade Lafayette qu’on imagine déjà en ébullition. Et bonne nouvelle, Jean-­Sébastien Bignat pourra compter sur l’ensemble de son groupe, avec plusieurs retours (Faisandier, Viscomte…).

 

Christophe Darne

Commentaire