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Photo © Lionel Brugger

Trophée des villes : "Montluçon offre toutes les garanties"

Montluçon sera le théâtre,à partir de jeudi (tirage ausort à 19 heures), du Trophéedes Villes 2018 de pétanque,prestigieuse vitrinede la discipline.

Organisateur méticuleux doublé d’un authentique passionné de pétanque (il fut sacré champion de France en 1988 avec les juniors des Bouches-­du-Rhône), Maryan Barthélémy, directeur de l’agence marseillaise Quarterback, se veut confiant avant cette édition qui devrait drainer beaucoup de monde sur les bords du Cher.

Maryan, qu’est-ce qui vous a incité, vous et vos pairs, à poser vos valises dans le Bourbonnais ? 

« Au départ, les villes se portent candidates, pour telle ou telle raison d’ailleurs. Il se trouve que le boulodrome de Montluçon offre toutes les garanties et ne demande qu’à être utilisé. De plus, l’étape 2017 des Masters avait été une formidable réussite. Je précise que nous traitons avec la Ville car le boulodrome en question n’a pas de club résident. Je connais cette ville vous savez, j’ai même le souvenir d’une phase finale disputée là­-bas à l’époque où le Trophée des Villes se déroulait en deux temps... »

L’absence de représentants de l’Auvergne proprement dite appelle-t-elle un commentaire particulier ?

« Non, dans la mesure où le Puy-­de-­Dôme ne s’est pas manifesté. Les proches voisins du Cantal et de la Haute-­Loire ne s’inscrivent quant à eux que très rarement. Ceci dit, les départements de l’ancienne commission territoriale rhônalpine aujourd’hui associée à l’Auvergne sont bien représentés... Sans oublier la Bourgogne limitrophe. Pour le reste, le comité dont relève la ville qui accueille l’épreuve a deux équipes, comme le prévoit le règlement. » 

Quelles sont vos attentes, en tant que maître-d’œuvre mais aussi en tant que simple aficionado ? 

« D’une part, il faut penser, à moyen ou long terme, à la succession des "intouchables"  (Dylan Rocher, Henri Lacroix, Philippe Quintais ndlr) (rires) et, à ce titre, un plateau aussi consistant, et dont Draguignan est le favori, permettra certainement à la FFPJP (Fédération française de pétanque de jeu provençal) de dénicher de nouveaux talents, notamment chez les moins de 22 ans. Ensuite, je pense que tout organisateur se doit de montrer l’exemple. Et comme la rigueur est notre marque de fabrique... » 

Une innovation de taille à l’occasion de cette édition
2018 ? 

« Oui. De même qu’au rugby, les juges de touche sont en mesure de prévenir le principal préposé au sifflet à l’aide d’un bip. Coachs et arbitres seront munis d’un boîtier de façon à limiter les annonces intempestives au micro. Il s’agit de lutter contre toute forme de dispersion. »  

Un mot sur Christian Fazzino, l’une des icônes de la discipline ?  

« J’ai d’excellents rapports avec lui, à tel point qu’il sera le parrain de cette épreuve. Comme tout le monde, l’annonce de son départ pour Lyon et le club des Canuts m’a surpris, mais je respecte énormément l’envie de ce formidable champion de voir autre chose, de relever d’autres challenges. »
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