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Photo © Cécile Champagnat

Paratriathlon : nouveau titre national pour Bourseaux

Cela faisait près de dix ans que le centre-ville de Montluçon n’avait pas accueilli le triathlon. Ce dimanche, les athlètes de paratriathlon ont lancé les hostilités, avec le championnat de France.

Près de deux cents personnes sont venues ce dimanche matin encourager les 38 athlètes inscrits aux championnats de France de paratriathlon.

Et si l'épreuve de natation a dû être annulée, à cause de la température de l'eau trop froide, la compétition a quand même tenu ses promesses, notamment grâce à la présence de l'ensemble de l'équipe de France.

Au programme, 2,5 km de course (à la place de la natation), 20 km de vélo, pour finir avec 5 nouveaux km de course.

Yannick Bourseaux, lui, n'était pas venu pour faire de la figuration. Le Montluçonnais, quadruple champion du monde, a une nouvelle fois été sacré champion de France, sans réelle concurrence. « Le contrat est rempli », a-t-il lâché en fin de course.

Avec un bras disloqué suite à une chute de vélo en 2004, lors d'un stage avec ses partenaires de l'équipe de France de triathlon de l'époque, il concourt désormais dans la catégorie PT4, pour les personnes victimes de déficiences aux membres supérieurs.

À 41 ans, la prochaine étape, ce sont les championnats d'Europe à Lisbonne le 27 mai, avant les jeux paralympiques de Rio cet été, où le Montluçonnais espère bien accrocher une médaille. D'or, si possible.

Alexandre Marcenat ne concourait pas pour les championnats de France, mais était inscrit hors catégorie. À 36 ans, le licencié du Montluçon Triathlon depuis trois ans souffre d'un handicap mental, ce qui ne l'a pas empêché de finir la course en une heure et dix minutes. Pensionnaire du CAT (Centre d'aide par le travail) de Prémilhat, il avoue être plutôt un spécialiste de la course à pied. « Je faisais de l'athlétisme avant », raconte-t-il, un peu déçu que l'épreuve de natation n'ait pu se dérouler.

« Il a fallu le booster, le driver un peu, explique un "handler" (personne qui assiste les athlètes). On le suit, et on compte ses tours. »

Les ambitions d'Elise Marc


Élise Marc a 28 ans. Suite à un accident fin 2004, elle est amputée des deux jambes, à hauteur des tibias. « J'ai toujours fait un peu de sport, mas avant je ne faisais pas de compétition. »

Dès 2005, elle reprend les études, et découvre le handisport. Licenciée de l'ASVEL à Villeurbanne, elle s'entraîne aujourd'hui à Saint-Raphaël, au Pôle France triathlon.

Pas de préférence entre les trois disciplines pour la championne de France PT 2 (athlètes amputés au-dessus du genou, ou des deux jambes), même si elle pense avoir une carte à jouer en vélo sur ses concurrentes.

Aux derniers championnats du monde, à Chicago, elle a fini 5e. « J'étais plus rapide que tout le monde, mais je devais changer de prothèses entre le vélo et la course à pied, j'ai perdu beaucoup de temps. »

Cette fois, elle a changé de matériel, et vise au minimum le podium. Mais elle ne veut pas mettre la charrue avant les bœufs. « Il faut que je continue à m'entraîner, mais j'ai de grandes chances de me qualifier. Après, on est cinq à pouvoir monter sur le podium. Il y a trois Américaines, et une Finlandaise, ça va être serré. »

L'entraîneur de l'équipe de France, Nicolas Becker, confirme. « Élise a un gros potentiel de médaille. Avec ses nouvelles prothèses, tout est possible. »

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