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Liège-Bastogne-Liège : Alaphilippe apprécie le nouveau final

Julian Alaphilippe s'est dit séduit vendredi par le nouveau final de Liège-Bastogne-Liège, une classique qu'il a « depuis longtemps en tête » et dont la fin de parcours, modifiée cette année, lui « plaît beaucoup ».

Eddy Merckx est le dernier à avoir gagné la même année Milan-Sanremo et Liège-Bastogne-Liège (1975). Est-ce un défi pour vous ?

« Je n'y pense pas, je suis concentré sur les objectifs que je me fixe, les courses qui me plaisent. Je suis arrivé sur les classiques ardennaises avec beaucoup de motivation. Je suis très heureux d'avoir gagné la Flèche et j'arrive encore plus motivé à Liège. Mais qu'importe le résultat, ce sera déjà une incroyable première partie de saison pour moi. »


Le nouveau final du parcours vous convient-il ?

« J'étais assez impatient de découvrir le changement. Il me plaît beaucoup. L'enchaînement de côtes va être terrible, beaucoup de coureurs auront à coeur de dynamiter la course afin d'éviter un sprint éventuel. Il y aura de quoi faire. Je ne pense pas que ce soit un grand groupe qui arrivera au sprint. »

 

Quel scénario privilégiez-vous ?

« Je peux m'adapter à plusieurs scénarios. Mais le vent va avoir un rôle important. Certes, la course peut être très ouverte beaucoup plus tôt que d'habitude. Mais s'il y a beaucoup de vent de face sur les grandes routes, ça peut aussi freiner l'envie d'attaquer. »

 

On parle beaucoup d'Astana pour adversaire principal...

« Beaucoup d'autres coureurs sont capables de s'imposer. Astana est omniprésent depuis le début de saison. Avec Jakob Fuglsang, on est souvent à la lutte depuis le début de saison, il sera très dangereux dimanche. Il est capable de me mettre dans mes limites dans les bosses, il faudra être dans un très grand jour pour bien résister. »

 

Et la cohabitation avec Philippe Gilbert ?

« Dans l'équipe, personne n'a la pression. Philippe a gagné (Paris-)Roubaix, j'ai gagné Milan(-Sanremo). On a une équipe très forte. A la Flèche (Wallonne), j'étais très fier du travail de mes équipiers. Là, avec Philippe, Enric (Mas) et Dries Devenyns qui marche très fort en ce moment, ce sera un bon groupe qui, j'espère, va bien fonctionner dans le final. »

 

Commencez-vous à ressentir la fatigue à la fin de cette période de classiques ?

« Oui, je la ressens mais je suis encore en très grande forme. Sinon, je n'aurais pas été capable de gagner mercredi. J'avais fixé mon pic de forme beaucoup plus tôt dans la saison, en Italie. J'ai bien récupéré et ma chute au Pays Basque a peut-être été un mal pour un bien, afin d'arriver ici avec un peu de fraîcheur. C'est ce que j'ai ressenti sur la Flèche Brabançonne, j'étais bien mais pas au top. C'était encore mieux à l'Amstel Gold Race, mais pas encore au top. J'espère que ça va aller bien jusqu'à dimanche. »

 

Redoutez-vous la météo ?

« Elle vaut pour tous. C'est vrai, j'ai des mauvais souvenirs de 2016, avec la neige, la grêle, le vent... c'était une journée assez terrible. J'avais lutté contre le froid toute la journée. Je pense que cela ira mieux cette année, même si on annonce le froid et la pluie. Je suis peut-être plus résistant à ces conditions. »

 

La dernière victoire française remonte à Bernard Hinault (1980). Ressentez-vous une pression particulière à ce sujet ?

« Pas du tout. Je suis vraiment détaché de tout ça, ça ne changera rien à ma façon de courir. Je suis concentré sur mes objectifs. Liège en est un très grand. C'est une course que j'ai dans la tête, j'en rêve depuis longtemps. »

AFP

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