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Photo © Jean-Louis Gorce

Trails du Sancy : Maillard, toujours plus gaillard

A 39 ans, Romain Maillard est plus compétitif que jamais. Le Clermontois de l’équipe de France l’a prouvé, ce samedi, en survolant le 33 km des trails du Sancy.

Troisième ou quatrième victoire au Sancy ? Romain Maillard ne se souvient plus, il ne les compte plus dans le massif… Toujours est-­il que le Clermontois a une nouvelle fois écrasé la course, ce samedi, sur le 33 km, en étant le seul traileur à courir sous les 3 heures. 

Le coureur de l’équipe de France a surclassé ses coéquipiers du Team Éric Favre, Benoît Crétien et Fabien Demure, les seuls à avoir essayé de suivre sa foulée. Ça n’a pas duré, cependant. Maillard s’est détaché « entre le 5e et le 6e kilomètre, au bas du puy de la Tache », précisait le 7e des derniers Mondiaux de trail. 

Toujours en progrès « Ça s’est fait au train, ajoutait­-il. Ben (Benoît Crétien, 2e à 12 minutes, ndlr), a pris son rythme, j’ai pris le mien. Ils (Crétien et Demure) sont restés en ”chasse patate” derrière moi, à moins d’une minute. Et Benoît a longtemps été menaçant. » 

Une menace qui a poussé l’enfant du pays à sortir le g rand jeu « dans la montée de Chaudefour au Sancy », où il s’est littéralement envolé, malgré l’important dénivelé. « Quand on arrive en bas de Chaudefour, on en est à 1 h 40 de course et on a déjà 1.400 m de dénivelé dans les jambes. C’est là que la course se joue. À cet endroit, si on arrive à courir tout du long, ça veut dire qu’on est bien en forme. C’est ce que j’ai fait. C’est la première fois que je passe ce secteur aussi bien en compétition. »

Logiquement, le chrono à l’arrivée (2 h 49’36”) est venu confirmer les bonnes sensations en course. Maillard n’a jamais été aussi vite sur ce parcours. La preuve qu’à 39 ans le vétéran clermontois continue de progresser. 

« Pas sur tous les formats, mais sur celui-­ci, oui, nuançait-­il. C’est une course assez dynamique. Elle me convient bien. » Vainqueur l’an passé sur le 60 km, Benoît Crétien s’est senti lui aussi à l’aise sur cette distance intermédiaire, entre le long et le court. 

« Une deuxième place, c’est ce que je pouvais faire de mieux », relevait-­il, satisfait d’apporter un doublé dans la besace, bien remplie toute la saison, du Team Éric Favre. 

En revanche, le lauréat de l’an dernier, Fabien Demure, ne cachait pas sa déception, après sa 6e place. « J’ai coincé pour de vrai. On peut être fort sur le papier et finir loin, c’est le trail. » Engagé seulement lundi, au lendemain de sa 20e place aux Mondiaux de montagne, il n’avait visiblement pas récupéré de ses efforts…


Raphaël Rochette
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