Actualité sportive en auvergne



Photo © Renaud Baldassin

Serge Pegolotti, monsieur le commissaire

La traditionnelle course de côte du Mont-Dore débutait vendredi matin, avec les vérifications techniques et administratives, sous les yeux sérieux des nombreux commissaires techniques. Parmi eux, Serge Pegolotti, un fervent passionné de « l’auto ».

En début d’après-­midi, les véhicules vibrent sur la place de la Poste. Simca, Alpine, Porsche défilent sous les regards admiratifs des spectateurs, venus en nombre dans les contrées puydômoises. Sous le soleil de plomb du Mont­-Dore, un homme à lunettes et à la chemise beige, sur laquelle est brodé « commissaire technique », passe entre les voitures, ouvre les capots, inspecte, note puis échange avec les pilotes engagés dans la dixième étape du championnat de France de la montagne.

« L’auto me manquait »

Commissaire technique depuis 1980, année où il a obtenu son diplôme, Serge Pegolotti s’applique à cette tâche qu’il exécute depuis presque 40 ans maintenant. « Pour faire ce travail, il faut être passionné. Si on ne l’est pas, on ne reste pas », explique le Clermontois de naissance, aujourd’hui responsable technique du championnat. Et à presque 70 ans, Pegolotti est toujours aussi mordu de sports mécaniques. Imprimeur, chimiste puis graveur à la Banque de France de Chamalières, l’Auvergnat se doit pourtant de respecter le choix de son père, « un pur et dur Michelin ». Ainsi, l’étudiant en mécanique ne poursuit pas ses études dans cette branche et passe un examen en administration. Mais « une passion ne meurt jamais ». Alors, en parallèle de ce gagne­-pain, Serge Pegolotti travaille à Auvergne Moteurs, un garage basé à Clermont­Ferrand, qui répare des voitures de compétition.

« L’auto me manquait, c’est dans le sang », confie le Clermontois, admirant les machines de course devant lui. C’est pour cela qu’en 1976, le jeune Pegolotti de 27 ans enfile pour la première fois combinaison et casque, et s’installe au volant de son Autobianchi. Pendant trois ans, le presque trentenaire roule sur les championnats régionaux et nationaux. Serge Pegolotti nous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Ni les moins de 40 ans d’ailleurs…

« Une passion ne meurt jamais »

À présent, le temps des collections de voitures Dinky Toy est révolu. De même pour les kits de fabrication de bolides de rallye et des 24 Heures du Mans. Quand il n’est pas sur les circuits de course, Serge Pegolotti flâne dans les brocantes à la recherche d’objets « qui ont une âme, qui ont du vécu ». Aujourd’hui, Serge Pegolotti sera sur le front, en première ligne pour assurer la sécurité des pilotes et spectateurs, pour les premiers essais.

 

Pauline Benard

 

LE PROGRAMME. 
Aujourd’hui.
De 6 h 45 à 7 h 15, vérifications administratives et techniques, place de la Poste ; Essais libres à partir de 8 heures et montées chronométrées en début d’après-midi.
Demain. Course en trois montéesà8 h 30, 12 heures et 15 h 30.

Commentaire