Actualité sportive en auvergne



Photo © raphael rochette

Tout savoir sur la finale du championnat de France d'enduro ce week-end à Langeac

La pression, c’est ce que les pilotes mettent dans leurs pneumatiques. Ce week-end, elle sera aussi un peu sur les épaules du président Mathieu Flandin et des autres membres du Moto Club du Haut Allier.

Pour cette jeune association langeadoise, qui n’a que trois ans d’existence, l’organisation de la finale du championnat de France d’enduro, sur deux journées, samedi et dimanche (départ à 8 h 30), s’apparente à un baptême du feu. Il va lui falloir faire ses preuves, se montrer digne de la confiance de la fédération et du promoteur du championnat, Jean-Luc Miroir.

Les spéciales

Pour voir les pilotes en action, le mieux est de se rendre sur les trois spéciales chronométrées, samedi et dimanche, ainsi qu’au point spectacle de Pourssanges (une montée très raide), où l’organisation a prévu des parkings.

Spéciale n° 1

À Jahon, sur une prairie vallonnée. Passage du premier pilote à 9 h 15, 11 h 40 et 14 h 05.

Spéciale n° 2

Également à Jahon, sur un terrain très varié, comme la n° 1. Passage du premier pilote à 9 h 45, 12 h 10 et 14 h 35.

Spéciale n° 3

Au cœur de la ville de Langeac, au champ de fête. Passage à partir de 10 h 45, 13 h 10 et 15 h 35.

« Ne pas décevoir »

« Tout le monde a l’air content pour le moment, se rassure Mathieu Flandin. On a vraiment fait en sorte de ne pas décevoir. »
Déjà en proposant un beau parcours, tracé par Michel Barthomeuf, à l’expérience reconnue dans le milieu. « Cela fait 40 ans que “Bartho” trace des circuits pour des enduros », rappelle Mathieu Flandin, bien soutenu dans son jeune club. 
Pendant de longues journées, il a fallu s’activer pour débroussailler et remettre en état des chemins oubliés. Le résultat, c’est « une boucle de 80 km de liaison (autour de Langeac), à parcourir deux ou trois fois selon les catégories et ponctuée de trois spéciales chronométrées », précise le responsable de l’organisation.
Des spéciales proches de Langeac, à Jahon, pour les deux premières et en ville pour la troisième, au champ de fête. Une volonté des organisateurs pour que le public puisse aller de l’une à l’autre sans perdre de temps en trajet.
Le MC Haut-Allier a aussi veillé à faire la part belle à des chemins techniques, rouverts pour l’occasion.

« C’est de l’inédit dans la majeure partie. Il y a très peu de pistes larges et de route. Par contre, énormément de monotraces, avec de grosses montées dans les pierres.

Mathieu Flandin (empty)

Albepart chez lui

Celle de Pourssanges, « un goulet de 200 m de long », a été sécurisée pour accueillir les spectateurs et vaudra assurément le coup d’œil. Un passage qui ne surprendra pas Emmanuel Albepart, le pilote du cru, domicilié près de Lavoute-Chilhac.
Pour l’enduriste roulant sur Yam’, chez B2R (Bonneton 2 Roues), cette finale du championnat de France aura bien sûr une saveur particulière. « Manu compte bien faire un podium sur ses terres (en Élite 1) », dévoile d’ailleurs Mathieu Flandin. De son côté, le pilote langeadois annonce sur son compte facebook une probable fin de carrière après dix-huit ans sur le circuit national. Il pourrait y avoir de l’émotion dans le parc fermé, dimanche.

Les favoris

Élite 1/Jérémy Tarroux. Un top 5 sera suffisant. Avec 28 points d’avance sur le Ponot Julien Gauthier (Yamaha, B2R), l’Albigeois Jérémy Tarroux (Sherco) n’a besoin que d’un top 5 sur l’une des deux journées pour être couronné. 

Élite 2/Loïc Larrieu Titre en vue. Un boulevard s’est dégagé pour Loïc Larrieu (TM) qui n’a qu’à finir une fois dans les dix premiers pour remporter le titre. 

 Élite 3/Christophe Nambotin Plus qu’une formalité.... Le pilote normand Christophe Nambotin (GasGas) est quasi assuré d’un nouveau sacre, en E3, en arrivant à Langeac avec 34 points d’avance. 

 Féminine/Justine Martel La Brivadoise est en tête. Justine Martel (KTM, Elite Moto 15) devrait conserver sa couronne de championne de France. La Brivadoise titrée l’an passé chez elle n’a plus que 13 points à marquer pour se succéder à elle-même.

Commentaire