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Photo © Thierry NICOLAS

Les meilleurs souvenirs de Benech avec Issoire

Lorsqu’il est arrivé à Issoire en 2013, l’USI évoluait en Honneur. Six ans plus tard, et alors qu’il s’apprête à raccrocher les crampons, Florent Benech a l’occasion de vivre une troisième accession et d’hisser le club du président Pojolat en Fédérale 1. Pour cela, le troisième ligne et ses coéquipiers doivent battre Orthez avec au moins deux points d’écart, ce dimanche (15 heures ; rencontre à suivre en direct vidéo sur notre site). A 24 heures de ce rendez-vous décisif, le futur retraité ouvre la boîte à souvenirs et nous retrace les matchs qui l'ont le plus marqué avec l’USI...

Ussel – Issoire (16e de finale retour de Fédérale 3, le 24 mai 2015)

« C’était notre première épopée. C’était incroyable. On avait fini 4e de poule. On s’était qualifié à l’arrachée lors de la dernière journée, à l’occasion de notre seule victoire à l’extérieur de la saison, à Vichy. Et puis là, boom ! On avait sorti Isle-sur-Vienne lors du premier tour des phases finales (victoire 27-14 à l’aller, défaite 20-13 au retour, NDLR). En 16es de finale, on avait joué Ussel. A l’aller, on s’était imposé chez nous (20-10), puis on s’était incliné là-bas (30-24). On montait d’Honneur et on enchaînait une seconde accession ! Tout au long de la saison, on avait eu cette grinta défensive. Et cela a payé en fin d’année. En plus de ça, on était efficace offensivement. Jean-Christophe Robin, avait marqué je ne sais plus combien d’essais sur cette fin d’année. Tout nous réussissait. »


 

Issoire – Saint-Junien (8e de finale de Fédérale 3, le 31 mai 2015)

Issoire s'était hissé en quarts de finale de Fédérale 3 en dominant Saint-Junien.
« Au tour précédant, Saint-Junien avait éliminé Cournon, qui avait fini premier de poule. Jérémy Jallut et Simon Chalus (Cournonnais à l’époque, Issoiriens aujourd’hui, NDLR) ont d’ailleurs encore du mal avec cette période-là. Quand on en reparle aujourd’hui, ils vivent mal le fait qu’on soit montés et pas eux (rires).

On avait battu Saint-Junien (23-14) à Ussel. En quart de finale, on avait perdu face à Lévezou-Ségala. On croyait complètement en nos chances. Peut-être un peu trop. On avait fait une grosse première mi-temps (17-12) et en seconde, cela avait été la "cata" (défaite 17-28 au final, NDLR). »


 

Issoire – Cahors (18e journée de Fédérale 2, le 24 avril 2016)

La délivrance pour Issoire.
« La saison avait été compliquée. Lors de cette dernière journée, on jouait le maintien à distance avec Levezou-Ségala. On recevait Cahors et on s’était incliné (17-19) en prenant le bonus défensif. Pour qu’on se sauve, il ne fallait pas que Lévezou Ségala s’impose. A la fin du match, on attendait son résultat. Finalement, c’est passé (les Aveyronnais s'étaient inclinés à Saint-Junien, 45-37, NDLR). On avait fini 8e sur 10. Quelle joie. Mais elle était différente des deux saisons précédentes. Quand tu montes, c’est l’excitation, de la pure joie. Là, c’était davantage du soulagement. Cette saison, on est content de jouer les phases finales en mai. Là, on était content que la saison s’arrête en avril. Il y avait des bobos à réparer. Mais cette saison avait montré qu’Issoire était une grande famille, avec une équipe soudée. Car quand tu ne gagnes pas un match, tu as vite fait d’exploser. Nous, on était restés soudés juqu’à la fin. »


 

La double confrontation contre Cahors (barrages de Fédérale 2, les 10 et 17 avril 2017)

« Je préfère parler des deux matchs. On avait jouer Cahors en phase régulière et ça ne s’était pas forcément bien passé. J’avais pris une fourchette et j’avais été assez longtemps blessé à l’oeil. On avait gagné le match aller chez eux (29-30), avant de confirmer une semaine plus tard, chez nous (29-17). Un an après avoir validé notre maintien lors de la dernière journée, on parvenait à se qualifier pour les phases finales. C’était énorme. En début de saison, l’objectif était simplement d’assurer un maintien plus confortable que la saison précédente. Au tour suivant (en 16es de finale), on s’était fait éliminer par le Bassin d’Arcachon. On avait perdu à domicile (la dernière défaite à domicile de l’USI à domicile, 6-23, NDLR), puis chez eux (34-15). »

 

Marmande – Issoire (20e journée de Fédérale 2, le 24 mars 2018)

« On avait battu Marmande au match aller (15-6). Il voulait prendre sa revanche lors de ce match retour. Cette saison-là, les Marmandais étaient l’épouvantail de la poule. Physiquement, c’était des monstres, avec un jeu bien structuré. Et on s’était imposé chez eux (29-33). Ce jour-là, on avait eu 100 % de réussite. On avait tournée à la mi-temps à 27-0. On n’en revenait pas ! On se demandait ce qui nous arrivait. Après, quand tu es bon en défense et qu’offensivement, tous tes coups font mouche, ça donne ça. De battre deux fois Marmande cette saison-là nous avait fait prendre conscience qu’on avait pleinement notre place en Fédérale 2. »

 

Nafarroa – Issoire (8e de finale retour de Fédérale 2, le 27 mai 2018)

La déception issoirienne après la défaite à Nafarroa.
« J’ai rarement été aussi triste après un match et pourtant, encore aujourd’hui, je n’arrive pas à me dire que c’est un mauvais souvenir. On est tombé sur un vrai chouette club, où il y avait une ambiance extraordinaire. Ambiance qu’on n’a pas retrouvée jusqu’à présent cette saison. On en reparle encore entre nous : si on pouvait rejouer ce match, même avec un résultat identique, on le ferait ! C’était extraordinaire.

On avait gagné de 10 points chez nous (23-13) et on avait perdu de onze là-bas (20-9). A la mi-temps, on menait (5-6), on était bien, on était en place. Et puis en seconde période, à partir du moment où ils ont repris confiance, on a pris des déferlantes. Les mentalités ont changé au retour de Nafarroa. On s’est dit ‘’La Fédérale 1 ? Pourquoi pas nous ?’’. Il y a eu une vrai prise de conscience. Ce match, je m’en souviendrai longtemps. »

 

Manuel Caillaud

 

 

Programme

Le match Issoire - Orthez, 8e de finale retour de Fédérale 2, se disputera ce dimanche au stade du Mas à Issoire. Coup d'envoi : 15 heures. Une rencontre à suivre en direct vidéo sur notre site.

Entrée : 8 euros (tarif réduit : 3 euros). Les billets sont en vente au siège du club.

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