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Photo © Hervé Chellé

Issoire : paroles de champions ! (vidéo)

Ils l'ont fait ! Les Issoiriens sont devenus champions de France de Fédérale 2, ce dimanche. Un titre décroché au terme d'un match fou, face à Rumilly. Le jeune Pierre-Eliott Baudonnat, champion de France avec les Bélascains de l'USI la saison passée, a offert la victoire aux siens dans les arrêts de jeu, sur pénalité (32-30). Retrouvez les réactions des nouveaux champions.

Florent Benech (troisième ligne d’Issoire, qui disputait le dernier match de sa carrière ce dimanche) : « C’est magique. C’est exceptionnel. En plus, j’avais raté ma fin (il avait été expulsé en 8e de finale retour contre Orthez, NDLR)… Mais ces mecs sont barjots ! C’est la victoire de tout un club, d’une famille. C’est énorme. Je me revois en Honneur il y a cinq ans, en train de batailler, et là, on est champions de France de Fédérale 2. On ne pouvait pas rêver mieux. On était plus une famille qu’eux aujourd’hui, c’est sûr. Et puis ces jeunes… Ils sont insouciants. Et cela nous apporte vachement. ‘’Galou’’ (Gaël Guyot), avant les rencontres s’en bran... de tout et fait des matchs énormes. Les autres pareil... »

 

Jérémy Pradeau (troisième ligne d’Issoire) : « Quand on est arrivés au stade et qu’on a vu tous les supporters présents, on s’est dit : ‘’On est obligés de gagner’’. On a douté en fin de match et heureusement que le public était là. On était plusieurs à avoir des crampes. Mais c’est génial.

On s’est laissé prendre par l’émotion en début de match. C’était très compliqué à gérer. On voulait faire les trucs chacun de notre côté. Au bout de vingt minutes, on s’est parlé, on s’est dit ‘’maintenant, il faut qu’on joue notre jeu’’. Et ça a marché. La semaine passée face à Pamiers, on a vu notre force de caractère. On l’a revue encore aujourd’hui, notamment quand on était à -12. C’est la différence entre Rumilly et nous. On est vraiment une bande de copains. »

 

(reportage vidéo : Philippe Robert)

 

Mathieu Amblard (trois-quarts centre et capitaine d’Issoire) : « C’est incroyable, je n’arrive pas y croire. Il faut en profiter, ça n’arrivera pas souvent. On s’est retrouvé mené 11-0, puis de douze points en seconde période (13-25), mais à chaque fois, il y a un gars qui dit ‘’aller, on y retourne’’. C’est triste à dire, mais à un moment donné, j’ai cru que c’était fini. Et à la fin, on arrive à marquer cet essai pour repasser devant. Pierre-Eliott (Baudonnat), je le connais par coeur ce gamin. Je sais qu’il enquille tout ce qu’il veut. Au fond de moi, je sais qu’il va la passer. Il y a quelques années, il y a un président et un maire qui ont dit ‘’ peut-être que dans quelque temps on se retrouvera en Fédérale 1. Nous, on ricanait. Aujourd’hui, on peut aller s’excuser. »

 

Pierre-Eliott Baudonnat (demi de mêlée d’Issoire, champion de France avec les Bélascains la semaine passée et auteur de la pénalité de la victoire) : « Sur la dernière pénalité, j’essaie de ne pas penser au score, d’oublier le public, tout le bruit autour et de me focaliser uniquement sur le geste. Cela n’a pas été évident. Mais c’est passé. Je suis très content. La première pénalité m’avait déjà mis en confiance. Deux boucliers en deux ans, c’est exceptionnel de vivre ça. Mon objectif en début de saison, c’était de faire une feuille avec l’équipe une. Quand je repense au scénario de cette finale… Jamais je n’aurais imaginé ça. »

 

Antonin Raffault (talonneur d’Issoire, qui disputait son dernier match ce dimanche) : « Personne ne réalise. C’est monstrueux ! On a le ''bout de bois'' ! En plus, quand on voit le scénario du match… Quand cette dernière pénalité passe entre les poteaux, il y a une énorme émotion qui est remontée du bas du ventre. Comme la semaine passée, c’était fou ! On est allé le chercher, l’histoire est très belle. On va redescendre de notre nuage dans deux ou trois semaines. Jamais dans ma carrière je n’ai connu des émotions aussi fortes. J’avais été champion de France avec les Espoirs de Biarritz, mais ce titre n’a pas la même saveur. C’est plus fort. On est une vraie bande de copains. Après ma blessure face à Orthez (en 8es de finale, NDLR), j’avais mis les crampons de côté et je ne vous cache pas qu’hier (samedi), quand j’ai fait mon sac, j’ai versé ma petite larme. »

 

Propos recueillis par Manuel Caillaud

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