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Photo © Richard BRUNEL

Issoire est en Fédérale 1, le rêve de tout un club

En dominant  largement Orthez ce dimanche après-midi (26-10), Issoire a gagné le droit d'évoluer en Fédérale 1 la saison prochaine. Le rêve de tout un club.

Cette journée du 26 mai 2019 restera dans l'histoire de l'US Issoire mais aussi dans celle de toute une ville. Joueurs, dirigeants ainsi que tout le peuple mauve et noir ont exulté comme un seul homme au coup de sifflet final libérateur de M. Crapoix. En battant Orthez (26-10) ce dimanche après-midi en huitième de finale du championnat de France de Fédérale 2, Issoire a obtenu le droit d'évoluer à l'échelon supérieur la saison prochaine. La Fédérale 1, le troisième niveau national du rugby français. Loin d'être anecdotique, l'USI devenant ainsi le troisième club auvergnat derrière les pros de l'ASM et d'Aurillac.

Cette victoire cruciale face à Orthez (après la défaite au match aller 13-12) n'était que la dernière marche d'un escalier savamment construit tout au long de la saison. Cette accession à l'échelon supérieur ne souffre d'aucune contestation tant les Issoiriens ont maîtrisé leur sujet. En terminant premiers de la phase régulière, les joueurs de Mathieu Chabaud et Christophe Rodier avaient déjà franchi un premier pas en affirmant leurs ambitions. En 16es de finale, Issoire a souffert pour éliminer Peyrehorade (deux victoires 20-17 et 26-22). Le genre de difficultés qui soudent un groupe pour l'emmener vers les sommets.

Une montée née sur les cendres de Nafarroa

D'ailleurs, c'est dans la difficulté que l'objectif de monter en Fédérale 1 a germé dans les têtes issoiriennes. La saison dernière, l'USI a manqué la dernière marche d'un rien du côté du pays basque sur la pelouse de Nafarroa. Il manquait un seul petit point sur la double confrontation... Dans le bus du retour, les joueurs ont pris conscience qu'ils avaient eux aussi les moyens de le faire. Et c'est tout un club qui s'est mis au diapason pour remplir cet objectif élevé mais finalement pas si fou. Comme l'explique le président Claude Pojolat, Issoire s'est structuré et le travail a porté ses fruits. « Au niveau du centre d’entraînement, on a de plus en plus de jeunes. Au niveau de l’équipe première, les bases étant solides, on a pu développer davantage de technicité, apporter un nouveau discours et une façon de travailler différente. C’est un tout. »

Il faudra encore monter le curseur la saison prochaine. La Fédérale 1 demandant encore plus d'exigence pour exister. Mais impossible n'est pas Issoirien... Rappelons tout de même que l'USI était encore en Honneur en 2013.

Arnaud Clergue

 

La retransmission de cette rencontre vous a été proposée par notre partenaire :

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