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Photo © Frédéric Marquet

Des motifs d'espoirs pour l'US Issoire

Pour ses grands débuts en Fédérale 1, l’US Issoire s’est inclinée (24-10), face à Chambéry, candidat déclaré à l’accession en Pro D2, samedi, au stade du Mas. Mais tout n’est pas à jeter du côté de l’USI. Voici les enseignements à tirer de cette première rencontre. 

La déception était forcément grande dans les rangs issoiriens, samedi, après ce revers concédé à domicile, le premier depuis avril 2017 au Mas, face à Chambéry (24­ 10). Dans le coup jusqu’à la 70e minute, les Auvergnats ont fini par céder dans les dix dernières minutes. Cette première rencontre a apporté plusieurs certitudes dans les rangs du promu puydômois.

 

Issoire a tenu tête à un candidat à la montée

Si la déception était aussi importante samedi devant le vestiaire de l'USI, c’est que les Issoiriens ont longtemps tenu tête à Chambéry, qui a fini par s’imposer au métier. Si les défaites encourageantes, n’existent pas, ce revers doit malgré tout servir aux Auvergnats. Car Chambéry fait clairement partie des favoris de cette poule 1. Les Savoyards l’ont déclaré ouvertement : ils visent la montée en Pro D2. Issoire ne sera pas confronté à des équipes de ce calibre tous les week­-ends. Et si les joueurs de Christophe Rodier reproduisent le même type de rencontres, avec le même engagement, ils seront très certainement récompensés.

 

Une mêlée solide

Alex Paul, le talonneur de l’USI, ne s’en cachait pas à la fin du match : « On partait dans l’inconnu en mêlée ». Car en Fédérale 1, finies les mêlées poussées sur 1,50 m. Désormais, les poussées sont illimitées. À l’arrivée, les Issoiriens ont réussi leur examen de passage. Le promu, qui va travailler chaque semaine ce secteur notamment avec son ancien talonneur Antonin Raffault, a fait mieux que résister. En match de préparation face à Bergerac, les « mauve et noir » avaient su s’adapter. Cette fois, ils ont haussé le curseur, poussant les Chambériens à la faute à plusieurs reprises et en les contestant sur leurs introductions. De bon augure pour la suite.

 

Des erreurs payées cash 

Christophe Rodier l’avait déjà pointé après le match face à Bergerac. La rencontre de samedi l’a confirmé : en Fédérale 1, chaque erreur sera payée cash. Le promu l’a notamment appris à ses dépens en seconde période. Revenus à quatre points du SOC à dix minutes de la fin, les Auvergnats se sont mis à la faute sur le renvoi. Sanction immédiate : trois points. Et sur le coup d’envoi suivant, les Puydômois ont manqué de précision. Dans la foulée, Chambéry inscrivait son deuxième essai et scellait le sort du match. Des erreurs qu’il faudra gommer à l’avenir.

 

Manuel Caillaud

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