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Après une grave blessure, un Issoirien participe au championnat du monde de VTT descente au Canada

On avait laissé Jean-François Nicon en octobre 2018 dans un hélico en route pour le SAMU. Multiples fractures, poumon perforé… après une chute à Super Besse. On l’a revu cet été au championnat du monde de descente VTT au Canada. Tel le phœnix…

«L’impression d’être stoppé net dans un mur à près de 50 km/h ! » C’est la dernière lueur de conscience de Jean-François Nicon avant de perdre connaissance. Là-haut, sur la piste noire de la station du Sancy, il est seul avec Jérémy son fils. Les équipes du SAMU sont déjà sorties, ils devront attendre deux heures.

Le réveil va s’avérer angoissant. « Je ne sentais plus mes jambes. Je voulais me relever, reprendre mon vélo. Peur de la suite. Et puis la douleur est venue. Insupportable. » L’hélico enfin. Et la liste des dégâts qui s’allonge, qui préfigure des jours, des semaines difficiles à venir.

Seulement voilà, le bonhomme est du genre dur au mal.

J’ai 48 ans et je me suis toujours dit que ça serait moi qui prendrai la décision d’arrêter la compétition. Cette chute ne pouvait pas prendre la décision à ma place.

On lui promet un mois d’hôpital, quatre mois d’arrêt de travail et, bien sûr, on lui conseille de mettre le vélo au clou.

Une semaine plus tard, il regagne la maison sur un fauteuil roulant. Un mois après, il est au volant de sa pelleteuse. En février, il remonte en selle, certes sur un vélo électrique et sur de courtes sorties. Reste un dernier challenge : la compet’.
Après un test concluant aux Arcs début août, il prépare le championnat du monde prévu à la fin du mois au Mont Saint-Anne au Canada. « J’ai reçu à partir de là le soutien inconditionnel de Jérémy qui s’est occupé de tout. J’étais quasi dans la situation d’un pro. »

Jérémy Nicon : « Du plaisir à prendre sur un tel relief » (mars 2017)

De l’autre côté de l’Atlantique, la famille s’accorde une longue plage touristique. « Tout simplement grandiose ce pays ! » Enfin la compétition. Jean-François se retrouve sur la ligne de départ aux côtés de 41 autres masters plus de 40 ans. « Une piste de dingue, 3 km de long, 900 m de dénivelé, des marches vertigineuses » Il ne cache pas avoir eu des craintes. « Certains ont plié bagages. » Il passe les qualif’, se lâche sur la deuxième manche et fait 20e au général. » Sa médaille, « une superbe aventure en étroite collaboration avec mon fils ! »

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