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Photo © Hervé Chellé

NF2/Cournon : C. Vaillant revient sur un maintien héroïque (vidéo)

Claudie Vaillant, la capitaine cournonnaise, revient sur l’incroyable final du dernier match du BBCA à Dijon et sur le parcours en N2 du promu, qui aura obtenu son maintien au buzzer de la saison.

Au téléphone, plus de 72 heures après l’issue du championnat de NF2 qui a vu son équipe arracher son maintien aux dépens de Monaco, grâce à une victoire dans les dernières seconde à Dijon, Claudie Vaillant le reconnaît, elle n’est « encore pas vraiment remise de ses émotions. On n’y croit toujours pas, on n’est pas encore redescendue du petit nuage ». Mais c’est avec du rire dans la voix qu’elle balaye la saison du BBCA.

Revenons, pour commencer, forcément, sur cette fin de match alors qu’il reste seulement 9''6 à jouer et que Dijon mène 77-74 ?
« Il reste 9''6, oui. Anthony (Cathala, le coach) prend le temps-mort, il nous dit de mettre un système en place pour que je tire à trois-points. Ça ne se passe pas du tout comme prévu, au sens où la balle ne doit jamais sortir sur Sam (Lubke, la pivot du BBCA). Mais elle me la redonne parfaitement. Moi, je me retrouve seule, on ne sait pas trop pourquoi, je tire et… il est dedans ! A ce moment-là (77-77), on se dit : "On est en prolongation, c’est génial !" Sauf qu’Amandine (sa sœur) intercepte le ballon (sur la relance adverse) en jouant super-bien le truc. Derrière, elle me donne un "caviar" et je marque ! »

 

La dernière action en vidéo :

(Vidéo : Gérald Nivelon)


Un caviar mais sur le début de l’action, vous êtes quand même loin et vous devez effectuer une sacrée course...
« Je suis loin parce qu’on est persuadées de jouer la prolongation. Mais quand je vois Amandine, dans ma tête, je sens qu’elle va intercepter et je sais déjà qu’il faut que j’y aille ! Malgré tout, même après le buzzer, on ne comprenait pas trop ce qu’il se passait. »


Aviez-vous des infos sur le match que livrait, pendant ce temps, Monaco, votre concurrent direct pour le maintien, face à Marseille (2) et qu’il allait remporter 68-67 ?
« Absolument pas ! Et heureusement, je pense, parce que du coup, on a eu zéro pression par rapport à cela pendant notre propre match. Mais aussi parce qu’avant la rencontre, on n’imaginait pas que Monaco puisse gagner contre Marseille. »


Sur votre match, vous vous sentiez mal embarquées ?
« Oui, et tout le monde a pensé que ça allait être compliqué puisqu’on a commencé par un 0-10. Mais ce qui fait la force de notre équipe, c’est qu’on peut peut-être se le dire dans notre tête mais on n’en parle pas aux autres sur le moment. Au contraire, si on parle, c’est pour s’encourager ! Après, c’est quand même extraordinaire d’être revenues comme ça. Mais être guerrières jusqu’au bout, c’est notre identité. Et après tous ces matchs où on ne lâchait rien mais qu’on perdait de 4-5 points, on a été récompensées... »


Au-delà de ce dernier succès à Dijon, votre saison a-t-elle connu d’autres tournants ?
« En fait, on a mis presque toute la phase aller à se mettre dans le championnat de N2. Le petit déclic, il s’est fait à Monaco. La victoire là-bas nous fait extrêmement de bien. Elle nous relance dans la course au maintien alors qu’à ce moment-là, on n’y pensait plus trop... Jusque-là, on savait qu’on pouvait accrocher à peu près tous les matchs mais là, on a compris qu’on pouvait gagner. Après, ça n’a pas tout fait non plus, mais on s’est rendu compte qu’on avait notre place en N2. »


Au final, avez vous quand même des regrets ?
« Des regrets, non, parce que ça se termine bien ! Allez… juste un, peut-être, de ne pas s’être maintenues plus tôt et de ne pas s’être classées un peu plus haut, de ne pas avoir pu se rapprocher d’autres équipes, comme Aix-Venelles, Dijon, Martigues… Mais je pense qu’avec notre expérience acquise cette saison, l’an prochain, ça ne se passera pas comme ça. »


Sur un plan personnel, comme jugez-vous votre saison ?
« Dès le deuxième match, je me suis luxée l’épaule. Je suis revenue bien plus tôt par rapport à ce qui était prévu. Je n’avais pas peur mais ça a été très dur pour moi de retrouver mon basket. Je ne l’ai pas retrouvé, d’ailleurs. Finalement, ce match à Dijon, c’est un peu un symbole : je ne suis pas dedans de toute la saison, je suis sensée être la shooteuse mais je ne marque pas de tirs. Et on se maintient sur celui-là... »


Et le bilan de la capitaine ?
« Je suis très fière de cette équipe. Je pense qu’on mérite largement ce qui nous arrive. Et encore une fois, c’est le fait de n’avoir jamais rien lâché tout au long de la saison qui nous a permis de gagner ce dernier match. Et c’est très beau. Pour nous. Et pour le club, parce que tout le club est derrière nous. »

Jean-Philippe Béal

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