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Photo © Franck Boileau

Vizade (JAVCM) : "Les joueurs ont fait un super match"

Au terme d’une partie très relevée, Vichy-Clermont s’est inclinée sur le fil face à Orléans, l’un des cadors du championnat, ce vendredi, à la Maison des Sports (96-97, après prolongations). Au terme de la rencontre, Guillaume Vizade, l’entraîneur auvergnat, a salué la prestation livrée par ses joueurs.

Quel sentiment prédomine après ce match ?

« Les joueurs ont fait un super match. Car sur la ligne de départ, on n’est pas au même niveau avec cette équipe d’Orléans, qui possède un effectif pour écraser le championnat. Orléans a le double de budget, de masse salariale. Donc, il faut féliciter les garçons pour ce match un peu extraordinaire par rapport à notre construction d’équipe. Ils se battent pour se mettre au niveau de n’importe quelle équipe du championnat. Et c’est une fierté. L’ADN de cette équipe, c’est de ne jamais lâcher. Les joueurs l’ont prouvé encore une fois. On est revenu avec nos valeurs, on est passé devant. Le seul regret qu’on peut avoir, c’est de faire des stops défensifs et de gaspiller des munitions quand on est à +8. On a perdu le fil du match alors qu’on avait remis la main dessus. C’est mon principal regret. Après, j’en ai un autre sur la faute sifflée contre Hooker après le deuxième lancer franc de Bronchard. Il fait l’effort de passer devant, il s’enquiert du ballon et là il y a, à mon avis, une inversion de faute. Et ça m’ennuie vraiment car c’est un moment très important dans le match (à 15 secondes de la fin du 4e quart-temps, NDLR). Après, on se fait contrer sur la dernière action du match, mais ça c’est le basket. Leur poste 5 met un tir à 0 degré à deux secondes de la fin de la possession, c’est le basket, c’est l’adresse. Par contre, cette décision m’ennuie fortement. »

 

Quel a été votre discours à la pause ? Car vous avez affiché un autre visage au retour des vestiaires.

« Qu’il fallait continuer les efforts. Sur plusieurs séquences, on avait fait des efforts de 16-17 secondes, mais sur les 7 ou 8 dernières, on s’était relâché dans les attitudes, on avait laissé deux ou trois tirs ouverts à Jefferson, on l’a mis en confiance. Sur le jeu de relance, on n’avait pas toujours accompagné les actions… Après, on a réajusté notre défense sur pick and roll. En deuxième période, on a été beaucoup plus efficace. Cela nous a permis de revenir dans le match et de reprendre de l’avance. Les gars ont été très rigoureux. Cela fait partie des points positifs. On finit le match avec un pourcentage de réussite de 56 %. Avec un tel niveau d’intensité, c’est super. On finit à 42 % à trois points, c’est remarquable pour nous. On est l’équipe qui shoote le moins à trois points, mais notre pourcentage augmente. Le travail paie. On peut regretter un peu notre adresse aux lancers francs (65,2 %, NDLR). Jusqu’à la semaine passée, on était la deuxième meilleure équipe dans cet exercice. Là, ça fait deux matchs où on passe en dessous des 70 %. »

« Passer le plus vite possible à autre chose »

Avez-vous des regrets sur le premier quart-temps. Orléans a marqué 28 points lors des dix premières minutes...

« Oui, Jefferson a trois ou quatre situations de trop, et trop tôt dans le match. Il faut que notre attention soit plus importante sur un tireur de ce niveau-là. Halilovic, on le laisse trois fois sur sa main droite en début de match. Ce sont des choses qu'on avait préparées et on s’est fait sanctionner. C’est dommage. »

 

Comment voyez-vous la suite du championnat ?

« Pour nous, ce match n’était pas un sommet. On était dans une bonne dynamique, on jouait un prétendant à la montée directe. On sait d’où on vient : une équipe qui doit d’abord se bagarrer pour se maintenir, une équipe qui doit lutter pour gagner une place en play-offs. On est assez lucide là-dessus. On est déjà focalisé sur le match de Blois (samedi). Quoi qu'il arrive, on est à 11 victoires pour cinq défaites, dont deux à domicile face à Roanne et Orléans. La défaite de ce soir (vendredi) est rageante car s’est un revers d’un point. Mais il faut passer le plus vite possible à autre chose. Et je suis convaincu que les gars sont dans cet état d’esprit. »

(reportage vidéo : Julien Vellet)

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