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Tour de France : le bilan de la première semaine des Auvergnats

C'est une première semaine animée à laquelle nous avons eu droit sur ce Tour de France 2019. Entre les performances de Julian Alaphilippe, les difficultés de Romain Bardet et le travail de l'ombre de Florian Vachon, les Auvergnats ont vécu dix premiers jours de course bien différents. On fait le point.

Julian Alaphilippe (Deceuninck - Quick Step) – 1er du général en 43 h 27' 15''

Une victoire d'étape, six jours en Jaune dont deux chez lui, en Auvergne. Julian Alaphilippe pouvait difficilement espérer mieux pour cette première semaine de course. On peut d'ailleurs considérer que le chouchou du public français a d'ores et déjà réussi son Tour de France.

Le début de son idylle a commencé avec sa victoire lors de la 3e étape entre Binche et Epernay. Grâce à un numéro exceptionnel, il est devenu le quatrième Auvergnat de l'histoire à revêtir la fameuse tunique jaune après Antonin Magne, Roger Walkowiak et Raphaël Géminiani, et le premier Français depuis Tony Gallopin, en 2014.

Si ce maillot a pour coutume de donner des ailes à son porteur, six petites secondes lui ont cependant manqué au sommet de la terrible Planche des Belles Filles pour le conserver. Mais le Montluçonnais était bien décidé à reprendre son bien des épaules de Giulio Ciccone. A la première véritable opportunité, dans la côte de Jaillère, à une quinzaine de kilomètres de Saint-Etienne (9e étape), Julian Alaphilippe s'est extirpé du peloton en compagnie de Thibaut Pinot pour finir sur les talons de Thomas De Gendt. Le coureur de la Deceuninck-Quick Step manquait alors de peu une nouvelle victoire d'étape. Mais l'essentiel était ailleurs puisque le Maillot jaune redevenait sien. Pour le Montluçonnais, reste désormais à le conserver le plus longtemps possible. Son entreprise sur le coup de bordure de lundi, est bien la preuve de sa détermination.

 

Romain Bardet (AG2R – La Mondiale) – 15e à 3' 20''

La première semaine de Romain Bardet a elle été bien plus délicate. Elle s'est tout de même conclue sur une note un peu plus positive, ce lundi. Grâce au fameux coup de bordure initié par les Deceuninck - Quick Step et bien relayé par le Team Ineos, le leader de la formation AG2R - La Mondiale a pu refaire une partie de son retard sur de nombreux favoris.

Car du retard, Romain Bardet en avait d'abord accumulé lors du contre-la-montre par équipe, au deuxième jour de course. Relégué à 1'19'' du Team Jumbo - Visma de Steven Kruijswijk et à 59" de Team Ineos de Geraint Thomas et Egan Bernal, l'affaire s'était déjà sérieusement compliquée. Mais lorsqu'on l'a vu décramponné du groupe des favoris à un kilomètre du sommet de la Planche des Belles Filles, on était tout proche de croire que l'affaire était entendue pour le Brivadois qui cumulait alors 2'57'' de retard sur le maillot jaune, Giulio Ciccone.

Dans le dur, même "honteux" selon ses dires, Romain Bardet pourrait avoir repris un peu de poil de la bête en arrivant chez lui, à Brioude dimanche, où tout le public auvergnat et ses proches l'attendaient. Puis, en évitant le piège de la Deceuninck - Quick Step et d'Ineos, ce lundi. De là à pouvoir revenir dans la course au Maillot jaune ? Pour cela, il faudra passer à l'attaque.

 

Florian Vachon (Arkea Samsic) - 131e  à 1 h 24' 26''

Florian Vachon ne vit clairement pas le même Tour de France que ses deux compères auvergnats. Tout simplement car il dispose d'un rôle d'équipier et non de leader. En ce sens, il est au service de Warren Barguil dès lors que la route devient accidentée. Et dès que le profil de l'étape semble destiné aux sprinters ? Il est aux petits soins d'André Greipel. Dans ces conditions, difficile de jouer sa carte personnelle. Peut-être obtiendra-t-il en deuxième semaine un bon de sortie de la part de son directeur sportif pour le récompenser de son dévouement.

 

Vincent Balmisse

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