Actualité sportive en auvergne



Photo © fred marquet

Top 100 : ils ont fait le sport auvergnat (8-4)

Le 4 octobre prochain, La Montagne fêtera ses 100 ans d'existence. À cette occasion, notre rédaction a établi un classement des 100 personnalités qui ont fait l'histoire du sport en Auvergne. Aujourd'hui place aux sportifs classés de la 8e à la 4e place.

Découvrez comment nous avons effectué ce classement en cliquant ICI.

8e: Julian Alaphilippe - Cyclisme

Julian Alaphilippe avec le maillot à pois lors du Tour de France 2018.
Depuis quelques années, Julian Alaphilippe fait rêver bon nombre de Français… Et surtout d’Auvergnats. À force de le surnommer « le Bourbonnais » ou « le Montluçonnais », on en oublierait presque son lieu de naissance : Saint-Amand Montrond, dans le Cher. Mais l’histoire d'''Alafpolak'' est indéniablement liée à l’Allier et à l’Auvergne.

À 6 ans, il rejoint Désertines, dans la banlieue de Montluçon. C’est d’ailleurs dans le club local, l’Entente Cycliste Montmarault-Montluçon, qu’il donne ses premiers coups de pédale. « Je repense toujours à ses débuts à l’école de cyclisme. Il avait une tête de moins que les autres, il était tout petit, mais c’était déjà un gamin qui avait tout compris. Il était agile sur le vélo, il avait une faculté à comprendre les choses avant qu’on lui explique. Il était fait pour être un champion.... », nous expliquait Jean-Philippe Duracka, en juillet dernier. Il rejoint ensuite l’US Florentaise (Cher). À l’époque, sa discipline de prédilection est le cyclo-cross. Il est un des meilleurs espoirs mondiaux, en est pour preuve son titre de vice-champion du monde obtenu en 2010, en République Tchèque.

Julian Alaphilippe a commencé par le cyclo-cross.

Mais ce gamin-là a, semble-t-il, les jambes pour s’imposer sur route. L’Armée de Terre prend le pari, et l’engage en 2011. S’il s’illustre sur route (un top 5 sur l’étape reine du Tour de Bretagne), le cyclo-cross occupe toujours ses pensées une fois l’hiver venu, et « Juju » est sacré champion de France espoirs en 2012 et 2013. A l’issue de son contrat avec l’armée, aucun club français ne fait d’offre pour le Bourbonnais. Seul Etixx-iHNed, réserve d’Omega-Pharma-Quick Step (désormais Deceuninck-Quick Step) lui propose un contrat. Le début d’une aventure gagnante.

Dès son arrivée dans le club belge, Julian Alaphilippe décide de se consacrer uniquement à la route. En 2013, il remporte une étape du Tour de Bretagne, une autre du Tour de l’Avenir. Suffisant pour rejoindre l’équipe principale, un an après son arrivée en Belgique. La suite, c’est un palmarès incroyable : deux Flèche Wallonne, une Clasica San Sebastian, un Milan San-Remo et les Strade Bianche. Ajoutez à ça un Tour de Californie, un Tour de Grande-Bretagne et un Tour de Slovaquie. Saupoudrez le tout d’une progression fulgurante sur le Tour : maillot blanc pendant 5 jours sur le Tour, deux étapes et le Maillot à Pois en 2018. Puis le rêve, ou presque, cette année : 5e au général, vainqueur de deux étapes, Maillot Jaune pendant 14 jours... Celui qui est licencié au Team Pro Immo a mis des étoiles dans les yeux de beaucoup de Français cet été. Et ce n’est pas sa 28e place aux derniers Mondiaux qui va changer la donne.

Coqueluche des Français, le Bourbonnais aura besoin de soutien l’année prochaine. Car avec les Jeux de Tokyo qui se profilent, Alaphilippe pourrait définitivement marquer le cyclisme de son empreinte en cas de belle prestation au pays du Soleil-Levant.

 

7e: Sébastien Flute - Tir à l'arc

Le ministre des sports Jean-François Lamour (à droite) remet les insignes de chevalier de la légion d'honneur à l'archer français Sébastien Flûte (au centre) en présence de Henri Sérandour (G) président du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF), le 10 mai 2005.
Sébastien Flute n’est pas non plus un natif de la région. L’archer est né à Brest en 1972. Pourtant, c’est bien lors de son passage en Auvergne que le Breton vit ses plus belles heures en tant que sportif. Car à 19 ans, Sébastien Flute rejoint alors la capitale arverne, et plus particulièrement son club de tir à l’arc, le Stade Clermontois section archerie. Fort de ses deux titres de champion d’Europe junior en 1989, Flute s’impose rapidement chez les séniors : il est champion de France de tir en salle l’année de son arrivée, et parvient même à arracher l’or mondial quelques mois plus tard en Finlande, également en tir en salle. Les prémices de ses années dorées.

En 1992, il devient certes champion d’Europe en individuel, et vice-champion continental par équipe. Mais 1992 marque surtout l’année de sa première participation aux Jeux Olympiques, ceux de Barcelone. La compétition ultime pour un archer. Pourtant, du haut de ses 20 ans, Sébastien Flute se présente sereinement sur le pas de tir. La suite ? C’est une médaille d’or récoltée en individuel. Une véritable consécration. « 1991 et 1992, ça a été mes meilleures années », expliquait le premier médaillé d’or olympique de l’histoire du Stade Clermontois.Sébastien Flute lors des "France" de tir à l'arc à Yzeure.

Par la suite, Flute récoltera de nombreuses médailles aux Mondiaux (l’or par équipe en 1993, deux médailles d’argent en 1995 et le bronze en 1997) comme aux championnats d’Europe (le bronze en 1994, 1996, 1998 et 2000 et l’argent en 1994).

Mais la suite de sa carrière est moins faste. « Le tir à l'arc n'était plus une source de plaisir, mais un stress quotidien, même une corvée, parfois », déclarait le Stadiste à nos confrères de L’Humanité. Il prend sa retraite sportive en 2000, après les Jeux de Sydney, lors desquels il termine à une honorable 8e place.

Entre 2009 et 2012, il revient à la compétition, et est même récompensé par un titre de champion de France en individuel en 2011. Une carrière bien fournie, et une place dans le top 10 méritée pour le désormais ex-archer.

 

6e : Jean-Pierre Romeu - Rugby

Jean-Pierre Romeu dans les bras de Paul Jedrasiak après la victoire de l'ASM en finale du championnat de France en 2017.
Le « Gaulois » est un monument du rugby clermontois. Et par la force des choses, du sport auvergnat. Au sein de l’ASM, les années 1970 resteront tout simplement frappées du sceau Jean-Pierre Romeu.

Floqué de son éternel n° 10, le Catalan d’origine a marqué l’histoire du club. Son formidable jeu au pied a bien évidemment marqué les esprits. Mais Jean-Pierre Romeu n’était pas que cela. Sa palette demeurait bien plus importante. Ses crochets dévastateurs et son animation l’ont élevé au rang de meilleur ouvreur français.Jean-Pierre Romeu lors de la finale 1978 face à Béziers.

Pas illogique donc de le voir endosser rapidement le maillot bleu. Avec l’équipe de France, Jean-Pierre Romeu écrit quelques unes des belles pages du rugby français. Associé à la charnière à Jacques Fouroux, le Clermontois va même remporter le Grand Chelem 1977. En cinq ans (de 1972 à 1977), il va compiler 35 sélections.

Sous le maillot « jaune et bleu », Jean-Pierre Romeu va connaître moins de réussite. S’il guide parfaitement le jeu asémiste pendant 12 saisons (de 1969 à 1981), le chef d’orchestre ne parviendra pas à hisser Clermont-Ferrand au sommet du rugby français.

Malgré une victoire en Du Manoir en 1976, Jean-Pierre Romeu perdra trois finales avec le club auvergnat (une finale de championnat en 1978 et deux challenges en 1972 et 1979).Jean-Pierre Romeu et le Brennus à la foire de Besse.

Après la fin de sa carrière de joueur en 1981, il ne va pas quitter la maison « jaune et bleu » pour autant. Entraîneur aux côtés de Gérard Costes, manager général, conseiller du président, président des Ex-Montferrandais et Administrateur de l’ASM Clermont-Auvergne… Jean-Pierre Romeu aura passé plus de la moitié de sa existence à donner toute son énergie au club de sa vie. « Le Catalan » est bel et bien devenu « le Gaulois ».

 

5e : Patrick Depailler - Automobile

La victoire de Patrick Depailler lors du Grand Prix de Monaco en 1978.
Une grande figure du sport auto, en plein âge d’or de la Formule 1. Mais une carrière écourtée par un décès accidentel au volant, à l’âge de 35 ans. Le pilote clermontois Patrick Depailler a marqué son époque, les années 80. A la fois par son talent, sa personnalité et hélas sa disparition tragique, sur le circuit d’Hockenheim, en Allemagne.

Son palmarès comporte deux victoires en Formule 1, en 95 Grands Prix disputés, mais pas moins de dix-neuf podiums. D’où cette réputation d’éternel second que l’Auvergnat s’est forgé dans une écurie Tyrell sur le déclin. On a dit de lui qu’il était le « Poulidor de la F1 ». Jusqu’à ce qu’il parvienne à vaincre le signe indien, le 7 mai 1978, en remportant le Grand Prix de Monaco, dans sa Tyrell 008. Six ans après ses débuts en F1, ses espoirs sont enfin couronnés de succès. Qui plus est dans le Grand Prix le plus prestigieux et devant le champion du monde en titre, Niki Lauda !Patrick Depailler lors de son premier Grand Prix en 1972.

Deux ans plus tôt, le Clermontois avait réalisé sa saison la plus régulière en Formule 1 (39 points inscrits, 4e au classement des pilotes), dans le baquet de la P34, cette monoplace à six roues entrée dans la légende pour son originalité, pas pour ses performances.

Passé chez Ligier Gitanes, en 1979, Patrick Depailler épingle à son palmarès le Grand Prix d’Espagne à Jarama. Tout roule pour l’Auvergnat, avant qu’un accident en delta-plane lui brise les jambes et sa belle dynamique au volant de la bien née Ligier JS11. Il revient l’année suivante, chez Alfa Roméo, une écurie plus modeste. Et c’est au cours d’une séance d’essais, le 1er août 1980, une semaine avant le Grand Prix d’Allemagne, qu’il se tue au volant de sa monoplace, après une sortie de route à pleine vitesse, due à un problème mécanique.

On ajoutera, enfin, que Patrick Depailler conserve une place à part, dans l’histoire du sport auto français, puisqu’il a été le premier à signer une pole position en F1, le 8 juin 1974, au Grand Prix de Suède.

 

4e : Raphaël Géminiani - Cyclisme

Raphaël Géminiani en juillet dernier.
On le surnomme « le grand fusil ». Durant sa brillante carrière de coureur cycliste, de l’après-guerre à 1960, Raphaël Géminiani a multiplié les faits d’arme, sur tous les fronts. Toujours prompt à placer des démarrages, ses fameux coups de fusil, le Clermontois s’est illustré sur les trois grands tours. Maillot jaune du Tour de France pendant quatre jours en 1958, l’Auvergnat a terminé cette édition-là à la 3e place, son second podium sur la Grande Boucle, dont il a été deuxième en 1951, derrière l’intouchable Hugo Koblet.Raphaël Géminiani après sa victoire au championnat de France en 1953.

L’année 1955 a également été un grand cru pour l’Auvergnat, à la fois leader de la Vuelta (3e au général) puis du Giro (4e), trois journées durant. « Gem » est un grimpeur et a réalisé la prouesse de remporter le Grand Prix de la montagne au Tour d’Italie, devant Fausto Coppi (1952) et Charly Gaul (1957), ainsi qu’au Tour de France (1951), en dominant Gino Bartali dans les cols.

En douze participations au Tour de France, le natif de Clermont (en 1925) a décroché sept victoires d’étape, dont celle arrivant au vélodrome du stade Philippe-Marcombes à Clermont, le 13 juillet 1951, après une attaque dans le col de la Moreno. Il avait également « flingué » tout le peloton lors du championnat de France 1953, à Saint-Etienne.La victoire de Raphaël Géminiani lors du premier passage du Tour de France en 1951 à Clermont-Ferrand.

A partir de 1962, sa seconde carrière, comme directeur sportif, décolle très vite avec pour leader de ses équipes (Saint-Raphaël, Ford, Bic) Jacques Anquetil dont il a été le mentor. Sous sa direction, le Normand remporte trois Tour de France d’affilée. Et son inédit exploit (victoires au Critérium du Dauphiné et à Bordeaux-Paris dans la foulée), dont « Gem » lui a soufflé l’idée, lui vaut une popularité qui était jusque-là l’apanage de son grand rival, Raymond Poulidor.

 

Le classement :

9e : Romain Bardet (Cyclisme)

10e : Morgan Parra (Rugby)

11e : Christian Sarron (Moto)

12e : Roger Walkowiak (Cyclisme)

13e : Christian Fazzino (Pétanque)

14e : Jacky Chazalon (Basket-ball)

15e : Serge Chiesa (Football)

16e : Marion Bartoli (Tennis)

17e : Joffrey Lauvergne (Basket-ball)

18e : Salim Medjkoune (Boxe)

19e : Guy Ligier (Automobile)

20e : Isabelle Fijalkowski (Basket-ball)

21e : Philippe Saint-André (Rugby)

22e : Jessy Trémoulière (Rugby)

23e : Antonon Magne (Cyclisme)

24e : Jean Todt (Automobile)

25e : Jean-Pierre Frachon (Alpinisme)

26e : Stéphane Risacher (Basket-ball)

27e : Thomas Lorblanchet (Trail)

28e : Olivier Merle (Rugby)

29e : Olivier Magne (Rugby)

30e : Claude Michy (Football)

31e : Olivier Enjolras (Football)

32e : Marcel Michelin (Omnisports)

33e : Bernard Chevallier (Rugby)

34e : Sidney Govou (Football)

35e : Catherine Bouchon (Volley-ball)

36e : Grégory Coupet (Football)

37e : Philippe Suchaud (Pétanque)

38e : Dominique Sarron (Moto)

39e : Vern Cotter (Rugby)

40e : Philippe Bugalski (Automobile)

41e : Jean-Marc Lhermet (Rugby)

42e : Gil Zok (Canoë-kayak)

43e : Emile Pladner (Boxe)

44e : Philippe d’Encausse (Athlétisme)

45e : Hervé d’Encausse (Athlétisme)

46e : Christine Dulac (Basket-ball)

47e : Gauthier de Tessières (Ski alpin)

48e : Isabelle Delobel (Patinage artistique)

49e : Corinne Diacre (Football)

50e : Elisabeth Riffiod (Basket-ball)

51e : Annick Hayraud (Rugby)

52e : Yannick Bourseaux (Handisport)

53e : Laure Boulleau (Football)

54e : Amaury Pierron (VTT)

55e : Audrey Prieto (Lutte)

56e : Willy Sagnol (Football)

57e : Christian Merle (Boxe)

58e : Irène Guidotti (Basket-ball)

59e : Victor Boffelli (Rugby)

60e : Yves Dreyfus (Escrime)

61e : Michel Jazy (Athlétisme)

62e : Claude Bénézit (Canoë-kayak)

63e : Paul Besson (Basket-ball)

64e : Adrien Chalmin (Handisport)

65e : André Zoete (Lutte)

66e : Angélique Papon-Colombet (Pétanque)

67e : David Melody (Basket-ball)

68e : Brock James (Rugby)

69e : Edmond Leclanché (Lutte)

70e : Anne Piquereau (Athlétisme)

71e : Antoine Cayrol (Alpinisme)

72e : Louis Rosier (Automobile)

73e : Pierre Dupasquier (Automobile)

74e : Farida El Hadrati (Boxe)

75e : Laurent François (Handisport)

76e : Stéphane Lauvergne (Basket-Ball)

77e : Alice Modolo (Apnée)

78e : Napolioni Nalaga (Rugby)

79e : Tony Marsh (Rugby)

80e : Ludovic Lemoine (Handisport)

81e : Laurence Castet-Bénézit (Canoë-Kayak)

82e : Jean-Louis Tournadre (Moto)

83e : Geoffroy Mathieu (Natation)

84e : Sébastien Foucras (Ski alpin)

85e : Gwladys Nocera (Golf)

86e : Jean Pellez (Athlétisme)

87e : Jean-Aimé Toupane (Basket-Ball)

88e : Paoline Salagnac (Basket-Ball)

89e : Adrien Morillas (Moto)

90e : Marcel Duriez (Athlétisme)

91e : René Soulier (Athlétisme)

92e : Andrzej Szarmach (Football)

93e : Thierry Coutard (Football)

94e : Marie Tari (Volley-Ball)

95e : Jean-François Phliponeau (Rugby)

96e : Thierry Bourdin (Lutte)

97e : Thierry Charbonnier (Moto)

98e : Eric Nicol (Rugby)

99e : Charles Tassin (Basket-Ball)

100e : Georges Groine (Sports Automobiles)

 

Retrouvez les sportifs classés de la 100e à la 95e place

Retrouvez les sportifs classés de la 94e à la 89e place

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