Actualité sportive en auvergne



Photo © Francis CAMPAGNONI

Top 100 : ils ont fait le sport auvergnat (46-41)

Le 4 octobre prochain, La Montagne fêtera ses 100 ans d'existence. À cette occasion, notre rédaction a établi un classement des 100 personnalités qui ont fait l'histoire du sport en Auvergne de 1919 à nos jours. Aujourd'hui, place aux personnalités classées de la 46e à la 41e place.

 

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46e : Christine Dulac - Basket-ball

Christine Dulac-Rougerie, sous le maillot de l'ASM en 1984.

Depuis plusieurs semaines, de nombreuses joueuses des Demoiselles de Clermont ont fait leur entrée dans le classement. Cette semaine, place à Christine Dulac. Née à Marseille le 27 janvier 1952, elle fait partie de cette équipe mythique clermontoise, qui a tout raflé sur son passage dans les années 1970. En France du moins. Car au niveau européen, elle butera sur la montagne Riga, dans le sillage d'une Uljana Semenova iindéfendable. 
Au niveau international, elle dispute 107 rencontres avec l'équipe de France. Sélectionnée pour la première fois en 1968 avec les Bleues, elle est vice-championne d'Europe la même année. Sa seule médaille avec le maillot bleu. Elle termine sixième du championnat du monde à Sao Paulo (Brésil), en 1971. En championnat d'Europe elle finira deux fois au pied du podium, en 1972 et 1976.
Plus récemment, celle qui est également la mère d'Aurélien Rougerie s'est engagée dans la politique de la ville de Clermont-Ferrand. Durant le mandat de Serge Godard à la mairie, elle est en charge des « Sports, Loisirs de plein-air et centres de vacances ». Durant les élections municipales suivantes, en mars 2014, elle est sur la liste d'Olivier Bianchi, et devient deuxième adjointe chargée des « Sports, grands événements et promotion de la ville ».

Photo : Camille Mazoyer.
 

 

45e : Hervé d’Encausse - Athlétisme

Hervé d'Encausse en plein entraînement, le 26 juillet 1972.

Il y a des performances qui font de vous des sportifs qui ne seront pas oubliés dans l'histoire du sport français. Hervé d'Encausse a réalisé l'une d'entre elles. Né à Hanoï le 27 janvier 1943 d'un père agent du Trésor des colonies, il a été le premier français à franchir la barre - symbolique pour l'époque - de cinq mètres. Gymnaste dans sa jeunesse jusqu'au début des années 60, il se tourne vers l'athlétisme et la perche. Et très rapidement, grâce à une vitesse exceptionnelle couplée d'une souplesse venue de son passé de gymnaste, les résultats sont là. À une époque où les perches sont en métal, il réalise le record de France avec 4,64 m en 1964, sous les couleurs de l'ASM, où il est inscrit depuis 1963. Quatre ans seulement a après avoir débuté la perche.
Tout va très vite pour Hervé d'Encausse, sélectionné dès 1963 avec l'équipe de France. Au total, il est trente fois international. En 1968, il saisit une opportunité professionnelle est arrête la compétition. À seulement 25 ans. Ce qui ne l'empêche pas d'être rappelé quatre ans plus tard, lors des JO de Munich en 1972. L'athlète s'en était expliqué dans nos colonnes il y a de nombreuses années : « À cette époque la perche ne nourrissait pas son athlète. Pourtant, quatre ans plus tard, sur mes simples qualités physiques, j'ai été sélectionné pour les Jeux Olympiques de Munich où, sans entraînement, j'ai franchi 5,30 m. » Malgré cette courte carrière, Hervé d'Encausse est quatre fois champion de France, champion du monde militaire en 1965, et plusieurs fois recordman d'Europe. Il participe également à trois olympiades : Tokyo en 1964, Mexico en 1968 et Munich donc, en 1972.
Malgré tout, de cette courte carrière, il en gardera un goût d'inachevé, comme s'il n'avait jamais réellement exploité toutes ses capacités physiques.

Hervé D'Encausse lors des championnat d'Auvergne d'athlétisme, le 30 juin 1968.Photo René Charpin.

 

 

44e : Philippe d’Encausse - Athlétisme

Master Perche 27-28 janvier 1994, à Clermont-Ferrand. Philippe d'Encausse, deuxième derrière Sergueï Bubka et Vasily Bubka. Photo Jean-Louis Gorce.

Dans la famille d'Encausse, après le père, voici le fils. Philippe, né le 24 mars 1967. D'ailleurs, c'est en regardant son père sauter à la télévision qu'il se met à la perche à l'âge de 17 ans. À croire que la précocité est innée chez les d'Encausse, Philippe devient champion de France cadet, junior et espoir. Une trajectoire folle qui lui permet d'être appelé pour les Jeux Olympiques de Séoul en 1988. Il termine 8e avec un saut à 5,60 m, derrière... Sergueï Bubka en 5,90 m. Intouchable.
Les quatre années qui suivent, le Clermontois est souvent blessé. Mais l'équipe de France fait de nouveau appel à lui pour les JO de Barcelone en 1992. Après ces olympiades où il est éliminé en qualifications, Philippe d'Encausse a l'impression d'avoir fait le tour de sa discipline. Parallèlement, son travail de banquier à la BNP ne l'inspire pas vraiment et il décide de partir deux ans à l'INSEP pour passer son professorat de sports. Au stadium Jean-Pellez, dans l'une des plus belles salles d'Europe, il entraîne le gratin de la perche. Et en 2012, c'est la consécration : le champion olympique en titre, Renaud Lavillenie, demande à ce qu'il devienne son entraîneur. Ensemble, ils vont - presque - tout gagner. Aux Jeux Olympiques de Rio, son athlète finit deuxième. Mais ce que l'histoire retiendra du duo, c'est le record du monde de Renaud Lavillenie, le 15 février 2014, à Donetsk. Ce jour-là, lors du Pole Vault Stars, le licencié du Clermont Athlé franchit 6,16 m devant la légende Sergueï Bubka. Insensé. Sept ans après le début de leur collaboration, Philippe d'Encausse entraîne toujours le recordman du monde.

Philippe d'Encausse et Renaud Lavillenie lors du All Star Perche 2017. Photo Francis Campagnoni.

 

 

43e: Émile Pladner - Boxe

Émile Pladner 1929 boxe. Libre de droits. BNF.

Certains débutent un sport en regardant leur idole à la télévision, ou pour retrouver le même plaisir que la cour de récré. Et il y a Émile Pladner. Un beau jour, alors qu'il joue tranquillement au billard dans un café, il « couche » une personne venue l'importuner. Cette même personne deviendra vice-championne d'Auvergne de boxe quelques jours plus tard. C'est la révélation pour Émile Pladner qui se met à la boxe. Après seulement deux ans de pratique, il est champion d'Auvergne et du Centre dans la catégorie poids mouches. Au mois de mai 1925, il est sacré champion d'Europe à Stockholm en battant l'Anglais Billy James. Il devient alors professionnel. Et seulement deux années plus tard, il est champion de France face à François Marrochini.
Mais le destin de l'homme d'1,61 m bascule le dimanche 2 mars 1929. Ce soir-là, le tout-Paris est présent au Vélodrome d'Hiver pour assister à son combat pour la ceinture mondiale dans la catégorie poids mouches, contre l'Américain Frankie Genaro, ultra favori. Cinquante-huit secondes après la sonnerie qui marque le début du combat, Émile Pladner, 22 ans, devient champion du monde. C'est l'une des victoires les plus rapides de l'histoire de la boxe. D'ailleurs, ce combat sera considéré comme la principale surprise de l'année 1929 par le Ring Magazine.
Un titre de courte durée. Accusant Pladner d'avoir porté un coup bas, le clan Genaro fait campagne dans la presse pour obtenir une revanche. Le promoteur Jeff Dickson convainc Pladner. Le 18 avril 1929, l'acte 2 débute. Dans un climat malsain où Genaro multiplie les provocations, Pladner domine mais se voit disqualifié pour un coup bas. Et 47 jours après son sacre, « Milou » perd déjà son titre.
Alors qu'il a mis fin à sa carrière le 20 février 1936 (104 victoires, 38 avant la limite, 13 nuls et 16 défaites), Émile Pladner perd la vue à la suite d'un décollement de la rétine en juin 1937. Son épouse lui apprend alors le braille et il obtient son diplôme de masseur en juin 1940. 

 

42e : Gilles Zok - Canoë-kayak

Gilles Zok lors des championnats du monde, le 22 avril 1985.

Appelez-le « le Rambo des rapides » ou encore l'« homme rivière ». Né à Vienne le 25 mai 1954, Gilles Zok appartient au lot des gloires du sport. Celui qui a également été Chevalier dans l'ordre national du Mérite, a un palmarès hors normes. Si bien qu'en 1986, il fait son entrée dans le Guiness Book en qualité de champion le plus titré de l'histoire du canoë-kayak mondial en rivière sportive.
Du jour où il a remporté son premier titre régional, il ne cesse de gravir les échelons, pour se hisser, en 1981, (alors qu'il est licencié en Auvergne du fait de sa nomination au poste de conseiller technique régional à Clermont-Ferrand), au sommet de la hiérarchie mondiale. Enfin.
Un premier titre après deux médailles d'argent lors des éditions 1977 et 1979. Le début d'une domination sans partage pour le spécialiste de la descente. Les éditions suivantes, que ce soit à Merano (Italie) en 1983, Garmisch (Allemagne) en 1985 ou Bourg Saint-Maurice (France) en 1987, il termine sur la plus haute marche du podium. D'ailleurs c'est après cette dernière médaille d'or qu'il met un terme à sa carrière, à 33 ans. Classe. Par équipes, il remporte cinq médailles d'or.
Une petite année après sa retraite, il devient entraîneur de l'équipe de France de descente, jusqu'en 1990.
 

 

41e : Jean-Marc Lhermet - Rugby

Jean-Marc Lhermet, le 26 aout 1998.

Emblématique. Avec Jean-Pierre Romeu, Aurélien Rougerie et Gérald Merceron, Jean-Marc Lhermet fait partie des joueurs qui resteront dans les mémoires des supporters asémistes. Né le 14 août 1967 à Montluçon, il prend sa première licence de rugby au club de Vichy, en 1980. Avec lequel il remporte le championnat de France de deuxième division en 1987.
La saison suivante, le 3e ligne d'1,92 m signe en faveur de l'ASM. Avec le club auvergnat, il va connaître les succès, comme le challenge européen en 1999. Mais surtout les déceptions. Capitaine des « jaune et bleu », il dispute deux finales de championnat de France. En 1994, il perd contre le Stade Toulousain 22 à 16. Bis repetita en 1999. Au stade de France cette fois-ci, son équipe s'incline une nouvelle fois en finale, 15 à 11. C'est sur cette ultime défaite qu'il met fin à sa carrière professionnelle. Cruel. 
De 1990 à 1993, il porte le maillot tricolore à trois reprises, disputant le Tournoi des V Nations en 1990.
En plus d'être un très bon joueur de rugby, le Montluçonnais va marquer de son empreinte le rugby français. En 1998, avec Émile N'Tamack, il fonde Syndicat national des joueurs de rugby (Provale), dont il assure la présidence pendant deux ans.
Après sa carrière de joueur, celui qui est ingénieur chez Michelin dirige le centre de formation de l'ASM, et devient ensuite directeur sportif en 2004. Douze ans après, il quitte son poste, désormais occupé par Franck Azéma, mais reste au sein du club afin de mener un nouveau projet de développement, dont l'objectif est d'anticiper la mutation du rugby. 
Plus récemment, le 18 août 2019, il a annoncé faire partie de la liste de Florian Grill « Ovale Ensemble », qui affrontera le pouvoir en place dans un peu plus d’un an pour l’élection à la présidence de la FFR.

Photo Remi Dugne.

 

Le classement :

41e : Jean-Marc Lhermet (Rugby)

42e : Gil Zok (Canoë-kayak)

43e : Emile Pladner (Boxe)

44e : Philippe d’Encausse (Athlétisme)

45e : Hervé d’Encausse (Athlétisme)

46e : Christine Dulac (Basket-ball)

47e : Gauthier de Tessières (Ski alpin)

48e : Isabelle Delobel (Patinage artistique)

49e : Corinne Diacre (Football)

50e : Elisabeth Riffiod (Basket-ball)

51e : Annick Hayraud (Rugby)

52e : Yannick Bourseaux (Handisport)

53e : Laure Boulleau (Football)

54e : Amaury Pierron (VTT)

55e : Audrey Prieto (Lutte)

56e : Willy Sagnol (Football)

57e : Christian Merle (Boxe)

58e : Irène Guidotti (Basket-ball)

59e : Victor Boffelli (Rugby)

60e : Yves Dreyfus (Escrime)

61e : Michel Jazy (Athlétisme)

62e : Claude Bénézit (Canoë-kayak)

63e : Paul Besson (Basket-ball)

64e : Adrien Chalmin (Handisport)

65e : André Zoete (Lutte)

66e : Angélique Papon-Colombet (Pétanque)

67e : David Melody (Basket-ball)

68e : Brock James (Rugby)

69e : Edmond Leclanché (Lutte)

70e : Anne Piquereau (Athlétisme)

71e : Antoine Cayrol (Alpinisme)

72e : Louis Rosier (Automobile)

73e : Pierre Dupasquier (Automobile)

74e : Farida El Hadrati (Boxe)

75e : Laurent François (Handisport)

76e : Stéphane Lauvergne (Basket-Ball)

77e : Alice Modolo (Apnée)

78e : Napolioni Nalaga (Rugby)

79e : Tony Marsh (Rugby)

80e : Ludovic Lemoine (Handisport)

81e : Laurence Castet-Bénézit (Canoë-Kayak)

82e : Jean-Louis Tournadre (Moto)

83e : Geoffroy Mathieu (Natation)

84e : Sébastien Foucras (Ski alpin)

85e : Gwladys Nocera (Golf)

86e : Jean Pellez (Athlétisme)

87e : Jean-Aimé Toupane (Basket-Ball)

88e : Paoline Salagnac (Basket-Ball)

89e : Adrien Morillas (moto)

90e : Marcel Duriez (athlétisme)

91e : René Soulier (athlétisme)

92e : Andrzej Szarmach (football)

93e : Thierry Coutard (football)

94e : Marie Tari (volley-ball)

95e : Jean-François Phliponeau (rugby)

96e : Thierry Bourdin (lutte)

97e : Thierry Charbonnier (moto)

98e : Eric Nicol (rugby)

99e : Charles Tassin (basket-ball)

100e : Georges Groine (sport automobile)

 

Retrouvez les sportifs classés de la 100e à la 95e place

Retrouvez les sportifs classés de la 94e à la 89e place

Retrouvez les sportifs classés de la 88e à la 83e place

Retrouvez les sportifs classés de la 82e à la 77e place

Retrouvez les sportifs classés de la 76e à la 71e place

Retrouvez les sportifs classés de la 70e à la 65e place

Retrouvez les sportifs classés de la 64e à la 59e place

Retrouvez les sportifs classés de la 58e à la 53e place

Retrouvez les sportifs classés de la 46e à la 41e place

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