Actualité sportive en auvergne



Photo © CAMPAGNONI Francis

Top 100 : ils ont fait le sport auvergnat (18-14)

Le 4 octobre prochain, La Montagne fêtera ses 100 ans d'existence. À cette occasion, notre rédaction a établi un classement des 100 personnalités qui ont fait l'histoire du sport en Auvergne. Aujourd'hui place aux sportifs classés de la 18e à la 14e place.

Découvrez comment nous avons effectué ce classement en cliquant ICI.

18e : Salim Medjkoune - Boxe

Salim Medjkoune, au Zénith d'Auvergne. Photo Francis Campagnoni.
Le Clermontois Salim Medjkoune, dit « Medje », a eu une belle carrière. Dans sa catégorie de prédilection, celle des super-coqs, celui qui était entraîné par André Moins est rapidement devenu un des meilleurs français.

En 1995, trois ans après être passé professionnel, Medjkoune devient champion de France en l’emportant aux points face à Akim Ouchen, chez lui, à Royat. L’année suivante, en Italie cette fois, « Medje » s’empare du titre de champion d’Europe en super-coqs face à Vincenzo Belcastro. Un titre qu’il ne conservera que quelques mois, puisque le Bulgare Martin Krastev le renversera, en décembre 1996, à la Maison des Sports de Clermont-Ferrand.

Mais six années plus tard, en 2002, Medjkoune devient champion du monde WBA au Japon, à l'issue d'un combat face à Osamu Sato. Un titre qu’il conservera presque un an avant de le perdre au Futuroscope, en juillet 2003, lors d’un combat face à Mahyar Monshipour.

La conquête du titre mondial en 2002.

Dix mois plus tard, Medjkoune tentera bien de reprendre son titre, au Zénith d’Auvergne, mais le Poitevin Monshipour l’emportera une nouvelle fois sur K.O. technique. Il s’agit-là du dernier combat de Salim Medjkoune, qui a donc pu tirer sa révérence devant son public. Avec, au final, un bilan plutôt élogieux de 43 victoires, 1 nul et 5 défaites.

 

17e : Joffrey Lauvergne - Basket-ballJoffrey Lauvergne a porté le maillot des Spurs lors de la saison 2017/2018.

S’il est né à Mulhouse le 30 septembre 1991 et a voyagé au gré du parcours de basketteur professionnel de son père Stéphane (76e de notre classement), Joffrey Lauvergne est bien un pur Auvergnat de sang du côté paternel mais aussi du côté maternel, descendant de la famille Grandjean très impliquée au Stade Clermontois. Un club où « Jololo » fait ses classes en minimes France avec un certain Axel Toupane, avant de suivre la voie de la formation fédérale via l’INSEP. À Chalon, par la suite, il découvre la Pro A, l’Euroligue et devient même champion de France en 2012. Mais le garçon au caractère bien trempé n’hésite pas à aller au clash, rompt son contrat six mois plus tard et file à Valence. Après son expérience en Espagne, l’intérieur de 2,11 m gagne une stature internationale sous les couleurs du Partizan Belgrade, un club familial qui lui sied, dirigé par l’exigeant coach Duško Vujoševic. En 2013, tout lui réussit avec un succès en championnat de Serbie, en Ligue Adriatique, des premières sélections en Bleu ponctuées du tout premier titre européen du basket tricolore en Slovénie ainsi que d’une 55e place à la Draft NBA.

 

Joffrey Lauvergne.

En février 2015, Joffrey Lauvergne quitte le Khimski Moscou pour tenter la grande aventure outre-Atlantique. Durant trois saisons et demie, il est baladé entre Denver, Oklahoma, Chicago et San Antonio, ballotté entre une place d’ailier fort shooteur qu’il revendique et un rôle de pivot que veulent lui affubler les coachs de NBA. Après 208 matchs à seulement 13,6 minutes et 5,6 points de moyenne, l’Auvergnat tourne le dos à l’Amérique à l’été 2018 pour revenir en Europe et en Euroligue, au Fenerbahçe Istanbul, où il évolue actuellement. Dans le même temps, il claque la porte de l’équipe de France sans en expliquer publiquement les raisons après 86 sélections avec, outre l’or européen en 2013, le bronze mondial en 2014, européen en 2015 et une participation aux JO en 2016.

 

16e : Marion Bartoli - Tennis

Marion Bartoli.
Native du Puy-en-Velay, Marion Bartoli est indéniablement une des meilleures tenniswomen de l’histoire en France. Aujourd’hui, deux ans après s’être retirée du circuit, elle reste l’une des trois seules Françaises à avoir remporté un titre du Grand Chelem à l’ère Open, avec Amélie Mauresmo et Mary Pierce. Car loin des courts de tennis de Retournac (Haute-Loire) où elle a commencé le tennis sous les ordres de son père, Marion Bartoli a eu une brillante carrière en WTA.

Avec huit titres en simple (le premier à Auckland en 2006) et trois en double, la droitière possède l'un des plus beaux palmarès du tennis français. En est pour preuve ce titre à Wimbledon, acquis en 2013 après une finale expéditive (6-1 / 6-4) face à Sabine Lisicki.

Septième du classement WTA au plus fort de sa carrière, l’Altiligérienne raccroche pourtant les baskets quelques mois après sa victoire sur le gazon londonien.

La demi-finaliste 2011 de Roland-Garros tentera bien de revenir à la compétition en 2017, mais son épaule droite la fait finalement trop souffrir pour continuer. Lors du dernier Roland-Garros, elle a participé au Trophée des Légendes. Quelques mois avant de fouler la terre-battue de la Porte d’Auteuil, la Ponote avait publié un livre, intitulé « Renaître » (éditions Flammarion), dans lequel elle est revenue sur sa carrière mais également sur les pépins qu’elle a pu connaître par la suite.

 

15e : Serge Chiesa - Football

Serge Chiesa en janvier 1986
 

Il fait partie du petit cercle des joueurs qui ont marqué l’histoire de l’Olympique Lyonnais. Joueur aussi discret et timide dans la vie que rayonnant et influent sur un terrain, Serge Chiesa est encore aujourd’hui le joueur le plus capé de l’OL avec 541 matchs disputés dont 477 en championnat (121 but) , entre 1969 et 1983.

Serge Chiesa est né le 25 décembre 1950 à Casablanca (Maroc). Mais c’est à l’AS Montferrand, entre 1960 et 1969, sous la houlette de Jules Sbroglia qu’il a fait sa formation. Ses qualité hors normes de dribbleur, de technicien, la qualité de ses passes et son sens du but malgré sa taille de poche (1,68 m) attirent très vite les convoitises des dirigeants de Saint-Etienne. Mais il préférera prendre la direction de Lyon où il est devenu pendant 14 ans une vraie légende. Seul bémol dans ce parcours exceptionnel à une époque où l’OL était dans l’ombre de Saint Étienne ou de Marseille, la maigreur de son palmarès avec une seule coupe de France remportée en 1973.

Serge Chiesa en 2009.

Serge Chiesa n’aura pas eu non plus une carrière internationale à la hauteur de son talent. A trois jours d’un match éliminatoire à l’Euro 1976, contre la RDA, le 12 octobre 1974, il quitte brusquement le rassemblement de l’équipe de France car il ne supportait plus ces stages et d’être séparé de sa famille. Il prend ce jour-là définitivement sa retraite internationale avec seulement 12 sélections a son actif.

A 33 ans, il quitte l’OL et va jouer deux saisons à Orléans (D2) en 1983 et 1985. Serge Chiesa boucle la boucle en revenant à Clermont, au CFC en 1986. Il sera avec Szamarch, l’un des artisans de la montée du club en D2 en 1988. Il raccrochera définitivement les crampons pour et et se retirer discrètement à Riom où il tiendra pendant 21 ans un tabac-presse.

 

14e : Jacky Chazalon

Chazalon monte au panier. Photo d'archive.
Si Jacqueline (dite « Jacky ») Chazalon n’est pas née en Auvergne mais à Alès (Gard), sa carrière est malgré tout liée de près à notre région. Basketteuse internationale (elle compte 189 sélections en équipe de France), elle rejoint l’AS Montferrand en 1963, à seulement 18 ans.

Cette année-là, « Jacky » découvre l’Auvergne mais également le maillot Bleu, qu’elle porte pour la première fois le 1er décembre, lors d’une rencontre face à la Suisse.

L’année suivante, Jacqueline Chazalon quitte l’ASM pour suivre sa coach Édith Tavert-Kloeckner, démise de ses fonctions au sein du club Asémiste. C’est donc du côté du CUC que la meneuse poursuit sa carrière. Après deux années passées en niveau régional dans son nouveau club, « Jacky » retrouve à nouveau l’élite en 1967.

Sous l’impulsion de sa meneuse, le CUC devient rapidement l’ogre du championnat de France : le club est sacré champion de France neuf fois d’affilée entre 1968 et 1976. Sur le Vieux-Continent, le club clermontois est également craint. Il parvient à se hisser quatre fois en finale de la coupe d’Europe… pour quatre échecs. Vice-championne d’Europe avec l’équipe de France en 1970, Jacqueline Chazalon met un terme à sa carrière en 1976. Élue meilleure basketteuse française du siècle en 1999, elle est introduite au FIBA Hall of Fame en 2009.

 

 

Le classement :

19e : Guy Ligier (Automobile)

20e : Isabelle Fijalkowski (Basket-ball)

21e : Philippe Saint-André (Rugby)

22e : Jessy Trémoulière (Rugby)

23e : Antonon Magne (Cyclisme)

24e : Jean Todt (Automobile)

25e : Jean-Pierre Frachon (Alpinisme)

26e : Stéphane Risacher (Basket-ball)

27e : Thomas Lorblanchet (Trail)

28e : Olivier Merle (Rugby)

29e : Olivier Magne (Rugby)

30e : Claude Michy (Football)

31e : Olivier Enjolras (Football)

32e : Marcel Michelin (Omnisports)

33e : Bernard Chevallier (Rugby)

34e : Sidney Govou (Football)

35e : Catherine Bouchon (Volley-ball)

36e : Grégory Coupet (Football)

37e : Philippe Suchaud (Pétanque)

38e : Dominique Sarron (Moto)

39e : Vern Cotter (Rugby)

40e : Philippe Bugalski (Automobile)

41e : Jean-Marc Lhermet (Rugby)

42e : Gil Zok (Canoë-kayak)

43e : Emile Pladner (Boxe)

44e : Philippe d’Encausse (Athlétisme)

45e : Hervé d’Encausse (Athlétisme)

46e : Christine Dulac (Basket-ball)

47e : Gauthier de Tessières (Ski alpin)

48e : Isabelle Delobel (Patinage artistique)

49e : Corinne Diacre (Football)

50e : Elisabeth Riffiod (Basket-ball)

51e : Annick Hayraud (Rugby)

52e : Yannick Bourseaux (Handisport)

53e : Laure Boulleau (Football)

54e : Amaury Pierron (VTT)

55e : Audrey Prieto (Lutte)

56e : Willy Sagnol (Football)

57e : Christian Merle (Boxe)

58e : Irène Guidotti (Basket-ball)

59e : Victor Boffelli (Rugby)

60e : Yves Dreyfus (Escrime)

61e : Michel Jazy (Athlétisme)

62e : Claude Bénézit (Canoë-kayak)

63e : Paul Besson (Basket-ball)

64e : Adrien Chalmin (Handisport)

65e : André Zoete (Lutte)

66e : Angélique Papon-Colombet (Pétanque)

67e : David Melody (Basket-ball)

68e : Brock James (Rugby)

69e : Edmond Leclanché (Lutte)

70e : Anne Piquereau (Athlétisme)

71e : Antoine Cayrol (Alpinisme)

72e : Louis Rosier (Automobile)

73e : Pierre Dupasquier (Automobile)

74e : Farida El Hadrati (Boxe)

75e : Laurent François (Handisport)

76e : Stéphane Lauvergne (Basket-Ball)

77e : Alice Modolo (Apnée)

78e : Napolioni Nalaga (Rugby)

79e : Tony Marsh (Rugby)

80e : Ludovic Lemoine (Handisport)

81e : Laurence Castet-Bénézit (Canoë-Kayak)

82e : Jean-Louis Tournadre (Moto)

83e : Geoffroy Mathieu (Natation)

84e : Sébastien Foucras (Ski alpin)

85e : Gwladys Nocera (Golf)

86e : Jean Pellez (Athlétisme)

87e : Jean-Aimé Toupane (Basket-Ball)

88e : Paoline Salagnac (Basket-Ball)

89e : Adrien Morillas (Moto)

90e : Marcel Duriez (Athlétisme)

91e : René Soulier (Athlétisme)

92e : Andrzej Szarmach (Football)

93e : Thierry Coutard (Football)

94e : Marie Tari (Volley-Ball)

95e : Jean-François Phliponeau (Rugby)

96e : Thierry Bourdin (Lutte)

97e : Thierry Charbonnier (Moto)

98e : Eric Nicol (Rugby)

99e : Charles Tassin (Basket-Ball)

100e : Georges Groine (Sports Automobiles)

 

Retrouvez les sportifs classés de la 100e à la 95e place

Retrouvez les sportifs classés de la 94e à la 89e place

Retrouvez les sportifs classés de la 88e à la 83e place

Retrouvez les sportifs classés de la 82e à la 77e place

Retrouvez les sportifs classés de la 76e à la 71e place

Retrouvez les sportifs classés de la 70e à la 65e place

Retrouvez les sportifs classés de la 64e à la 59e place

Retrouvez les sportifs classés de la 58e à la 53e place

Retrouvez les sportifs classés de la 52e à la 47e place

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Retrouvez les sportifs classés de la 34e à la 29e place

Retrouvez les sportifs classés de la 28e à la 24e place

Retrouvez les sportifs classés de la 23e à la 19e place

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