Actualité sportive en auvergne



Photo © Pierre COUBLE

Top 100 : ils ont fait le sport auvergnat (13-9)

Le 4 octobre prochain, La Montagne fêtera ses 100 ans d'existence. À cette occasion, notre rédaction a établi un classement des 100 personnalités qui ont fait l'histoire du sport en Auvergne. Aujourd'hui place aux sportifs classés de la 13e à la 9e place.

Découvrez comment nous avons effectué ce classement en cliquant ICI.

13e : Christian Fazzino - Pétanque

Christian Fazzino.
Né à Fedala (aujourd’hui Mohammédia) au Maroc, Christian Fazzino a rejoint Montluçon (Allier) dans les premières années de sa vie. Il s'est inscrit très jeune au club du Pont-Neuf, puis à l’Amicale des Marais, toujours dans la cité industrielle du Bourbonnais. Et Fazzino n'a pas tardé à se distinguer dans sa discipline : à 19 ans seulement, il a enlevé le premier de ses sept titres de champion de France en tête-à-tête, à Clermont-Ferrand. Le Montluçonnais ne s'est pas contenté de ce titre. Il a également brillé par équipe, en glanant d'autres couronnes nationales : deux en doublette (1984, 2013) et cinq en triplette (1984, 1989, 1998, 2002, 2005).

En 2018, le natif de Fedala a été sacré champion de France vétéran, portant à 15 le nombre de titres nationaux remportés dans sa carrière. Un palmarès bien fourni, et encore plus impressionnant si on lui rajoute quatre titres de champion du monde en triplette (1988, 1989, 1992, 1998), deux titres de champion d’Europe (1989, 2019), quatre Masters de pétanque, deux Trophées des villes, etc.Christian Fazzino.

Il faudrait sans doute beaucoup plus que ces quelques lignes pour détailler le palmarès de Christian Fazzino, mais cet aperçu permet de mieux comprendre pourquoi le Montluçonnais a été sacré Joueur du siècle en 2000 par la Fédération internationale. Cela explique aussi le choix de la ville de Montluçon de nommer le nouveau boulodrome « Boulodrome Christian-Fazzino », en 2015.

En novembre dernier, le bouliste a quitté pour la première fois, à 63 ans, son Montluçon d’adoption, en rejoignant le très réputé club lyonnais de la Pétanque des Canuts. Un beau challenge pour l’ancien électricien à la mairie de la ville bourbonnaise.

 

12e : Roger Walkowiak - CyclismeRoger Walkowiak dans la montagne lors de la dix-septième étape du Tour de France 1956

“Un Tour à la Walko”. L’expression devenue péjorative d’un vainqueur de Tour surprise, sans panache, bénéficiant d’éléments favorables, a collé à la peau de Roger Walkowiak jusqu’à la fin de ses jours, en 2017, du côté de Vichy. À tort pour cet enfant d’immigré polonais qui a grandi dans le quartier des Marais à Montluçon et découvert le cyclisme durant la Seconde guerre mondiale.

Celui qui se destine au métier de tourneur devient pro en 1950 et obtient de belles places d’honneur en finissant 8e de Milan-San Remo en 1953 et 2e au classement général du Critérium du Dauphiné en 1955 jusqu’à ce fameux Tour de France 1956.

Les Anquetil, trop jeune, Bobet, blessé, Coppi, Koblet, Kübler font l’impasse et la Grande Boucle, très ouverte, est prise d’un vent de folie dès le départ de Reims. Les échappées se multiplient, vaillamment Roger Walkowiak fait la course devant quasiment au quotidien jusqu’à prendre le maillot jaune lors de la 7e étape à Angers où les fuyards relèguent le peloton à près de 19 minutes.

Cette avance, le Montluçonnais la gère intelligemment. Avec l’aval de son directeur sportif de l’équipe Nord-Est - Centre, Sauveur Ducazeaux, il choisit de laisser volontairement sa place de leader, trois jours plus tard. Il passe les Pyrénées et les premières pentes des Alpes au contact de meilleurs et, au terme d’une étape homérique entre Turin et Grenoble, l’Auvergnat reprend son bien à quatre jours de l’arrivée.

Roger Walkowiak.

Attaqué jusqu’aux derniers tours de roue lors d’une ultime étape qui part de chez lui à Montluçon, Roger Walkowiak résiste pour s’adjuger le Tour 1956 à Paris.

Egalement vainqueur de deux étapes du Tour d’Espagne en 1956 et 1957 (plus une en chrono par équipes), il ne confirme pas par la suite, la faute à une amibiase contractée en 1957 au Maroc et probablement aussi aux commentaires acerbes.

Humble, sensible, mais aussi amer d’une notoriété et d’un traitement qu’il ne méritait pas, Roger Walkowiak s’éloigne du milieu du cyclisme et des médias une fois sa carrière terminée en 1960 et n’évoque que très rarement les souvenirs de ce Tour 1956 jusqu’à sa mort.

 

11e : Christian Sarron - Moto

Christian Sarron en 1977.
Christian Sarron a lui aussi été un des meilleurs sur un deux-roues, mais pas à la même allure que Walko. Car c’est bien en moto que Christian Sarron a eu une riche carrière, également remplie de succès.

Né à Clermont-Ferrand en 1955, Christian s’intéresse rapidement à la moto, au point d’investir ses premières économies dans l’achat d’une 125 Motobécane. À 20 ans, il participe à la coupe Kawasaki et se fait alors repérer par Patrick Pons, alors pilote chez Yamaha. C’est ce même Patrick Pons qui va mettre le pied de Sarron à l’étrier.

Blessé en 1976, le premier propose à son team manager, Jean-Claude Olivier, de mettre le jeune Clermontois à l’essai. Essai réussi, puisque moins d’un an plus tard, il remporte le GP d’Allemagne en 250 cm3. Un premier coup, avant de confirmer plus tardivement, en 1982.Les motards Patrick Pons et Christian Sarron au salon de l'auto en 1978.

En effet, après quelques années compliquées, marquées par le décès de son ami Patrick Pons lors d’un GP à Silverstone (1980), Christian Sarron est de retour au plus haut niveau. Vainqueur du GP de Finlande en 1982, il remportera le GP de Suède en 1983 (avec un titre de vice-champion du monde la même année), puis le titre de champion du monde sur 250 cm3 en 1984, avec pas moins de trois victoires cette année-là (Autriche, Allemagne, Angleterre).

Après cela, Sarron va se lancer dans la catégorie 500 cm3, dès la saison suivante. Il termine troisième du championnat du monde de la catégorie en 1985 et en 1989. Mais c’est cinq ans plus tard que le pilote auvergnat décroche le plus beau titre de sa carrière. Aligné sur une moto Yamaha lors du Bol d’Or 1994, Christian Sarron, accompagné de son frère cadet Dominique et du japonais Yasutomo Nagai, remporte la course.

Ce fut sa manière à lui de partir en beauté, puisqu’un an plus tard, il décide de mettre un terme à sa carrière. Reconverti dans un premier temps comme directeur sportif de l’écurie Yamaha, il est aujourd’hui le propriétaire d’un circuit de kart à Riom.

 

10e : Morgan Parra - Rugby

Morgan Parra figure dans le top 10.
Morgan Parra n’a pas fait toutes ses gammes à l’ASM, mais il semble être présent dans le club montferrandais depuis tellement de temps que le demi de mêlée a toute sa place dans ce classement.

En 2009, le natif de Metz (Moselle), alors âgé de 20 ans, quitte le CS Bourgoin-Jallieu, à la peine en Top 14, et débarque à Clermont avec le statut de « recrue phare ». Arrivé pour remplacer Pierre Mignoni, le jeune Parra met un peu du temps à s’adapter aux nouvelles exigences d’un club comme l’ASM. La faute notamment à une blessure à l'épaule contractée en finale du Challenge européen avec Bourgoin, juste avant de rejoindre l’Auvergne.

Morgan Parra avec le Bouclier de Brennus en 2010.

Mais il s'impose petit à petit comme le nouveau patron de l'ASM. L'année 2010 est riche pour lui. Tout d'abord, il remporte le Grand Chelem avec l'équipe de France lors du Tournoi des VI Nations et il est surtout l'un des grands artisans du premier Bouclier de Brennus de l’histoire de l’ASM. C’est donc tout logiquement que Parra se voit récompensé du titre de meilleur joueur du championnat de France en 2010. L’année suivante, il est sélectionné avec les Bleus pour la Coupe du monde 2011, en Nouvelle-Zélande. Le sélectionneur, Marc Lièvremont, le repositionne à l'ouverture lors des phases finales.

De retour à Clermont avec une médaille d’argent autour du cou, Morgan Parra retrouve son statut de titulaire indiscutable chez les Jaunards. Malgré de multiples blessures, le Messin est un élément essentiel de l’effectif « jaune et bleu ».La joie de Morgan Parra après le titre de 2017.

À nouveau en finale du Top 14 lors de la saison 2016-2017, il contribue largement à la victoire asémiste face à Toulon (22-16) avec, comme symbole, ce sacrifice sur sa ligne d’en-but dans les derniers instants du match. L’ancien Berjallien sera d’ailleurs élu homme du match ce soir-là.

Sous les ordres de Franck Azéma, le demi de mêlée s’épanouit, et ce n’est donc pas un hasard de le voir porter le brassard de capitaine lors de la saison 2018-2019. 

Le demi de mêlée, qui fêtera ses 31 ans le 15 novembre prochain, a sans aucun doute encore de très belles choses à vivre du côté de l’ASM, où il a rempilé jusqu'en juin 2022.

 

9e : Romain Bardet - Cyclisme

Romain Bardet, lors de sa victoire à Saint-Gervais en 2017.
Assurément l'un des meilleurs cyclistes français de ces dernières années. Son palmarès parle pour lui : vice-champion du monde sur route en 2018, deux podiums sur le Tour de France (2e en 2016, 3e en 2017), trois victoires d'étape sur la Grande Boucle (en 2015, 2016, 2017), meilleur grimpeur du Tour 2019... Malgré un Tour de France 2019 décevant, terminé à la 15e place (à plus de 30 minutes du vainqueur, le Colombien Egan Bernal), le Brivadois Romain Bardet fait preuve d'une belle régularité au plus haut niveau. En sept participations au Tour de France, l'objectif majeur de l'Auvergnat depuis plusieurs années, il ne s'est jamais classé en dessous de la 15e place. 

Romain Bardet, 2e du Tour de France, en 2016.

Le grimpeur de la formation AG2R La Mondiale, bosseur invétéré ne laissant rien au hasard, a attrapé le virus du vélo très jeune, lorsqu'il suivait son père sur les courses régionales. Le Brivadois, qui a également pratiqué le football et le judo durant ses jeunes années, a décidé assez tôt de ne se consacrer qu'au vélo. Un choix payant. Sous les couleurs du Vélo sport brivadois, il a notamment été sacré champion d'Auvergne. Avant de grimper les marches une par une (signature au CR4C Roanne, avant de rejoindre le Chambéry CF, le centre de formation de l'équipe AG2R La Mondiale), jusqu'au peloton professionnel. 

Romain Bardet avait fini 3 en 2017, derrière Chris Froome et Rigoberto Uran.
 

 

Le classement :

14e : Jacky Chazalon (Basket-ball)

15e : Serge Chiesa (Football)

16e : Marion Bartoli (Tennis)

17e : Joffrey Lauvergne (Basket-ball)

18e : Salim Medjkoune (Boxe)

19e : Guy Ligier (Automobile)

20e : Isabelle Fijalkowski (Basket-ball)

21e : Philippe Saint-André (Rugby)

22e : Jessy Trémoulière (Rugby)

23e : Antonon Magne (Cyclisme)

24e : Jean Todt (Automobile)

25e : Jean-Pierre Frachon (Alpinisme)

26e : Stéphane Risacher (Basket-ball)

27e : Thomas Lorblanchet (Trail)

28e : Olivier Merle (Rugby)

29e : Olivier Magne (Rugby)

30e : Claude Michy (Football)

31e : Olivier Enjolras (Football)

32e : Marcel Michelin (Omnisports)

33e : Bernard Chevallier (Rugby)

34e : Sidney Govou (Football)

35e : Catherine Bouchon (Volley-ball)

36e : Grégory Coupet (Football)

37e : Philippe Suchaud (Pétanque)

38e : Dominique Sarron (Moto)

39e : Vern Cotter (Rugby)

40e : Philippe Bugalski (Automobile)

41e : Jean-Marc Lhermet (Rugby)

42e : Gil Zok (Canoë-kayak)

43e : Emile Pladner (Boxe)

44e : Philippe d’Encausse (Athlétisme)

45e : Hervé d’Encausse (Athlétisme)

46e : Christine Dulac (Basket-ball)

47e : Gauthier de Tessières (Ski alpin)

48e : Isabelle Delobel (Patinage artistique)

49e : Corinne Diacre (Football)

50e : Elisabeth Riffiod (Basket-ball)

51e : Annick Hayraud (Rugby)

52e : Yannick Bourseaux (Handisport)

53e : Laure Boulleau (Football)

54e : Amaury Pierron (VTT)

55e : Audrey Prieto (Lutte)

56e : Willy Sagnol (Football)

57e : Christian Merle (Boxe)

58e : Irène Guidotti (Basket-ball)

59e : Victor Boffelli (Rugby)

60e : Yves Dreyfus (Escrime)

61e : Michel Jazy (Athlétisme)

62e : Claude Bénézit (Canoë-kayak)

63e : Paul Besson (Basket-ball)

64e : Adrien Chalmin (Handisport)

65e : André Zoete (Lutte)

66e : Angélique Papon-Colombet (Pétanque)

67e : David Melody (Basket-ball)

68e : Brock James (Rugby)

69e : Edmond Leclanché (Lutte)

70e : Anne Piquereau (Athlétisme)

71e : Antoine Cayrol (Alpinisme)

72e : Louis Rosier (Automobile)

73e : Pierre Dupasquier (Automobile)

74e : Farida El Hadrati (Boxe)

75e : Laurent François (Handisport)

76e : Stéphane Lauvergne (Basket-Ball)

77e : Alice Modolo (Apnée)

78e : Napolioni Nalaga (Rugby)

79e : Tony Marsh (Rugby)

80e : Ludovic Lemoine (Handisport)

81e : Laurence Castet-Bénézit (Canoë-Kayak)

82e : Jean-Louis Tournadre (Moto)

83e : Geoffroy Mathieu (Natation)

84e : Sébastien Foucras (Ski alpin)

85e : Gwladys Nocera (Golf)

86e : Jean Pellez (Athlétisme)

87e : Jean-Aimé Toupane (Basket-Ball)

88e : Paoline Salagnac (Basket-Ball)

89e : Adrien Morillas (Moto)

90e : Marcel Duriez (Athlétisme)

91e : René Soulier (Athlétisme)

92e : Andrzej Szarmach (Football)

93e : Thierry Coutard (Football)

94e : Marie Tari (Volley-Ball)

95e : Jean-François Phliponeau (Rugby)

96e : Thierry Bourdin (Lutte)

97e : Thierry Charbonnier (Moto)

98e : Eric Nicol (Rugby)

99e : Charles Tassin (Basket-Ball)

100e : Georges Groine (Sports Automobiles)

 

Retrouvez les sportifs classés de la 100e à la 95e place

Retrouvez les sportifs classés de la 94e à la 89e place

Retrouvez les sportifs classés de la 88e à la 83e place

Retrouvez les sportifs classés de la 82e à la 77e place

Retrouvez les sportifs classés de la 76e à la 71e place

Retrouvez les sportifs classés de la 70e à la 65e place

Retrouvez les sportifs classés de la 64e à la 59e place

Retrouvez les sportifs classés de la 58e à la 53e place

Retrouvez les sportifs classés de la 52e à la 47e place

Retrouvez les sportifs classés de la 46e à la 41e place

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Retrouvez les sportifs classés de la 28e à la 24e place

Retrouvez les sportifs classés de la 23e à la 19e place

Retrouvez les sportifs classés de la 18e à la 14e place

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