Actualité sportive en auvergne



Rallye/Energies nouvelles : nouveau titre mondial pour Malga ?

Ce Cantalien a toujours été un amoureux des belles voitures. Depuis quelques années, il s’intéresse aux courses à Energies nouvelles. Il est même devenu champion du monde de cette catégorie en rallye l’an passé. Avec sa copilote Anne-Valérie Bonnel, Didier Malga est prêt à conserver son titre pour cette saison 2019 qui démarre ce 4 mai en Grèce. 

Comment êtes-vous venu à la conduite de voiture électrique ?

« En 2015, je souhaitais m’inscrire au Rallye de Monte-Carlo historique mais ma voiture a été refusée. On m’a alors proposé de participer à la version des Energies Nouvelles. Comme cette épreuve m’a beaucoup plu, j’ai contacté la FFSA pour savoir si d’autres compétitions de ce type existaient et il n’y en n’avait pas. On m’a alors suggéré de monter quelque chose. J’ai donc créé les championnats de France de rallye des Energies Nouvelles. Avec ma copilote, Anne-Valérie Bonnel, nous avons remporté deux fois ce championnat et nous avons ainsi pu participer aux championnats du monde de rallye des Energies Nouvelles que nous avons gagnés en 2018. »

 

Selon vous, quelles sont les qualités qui vous ont permis de décrocher ces titres de champion de France puis de champion du monde ?

« Il y a déjà le travail effectué par ma copilote Anne-Valérie Bonnel. Elle est de formation scientifique, elle maîtrise tous les chiffres et elle sait réagir vite. Nous fonctionnons très bien ensemble. Pour ma part, je pense que mon expérience en tant que pilote avec des voitures thermiques m’apporte beaucoup. Celles-ci demandent beaucoup plus d’attention que les véhicules électriques (voir ci-dessous). Je peux m’adapter vite face à un incident. »

 

Est-ce que les voitures de course à Energies nouvelles sont aussi performantes que les thermiques ?

« Effectivement, beaucoup pense que les véhicules électriques "n’avancent pas". Or, elles sont très puissantes et ont également une meilleure tenue de route. En effet, ces voitures possèdent un poids équilibré avec un centre de gravité très bas puisque la batterie est située sur le plancher. Le fait qu’elles ne fassent pas de bruit est aussi un avantage pour le pilote, cela lui permet d’être beaucoup plus concentré sur sa conduite d’autant qu’il n’a pas non plus à se préoccuper de la boîte de vitesse. Sur un véhicule électrique, seuls le freinage et la trajectoire sont à maîtriser. Les plus grands pilotes, comme Olivier Panis, ont vraiment été séduits par ce "pilotage pur" que peut offrir un véhicule électrique. »

« L'avenir du sport automobile sera électrique »

Est-ce que les compétitions avec des voitures thermiques sont amenées à disparaître ?

« Les rallyes thermiques WRC vont glisser à terme sur de l’électrique. Regardez, le circuit de Charade a pour objectif d’être un circuit 100 % électrique. Mais il y aura probablement avant une phase de transition avec des véhicules hybrides. Il est vrai que ce type de course pourrait perturber les spectateurs mais des solutions sont déjà en train de germer comme le port d’audio-guide pour ces derniers qui reproduiraient les bruits de moteur. »

 

Vous roulerez durant ce championnat du monde au volant d’une Tesla S et d’une Renault Zoé…

« Tout à fait. En fonction des conditions matériel de déplacement et des parcours de liaison, nous prendrons l’une ou l’autre. En revanche, les deux sont équipées de pneus d’essai fournis par Michelin qui  croit amplement en l’avenir de la voiture électrique. »


Stéphanie Merzet
Twitter : @steph_Merzet

Commentaire