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Photo © Thierry NICOLAS

Prudhomme, patron du Tour de France, à Clermont : "L'incongruité est réparée"

Quelques heures seulement après l'officialisation du parcours de la 107e édition, Christian Prudhomme, le patron du Tour de France, était déjà à Clermont ce mardi soir pour évoquer le grand retour de la Grande Boucle dans la capitale auvergnate l'été prochain.

Problème de transport oblige, Christian Prudhomme est arrivé avec quelques petites minutes de retard, ce mardi soir, à Clermont. Un retard que les invités de la réception organisée dans les salons de l'Hôtel de ville lui ont vite pardonné, au regard de la seule vraie attente à laquelle le patron d'ASO a permis de mettre de fin : 32 ans après, le Tour de France reposera enfin ses valises dans la capitale auvergnate. L'officialisation avait été faite à Paris, un peu plus tôt dans la journée. Ce sera le samedi 11 juillet à l'occasion du départ de la 14e (vers Lyon). « 32 ans pour une ville comme Clermont, c'était une incongruité. L'erreur est réparée », a lancé Christian Prudhomme au micro ce mardi soir. 

« C'est quatre ans de travail pour essayer d'obtenir ce graal » (Olivier Bianchi)

 

« On a eu cette candidature, c'est avec un immense plaisir que l'on revient à Clermont », a ensuite complété le patron d'ASO, évoquant la Place de Jaude où sera installé le village-départ. « Cette place, on la voit toujours avec de l'envie et de l'enthousiasme lors des grandes victoires en rugby. Je ne doute pas que ce sera également la même chose pour le Tour. Vercingétorix est déjà en jaune d'ailleurs. » Le patron de la Grande Boucle sera  « ravi d’y voir Raphaël Géminiani ».

Et s’il a fallu attendre 32 ans pour que « les planètes s’alignent à nouveau dans une région que j’aime », Christian Prudhomme salue la volonté d’un élu « en l’occurence Olivier Bianchi ». Lequel était ravi : « C'est quatre ans de travail pour essayer d'obtenir ce graal. Ça vient couronner une politique sportive ambitieuse et récompenser notre capacité à organiser des événements nationaux et internationaux. On passe également un cap en termes de politique touristique. On va donner l’envie aux gens de venir à Clermont. »

 

Le puy de dôme n'est pas oublié

 

Le maire de Clermont-Ferrand n’a pas caché sa satisfaction de décrocher une étape du Tour de France. Mais, ce mardi soir, dans les salons de l’Hôtel de ville, Olivier Bianchi s’est aussi dit « déçu ». « Le Tour de France roule dans des Grands sites, dans des sites classés à l’Unesco, comme au pont du Gard. Et moi, je ne désespère pas de voir le Tour revenir un jour au sommet du puy de Dôme ». Elle est là cette déception. Clermont a tellement été associé dans l’histoire de la Grande boucle à l’ascension du puy de Dôme. « Il y a quatre ans, face à l’obstination du président du conseil départemental de ne pas vouloir du Tour sur ce site, on a changé de stratégie pour que Clermont revoit le Tour. Ça se fera en 2020, se réjouit Olivier Bianchi. La question de l’ascension du puy de Dôme est sensible, symbolique… Elle reviendra en son temps parce que c'est le sens de l'histoire. »

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