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Photo © Thierry Nicolas

Paralympiques : Adrien Chalmin a fait un rêve…

Coup d’envoi, ce mercredi soir, du tournoi paralympique de rugby fauteuil. Avec deux Clermontois en lice, Alexandre Bento et Adrien Chalmin.

« Le village est magique, nous sommes dans un cadre féerique ». À trois jours du premier match de l'équipe de France de rugby fauteuil, face aux USA, Adrien Chalmin était aux anges, alors qu'il s'apprêtait à jouer deux matchs de préparation dans le week-end.

Même s'il participe à ses deuxièmes JO, après Londres 2012, le Clermontois, accompagné en sélection par un autre joueur de l'ASM, Alexandre Bento, reste émerveillé. « En plus, les infrastructures sportives sont propices à l'ampleur de l'événement. Il nous tarde tous de rentrer dans la compétition ».

Le numéro 1 mondial (USA) en ouverture


Pour arriver à Rio et faire partie des sept nations qui participent à ces JO paralympiques, l'équipe de France dont Adrien Chalmin est un rouage essentiel a dû en passer par un tournoi qualificatif au printemps. « Un superbe souvenir avec une victoire sur la Nouvelle-Zélande lors de ce tournoi à Paris. Du coup, être à Rio, c'est un aboutissement pour nous. Cela va être du très haut niveau ».

D'emblée, ce mercredi, les Bleus de France vont se frotter les roues avec les numéros 1 mondiaux, les USA. « On ne les a jamais battus, souffle Adrien Chalmin, mais lors de notre dernière confrontation on a les accrochés une mi-temps, avant de faire tourner l'équipe. Ça peut être chouette… le début d'une sacrée aventure. Je crois que l'on a le droit de rêver. En plus, on sent ici qu'il y a une vraie exposition médiatique. En France, je sais que France Télévisions fait beaucoup, c'est toujours valorisant pour l'évolution de notre sport. Cela permet aussi au grand public d'avoir un autre regard ».

Le rugby fauteuil, comme son nom ne l'indique pas, se joue sur un parquet et dans une salle de basket. Avec à la place des paniers, deux plots symbolisant l'en-but. Autre particularité, le ballon n'est pas ovale, c'est un ballon de volley. Pour le reste… « notre discipline s'appelle "rugby" car il y a de nombreux chocs et on soigne toujours nos troisièmes mi-temps… ».

« L'objectif est d'accrocher une demi-finale »


De l'eau a coulé sous les ponts de la vie depuis l'été 2005, quand Adrien était encore un (très) grand espoir du rugby français. À Marcoussis, au pôle France, il était considéré comme un deuxième ligne d'avenir. Aujourd'hui, le Clermontois continue d'écrire sa vie dans un fauteuil mais il n'a pas perdu sa « grinta », son esprit de compétition.

Il appréhende ainsi ces JO avec des ambitions de vrai sportif de haut niveau. « En quatre ans le niveau a augmenté, c'est beaucoup plus homogène et il n'y a pas de gros favoris. Avec l'équipe de France on a un potentiel de folie avec 12 joueurs qui peuvent tourner. On a une vraie force collective ».

À vérifier, ce mercredi face à l'ogre américain, puis en suivant contre le Japon et la Suède, ce jeudi et vendredi.

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