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Nathanaël Berthon : "Le Mans est au-dessus de tout"

Le Beaumontois Nathanaël Berthon dispute cette année ses sixièmes 24 heures du Mans. Les premières dans la catégorie reine des LMP1, au sein de sa nouvelle équipe suisse, Rebellion Racing. Entretien.

Que représentent les 24 heures du Mans pour vous ?

« J’ai eu la chance de courir dans beaucoup de catégories, de faire des courses du même calibre que le Mans en GP2, le Grand prix de Monaco, c’est quelque chose d’exceptionnel aussi, comme faire de la Formule E, toutes ces catégories monoplaces…. Mes premiers tests en F1 restent évidemment gravés. En revanche, je pense qu’au-dessus de tout ça, il y a Le Mans, qui est chargé d’Histoire. En plus, c’est un circuit qui est très atypique, avec des vitesses énormes : on n’est pas loin de 250 km/h de moyenne au tour, c’est donc très rapide. Il faut rester assez humble sur un circuit comme celui-là tout en se disant qu’on fait un petit peu partie de l’histoire du circuit et de la course.

 

Comment se passe une semaine au Mans ?

Après le pesage sur place dimanche, j’ai choisi de passer mon lundi sur Clermont : j’ai éprouvé le besoin d’être un peu au calme chez moi. Mais au Mans, dès le mardi, on rentre dans le vif du sujet : briefing au sein de l’équipe avec les ingénieurs, le briefing officiel obligatoire, et toute une séquence très sympa, avec les fans, l’après-midi, de signatures d’autographes. Le mercredi, est consacré à des essais puis, le soir, à la première qualif. Deux autres qualifs ont lieu le jeudi, une de jour, une de nuit. Le vendredi, la parade des pilotes, instaurée depuis pas mal d’années maintenant, ça fait partie de la tradition, c’est unique ! Et on arrive au samedi, avec le départ à 15 heures. Je n’ai aucune idée de qui va le prendre. On le saura un petit peu au dernier moment. Jusque-là, je l’ai quasiment pris chaque année, sauf une fois où Fabien Barthez, avec qui je faisais équipe, avait voulu le prendre. L’an passé, c’était moi et avec une sensation assez sympa car j’ai fait tout mon premier relais en tête des LMP2. J’ai quand même des bons souvenirs en ayant pris le départ. J’espère donc que ce sera moi. Maintenant, si ce n’est pas moi qui suis choisi, ce n’est pas grave du tout : la course est longue et de toute façon, je fais confiance à 100 % à mes coéquipiers Thomas Laurent et Gustavo Menezes. »

Recueilli par Jean-Philippe Béal

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