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Photo © Pierre COUBLE

Montée du puy de Dôme : Succo tranche le brouillard [classement]

Quentin Succo, licencié à l'AS Monaco, a vaincu la pluie, le brouillard et le dénivelé pour s'imposer au sommet du puy de Dôme, samedi.

Le ciel ne leur tomba pas sur la tête, samedi après-midi. Sans doute s’était-il suffisamment épanché, à coups de trombes, le matin. Mais il enveloppa le juge de paix, la montée du Géant d’un brouillard inimaginable 1.000 m plus bas. De loin, le puy de Dôme avait le chef dans les nuages ; de près, c’était une nuit grise. Dont sortit, à l’aise et pimpant, Quentin Succo.
L’espoir de 21 ans aurait aimé comparer son chrono aux meilleures éditions. Mais il s’était élancé avec les coureurs depuis le passage clouté au croisement des rues Blatin et Morel-Ladeuil et pas sous le cheval de Vercingétorix enfermé dans une place de Jaude venue faire la fête à Brennus. Quatre cents mètres en moins.
Qu’importe. « Je suis parti tout de suite. J’ai considéré cette course comme un entraînement », glissa l’athlète de l’AS Monaco, une semaine après les France de montagne, sa 6e place espoirs et 16e au scratch. « Je ne savais pas quel était le niveau. Alors, j’ai pris les rênes et j’ai couru à fond, un sprint ».
Le natif et résident monégasque, en école de commerce à Clermont depuis septembre et aux entraînements à l’ASPTT, avala toutes les difficultés d’un trait, même le brouillard à couper au couteau, quoique, « arrivé au sommet, j’ai hésité et je suis parti à droite ». Bref ! Le coureur aux deux sélections en équipe de France de montagne, bronzé par équipes aux Europe de  2017, deux fois vice-champion de France de KV, arriva devant la salle pique-nique, après 14,4 km de grimpette solo, en 1 h 12’57’’.
Un temps sans comparaison, donc. Qui tint à distance un duo de poursuivants dans la brume. Longtemps ensemble pourtant, jusqu’à 20 m de l’arrivée et une accélération de Philippe Dravert. Le vétéran clermontois, double vainqueur de l’épreuve, ajoutant une énième deuxième place à sa collection des sommets, 7’ tout rond derrière.

Féminines : Valérie Bresson, première !

Juste avant Mathieu Faure. Au terme d’une course de connaisseurs. « On a ouvert les vannes au pied des Muletiers », raconta le président du NBZ Trail. L’endroit parfait pour lâcher la jeunesse qui résistait encore. Et s’étagea, au bout d’un chemin de ronde noyé dans un fog suintant, au pied du podium.
Un classement qui salua Valérie Bresson, de Beauregard-L’Évêque. Dans les nuages, la lauréate du marathon de Montauban, pour avoir remplacé sur le plus grand des Dômes sa deuxième marche 2018 par la première, en 1 h 35’, le jour où elle soufflait sur ses 50 bougies. « J’ai soufflé sur le brouillard », sourit la quinqua, « mais c’est une météo qui me va bien ». n
Dénivelé, gouttes, vent, insondable brouillard : rien n’a ralenti Quentin Succo, hier après-midi, dans sa Montée du puy de Dôme. L’espoir de l’AS Monaco a tranché dans le vif en solo en 1 h 12’57’’.

Francis Laporte

Le calendrier 2019 des courses hors-stade en Auvergne.

Le classement

 

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