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Photo © GEOFFROY VAN DER HASSELT

Mathias Pereira Lage : « Je me sens encore plus polyvalent »

En pleine trêve internationale, Mathias Pereira Lage fait un premier bilan de son début de saison. À Angers, l’ancien Clermontois est titulaire et décisif. Et le SCO est sur le podium !

Une passe. Un but. Et une comparaison avec Neymar ! Pour ses débuts en Ligue 1, Mathias Pereira Lage n’a pas fait les choses à moitié, en imitant - rien que ça - la star du PSG. En devenant le premier joueur, depuis l’ancien Barcelonais, à marquer et à faire une passe décisive pour son premier match de championnat de France (contre Bordeaux, 3-1), l’ex-Clermontois a lancé sa saison en Ligue 1 sur les chapeaux de roues. Sans céder à une quelconque enflammade.


Que retenez-vous de ce premier match avec le SCO ?

C’est forcément un très bon souvenir pour moi. J’ai reçu énormément de messages après la rencontre, c’était très sympa.


Plus globalement, quel regard posez-vous sur le bon début de saison du SCO Angers ?

On a gagné un peu de temps par rapport à notre premier objectif, qui reste le maintien. Mais on savait, avec le groupe qui compose l’équipe, qu’on pouvait viser un peu plus haut.

 

Au point de venir au Parc des Princes dans la peau du dauphin juste avant la trêve...

C’était une belle affiche pour nous. On a fait une bonne première mi-temps mais Paris, depuis sa victoire contre le Real, n’est pas facile à jouer.

« Aucun temps mort »

 

Et la Ligue 1, ça va beaucoup plus vite que la Ligue 2 ?

Il y a surtout plus d’intensité. Il n’y a aucun temps mort dans un match. Les trente derniers mètres sont vraiment importants. Il ne faut pas faire d’erreur sinon ça se paie cash.

 

Qu’avez-vous changé dans votre jeu ?

J’ai commencé milieu gauche, comme à Clermont. Puis il y a eu le départ de Jeff Reine-Adelaïde (pour Lyon, ndlr.) et le coach a voulu me faire jouer relayeur. Ça s’est bien passé et j’ai enchaîné les matchs à ce poste. À gauche, je peux être plus décisif tandis que dans l’axe, quand c’est plus compliqué pour nous comme contre Paris, il faut beaucoup défendre. Ça me permet aussi de me projeter. Je me sens encore plus polyvalent.

« À Clermont, j'étais rentré dans une routine. »


Aviez-vous le sentiment de plafonner à Clermont, après trois saisons pleines ?

Disons que j’étais rentré dans une routine, et ce n’était pas le meilleur moyen d’être performant. L’an dernier, j’avais demandé au coach de ne pas être bloqué en cas d’opportunité. Et le président Michy m’a donné un bon de sortie.

 

Comment avez-vous vécu cet été, alors que votre départ a mis du temps à se concrétiser ?

J’étais content de m’entraîner ici. Mais je savais aussi que je pouvais partir. Angers s’est positionné dès le début, le club avait mis la somme que le président Schaefer voulait, mais il a attendu. C’est pour ça que je suis allé le voir pour lui rappeler que j’avais joué le jeu lors de la préparation. Il fallait que ça avance pour moi, et le coach m’a aidé, comme Yannick Flavien.


Que pensez-vous de la saison du Clermont Foot ?

Je suis les matchs à la TV. L’équipe a bien démarré mais elle connaît un coup d’arrêt depuis la Coupe de la Ligue. C’est quand même une belle équipe, comme chaque année. Ils font de très belles choses et je ne m’inquiète pas pour eux. Je les vois dans les cinq ou six premiers à la fin de la saison. Le coach fait un très bon travail, il mériterait d’emmener le club en Ligue 1.

 

Propos recueillis par Laurent Calmut

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