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Photo © BRUNEL Richard

Les années Coupe du monde réussissent-elles à l'ASM ?

L'ASM Clermont s'apprête à traverser un bloc de huit matchs sans dix de ses internationaux absents pour la Coupe du monde au Japon (20 septembre - 2 novembre). Retour sur les saisons des Auvergnats durant les deux précédents Mondiaux 2011 et 2015.

Lors de la saison 2011-2012 :

La Coupe du monde 2011 disputée en Nouvelle-Zélande du 9 septembre au 23 octobre a plusieurs similarités avec le Mondial au Japon de cette année. Du fait du décalage horaire, les matchs étant disputés dans la matinée. L'ASM avait également un bon panel d’internationaux sur le gril : Julien Pierre, Julien Bonnaire, Morgan Parra, David Skrela, Aurélien Rougerie (France), Lee Byrne (Galles), Jamie Cudmore (Canada), Gonzalo Canale (Italie), Nathan Hines (Ecosse), Viktor Kolelishvili, Davit Zirakashvili (Géorgie), Ti’i Paulo (Samoa), Kini Murimurivalu (Fidji). Treize au total, un coup de chance ?

 

Cela a en effet plutôt souri à Clermont, en tout cas lors de ce Mondial néo-zélandais. Les Clermontois remportaient leurs cinq premiers matchs de championnat avec, en apogée, un cinglant 17-0 infligé à Toulon avec une équipe largement remaniée et l’avènement de Jean-Marcellin Buttin, auteur de l'unique essai et d'un grand match.

 

Essai de Buttin à Toulon à 1'25''.

La série de l’ASM durant la Coupe du monde 2011 : V/V/V/V/V/D/V/V.

J1 : Clermont 22 – LOU 13

J2 : Toulon 0 – Clermont 17

J3 : Clermont 34 – Bordeaux-Bègles 6

J4 : Racing 11 – Clermont 22

J5 : Clermont 19 – Bayonne 13

J6 : Toulouse 22 – Clermont 9

J7 : Clermont 29 – Agen 13

J8 : Perpignan 3 – Clermont 39.

 

Le bilan :

Cette saison-là, Clermont finissait meilleure attaque (644 pts) et meilleure défense (364) du championnat mais ne parvenait pas à se hisser en finale (défaite contre Toulon en demie, 15-12). En Coupe d’Europe, il s’inclinait également en demi-finale de la Hcup face au Leinster (19-15). Sur le plan personnel, certains joueurs se sont révélés. Les premières sélections de Fofana et Buttin lors du VI Nations et le retour de Debaty peuvent en témoinger. Il y a eu aussi les révélations de Raphaël Chaume, Noa Nakaitaci, Viktor Kolelishvili, Loann Goujon, Adrien Oléon et les confirmations de Kini Murimurivalu, Clément Ric ou Ludovic Radosavljevic.

 

Capture d'écran Itsrugby.fr

 

Lors de la saison 2015-2016 :

Comme en 2011, Clermont est entré rapidement dans le vif du sujet en enchaînant les victoires avec, il faut bien le dire, un calendrier plus favorable. L'ASM comptait alors onze internationaux absents, tous en Angleterre et au pays de Galles (18 septembre - 31 octobre) : Vincent Debaty, Benjamin Kayser, Damien Chouly, Morgan Parra, Wesley Fofana, Noa Nakaitaci, Scott Spedding (France) ; Jamie Cudmore (Canada) ; Davit Zirakashvili, Viktor Kolelishvili (Géorgie) ; Peceli Yato (Fidji).

Cette année charnière a notamment permis l'éclosion d'un joueur formé au club : le deuxième ligne Paul Jedrasiak, qui avait obtenu sa première cape avec les Bleus lors du VI Nations 2016. Avec les nombreux jeunes qui vont être lancés dans le grand bain en début de saison, il y aura forcément de bonnes surprises. Dans un club de la réputation de l’ASM en matière de formation, ces années Coupe du monde sont bien souvent de belles vitrines.

 

La série de l'ASM durant la Coupe du monde 2015 : V/V/V/N/V/D/V/D.

J1 : La Rochelle 6 – Clermont 44.

J2 : Oyonnax 24 - Clermont 41.

J3 : Clermont 35 - Pau 10.

J4 : Clermont 26 – Bordeaux-Bègles 26.

J5 : Clermont 25 – Grenoble 6.

J6 : Montpellier 24 – Clermont 19.

J7 : Clermont 42 – Castres 13.

J8 : Stade Français 14 – Clermont 9.

 

Le bilan :

Le dénouement fut en revanche plus compliqué. Si l'ASM a vécu une saison régulière très prolifique en championnat, cela s'est gâté lors des phases finales. Sa demie contre le Racing 92 (34-33) a tourné au fiasco. En Coupe d'Europe, la malchance et l'irrégularité a plombé les "jaune et bleu" : Clermont a fini quatrième de sa poule avec 15 points derrière ses trois adversaires, tous à 16 points.

 

Capture d'écran Itsrugby.fr

 

Réussir son bloc de matchs pendant la Coupe du monde n’est donc pas forcément gage de titre ou de saison réussie. Il paraît même très compliqué d'être régulier sur toute un exercice au regard de ces statistiques. Les hommes de Franck Azéma sont donc prévenus : priorité est faite aux diesels tous les quatre ans... A eux de tenir la distance.

*Nous nous sommes référés aux deux dernières Coupe du monde puisque durant celle disputée en France, en 2007, aucun match de Top 14 n’avait eu lieu. Le championnat avait repris la semaine suivant la finale.

 

Nicolas Canizares

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