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Photo © Christophe Masson

Lavillenie : "Décision définitive la semaine du All Star"

En raison d’une douleur àun ischio-jambier, RenaudLavillenie a déclaré forfaitau meeting de Paris, dimanche. Puis, le lendemain,pour les concours de Berlin(1er février) et Rouen (9 février). Avant d’annoncerune coupure de trois semaines, incluant les France Elite (17 février). Un coup durque le Clermontois vit mal.

Que s’est-il passé à Paris, dimanche ?

« J’ai ressenti, pendant l’échauffement, une petite pointe dans l’ischio. J’ai continué une fois, deux fois, et j’ai vu que ce n’était pas une douleur qui pouvait passer. Dans un premier temps, j’ai déclaré forfait. Dans un second, il a fallu que je repasse des examens. Il était important d’avoir le bon diagnostic pour connaître la gravité de la blessure, pouvoir être capable de comprendre comment on en est arrivé là et comment réparer tout ça. »

 

Qu’ont montré échographie et IRM ?

« Les images de l’IRM ne sont pas forcément positives pour moi. On voit qu’il y a une vraie lésion au niveau de l’ischio. Et qu’en plus mon tendon est toujours enflammé. Toute la zone dit stop, quoi ! »

 

« Les images de l’IRM ne sont pas forcément positives pour moi »

 

Le problème paraît récurrent...

« On avait mis en place sur le papier quelque chose qui semblait intelligent et logique. Force est de constater qu’on s’est planté. On doit maintenant comprendre pourquoi cela fait deux ans que c’est le bazar et remettre les choses à plat. Maintenant, j’ai beaucoup de travail sur le genou à rééquilibrer. »

 

Vous vous donnez trois semaines ?

« Je me laisse quand même une marge. J’attaque un protocole de renforcement dès la semaine prochaine. Je peux peut-être gagner du temps sur les délais. Je n’ai pas envie de dire "j’arrête et j’oublie tout". Dans le sport, il suffit parfois de pas grand-­chose pour que ça bascule. Je prendrai une décision définitive la semaine du All Star Perche. »

 

« Ce serait les jeux Olympiques, je ne me poserais pas la question »

 

Ne pas sauter au All Star serait un crève-cœur ?

« Si je dois grandir et mûrir, c’est justement sur ce genre de décision. En 2017, je m’étais "fini" sur la compétition. Je n’ai pas envie de faire la même erreur. Ce serait les jeux Olympiques, je ne me poserais pas la question mais ce n’est pas le cas. De toute façon, que je saute ou pas, je ferai en sorte que le All Star soit une belle réussite. Et puis, un jour ou l’autre, je n’y sauterai plus et il existera toujours. »

 

Pas de France alors. Et pour les Europe de Glasgow ?

« Pour Miramas, la question ne se pose pas, c’est dans les trois semaines. Après, je n’irai pas au-­delà de ce que me dira mon corps. Si je peux sauter au All Star, il y a de fortes de chances que je saute à Glasgow, dans le cas contraire, je n’irai pas. »

 

Sinon, comment va le moral ?

« Pas bien du tout. Mais il faut faire avec... »

 

Francis Laporte

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