Actualité sportive en auvergne



Photo © BOILEAU FRANCK

La JAVCM avait pourtant fait le plus dur...

À l'occasion de ce choc de la 16e journée de Pro B, la JAVCM (2e), recevait Orléans (3e), à la Maison des sports de Clermont-Ferrand. Dans un match à suspense, les joueurs de Guillaume Vizade ont été crucifiés dans les dernières secondes de la prolongation (96-97).

Le résumé du match

À deux secondes de la fin du match, le scénario était pourtant parfait. Après un premier quart-temps très compliqué, les hommes de Guillaume Vizade encaissaient un cinglant 28-19. Un écart de neuf points comme un boulet que les Javostadistes allaient traîner jusqu'au troisième quart-temps. Car en seulement trois minutes dans l'ultime quart, Bronchard, alors à 100% au shoot, donnait pour la première fois l'avantage aux Auvergnats à trois points (66-65). Une action qui permettait à la JAVCM de reprendre confiance en son jeu, fructifiant chacune de ses possessions. Les Javostadistes pensaient même avoir fait le plus dur : en quelques secondes : Quinton Hooker, grâce à deux tirs à sept mètres, mettait la JAVCM à l'abri (78-70). Oui mais voilà. Le match du soir, relevant de l'irrationnel, les Orléanais allaient à leur tour revenir avant la fin du match pour forcer une prolongation (82-82).

Cinq minutes de suspense en plus, où les deux formations se rendaient coups pour coups. Les Auvergnats répondaient à l'adresse retrouvée des Loirétains par des shoots forcés mais convertis. À vingt secondes du terme, Quinton Hooker, auteur d'un match énorme, prenait les choses en main, et sortait une action à trois points "clutchissime" pour permettre aux Javostadistes de repasser devant (96-95).
Oui mais il restait une dernière possession pour les Orléanais. Une possession à l'image du match : invraisemblable. Brandon Jefferson, auteur de 32 points, avait le ballon. Mais la bonne défense de Mehdy Ngouama forçait le meneur américain à décaler sur l'aile Junior Mbida. L'ailier fort feintait à trois points et crucifiait, dans un angle totalement fermé, les Javostadistes à deux secondes de la fin (96-97). Le scénario était pourtant parfait...

 

Le tournant du match 

Les rebondissements ont été nombreux au cours de cette partie, mais nous avons retenu cette action, en toute fin de quatrième quart-temps : il reste 15 secondes à jouer. La JAVCM mène 82-81. Charles-Henri Bronchard se présente sur la ligne des lancers francs. Mais le capitaine auvergnat, exemplaire jusqu’alors, rate ses deux tentatives. Vichy-Clermont venait de laisser passer une belle opportunité de prendre trois longueurs d’avance. D’autant que sur le deuxième lancer, Hooker était sanctionné sévèrement par l’arbitre (alors qu’il semblait avoir devancé Fakuade). Ce qui offrait deux lancers aux visiteurs. Fakuade en mettait 1/2 et égalisait (82-82). Prolongations.

 

Le joueur

Brandon Jefferson. Le meneur américain a fait connaître un calvaire aux défenseurs javostadistes. Malgré 8 pertes de balle, l'Orléanais a porté son équipe sur ses épaules pendant l'intégralité du match. Auteur de 32 points dont 15 derrière la ligne à trois points, il a également distillé 13 des 21 décisives de son équipe. Il termine le match avec 34 d'évaluation, loin devant les autres.

 

La décla

Guillaume Vizade (coach de la JAVCM) : « J’en ai assez d’être réduit dans chaque conférence de presse à une équipe qui joue dur. Ce n’est pas pour rien si sur les sept derniers matchs, on est la première ou la deuxième équipe qui a fourni la plus grosse évaluation. Les joueurs ont des qualités. Ce soir, ils ont fait un super match. Car sur la ligne de départ, on n’est pas au même niveau avec cette équipe d’Orléans, qui possède un effectif pour écraser le championnat. Orléans a le double de budget, de masse salariale. Donc, il faut féliciter les garçons pour ce match un peu extraordinaire par rapport à notre construction d’équipe. Ils se battent pour se mettre au niveau de n’importe quelle équipe du championnat. Et c’est une fierté. L’ADN de cette équipe, c’est de ne jamais lâcher. Ils l’ont prouvé encore ce soir. On est revenu avec nos valeurs, on est passé devant. Le seul regret qu’on peut avoir, c’est de faire des stops défensifs et de gaspiller des munitions quand on est à +8. »

Manuel Caillaud et Jéraud Mouchet

Commentaire