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Photo © Francis CAMPAGNONI

HBCAM 63 : la jeunesse en première ligne

Le HBCAM 63 fait l’évènement, ce samedi, en recevant le Pays d’Aix à la Maison des Sports (20h30). L’occasion de faire un pas de plus vers la montée en D2 pour une équipe aussi jeune que talentueuse

Certaines n’ont pas encore l’âge de voter. D’autres tout juste celui de conduire. La plupart sont encore au lycée ou étudiantes. Cela ne les empêche pas de jouer les premiers rôles. Au contraire même. De la jeunesse, le collectif du Handball Clermont Auvergne Métropole 63 (HBCAM 63) n’en manque pas. Du talent non plus. Des ambitions encore moins à trois journées de la fin de la saison en championnat de France de Nationale 1.

Leaders, les Auvergnates font également l’évènement en accueillant le Pays d’Aix, ce samedi (20h30) à la Maison des Sports où elles espèrent atteindre la barre des 2.000 spectateurs, voire un peu plus. Une étape de plus vers la reconnaissance du club et surtout vers l’accession en Division 2. Premier, mais talonné par Toulouse,  le HBCAM 63 est maître de son destin à condition de réussir le sans-faute sur les trois dernières journées.A 26 ans, Maéva de Almeida est l'une des joueuses les plus expérimentées du groupe, au regard de son parcours et aussi de son âge.

Une pression et des obligations qui ne semblent pas affecter ce groupe très jeune dont la moyenne d’âge flirte avec les 20 ans. Et encore, des joueuses comme Maéva de Almeida (26 ans) et Alba Guilabert Segura (28 ans) font sensiblement grimper le chiffre, au milieu de Shéryl Tré, Cléa Delaume et Victoria Sarliève, à peine 16 ans toutes les trois, Lucie Modenel et Beatriz Sousa seulement âgées de 17 ans.

Un parti-pris assumé et revendiqué

"Maéva de Almeida est arrivée en cours de saison, Alba Guilabert Segura connaît bien le club et je peux aussi m'appuyer sur Sandrine Benay, notre capitaine, résume Jamal El Kabouss, l'entraîneur du HBCAM 63. Sandrine a 24 ans, mais elle a le tempérament et elle est très écoutée aussi. Elle est un cadre et pas seulement parce qu'elle est un peu plus âgée que les autres".Maëlisse Ouvrard pourrait jouer avec les moins de 18 ans. Au lieu de cela, elle goûte aux matchs du championnat de France seniors que ce soit avec l'équipe fanion en N1 ou la réserve en N3.

Face à des collectifs souvent plus expérimentés et à la maturité plus affirmée, les Métropolitaines réussissent toutefois à tirer leur épingle du jeu. Et ce parti-pris de la jeunesse est pleinement assumé, revendiqué même. Comme une marque de fabrique, une filière volontairement explorée.

"C'est l'identité même du club, poursuit l'entraîneur. Avec des filles d'ici, des joueuses de qualité et qui sont Auvergnates. Evoluer avec un groupe aussi jeune est une prise de risque en effet, mais elle est voulue et même choisie. C'est vrai, à certains moments la jeunesse peut être un défaut, mais on avance, on progresse".

Un apprentissage rapide

Battues à trois reprises et à chaque fois d'un seul but lors de la phase aller, les Métropolitaines doivent parfois compenser un déficit de matutité, un manque de sang-froid dans certains moments plus chauds. Mais la phase retour montre qu'elles ont aussi appris. Bien sûr, cela a parfois été compliqué, mais elle gardent le cap et restent ainsi sur onze matchs sans défaite.Sandrine Benay, cadre et capitaine du HBCAM 63.

A l'attaque du sprint pour la montée en Division 2, la jeunesse est-elle un frein ou non alors ? "Il reste trois matchs, la pression monte et Toulouse notre principal concurrent ne lâche rien. On saura bientôt s'il s'agit d'une génération dorée ou d'un groupe qui a encore besoin d'un peu de temps. Mais c'est un beau challenge de travailler avec ces jeunes et celles qui sont plus expérimentées".

Une génération talentueuse et lancée dans un drôle de défi. A commencer par celui de faire vibrer la Maison des Sports, ce samedi (20h30), pour continuer à avancer vers un superbe objectif, celui de rejoindre la Division 2.

 

Jean-François Nunez

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