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Photo © Richard BRUNEL

Falgoux (ASM) : "J’espère ne pas avoir de regrets dans 15-20 ans"

Touché à l’ischio en juillet dernier, en pleine préparation au Mondial japonais, Etienne Falgoux a vu ses rêves de participer à sa première Coupe du monde s’envoler. Le pilier clermontois, qui faisait partie des réservistes retenus par Jacques Brunel, a été contraint de renoncer. De retour en club, le Bessard va renouer avec la compétition, ce samedi (18 heures), lors de la réception de Pau.

Impatient de retrouver le terrain ?

« Oui (sourire). Cela fait trois mois là, ça commence à faire un peu long. »

 

A titre personnel, comment vous sentez-vous ?

« Ça va mieux. Physiquement, ça va. L’ischio tient bien. Je suis content. »

 

Comment avez-vous trouvé le début de saison de votre équipe ?

« Bien. On a réussi à aller chercher un résultat à l’extérieur, chez un promu en plus, dans un contexte particulier. Derrière, on s’est pris les pieds dans le tapis à Brive, mais j’espère qu’on va réussir à corriger ça ce week-end. »

 

Qu’est-ce qui a manqué à Brive ?

« Un peu d’organisation collective. Il y a eu beaucoup d’engagement individuel, mais on n’est pas parvenu à mettre toutes nos forces dans le collectif, là où Brive a été performant. »

 

« J’espère qu’il y aura d’autres opportunités »

 

Lors des deux derniers matchs, Clermont a connu des retards à l’allumage. On imagine qu’il en a été question cette semaine…

« Oui, bien sûr, cela fait deux matchs où on prend un essai lors des quatre premières minutes. Forcément, tu mets l’équipe adverse en confiance. A nous de nous améliorer dans ce secteur. »

 

Vous vous êtes blessés lors du rassemblement de l’équipe de France cet été en pleine préparation à la Coupe du monde et vous avez dû renoncer à ce Mondial. Comment avez-vous vécu cet épisode ?

« C’est raté pour cette fois. J’espère qu’il y aura d’autres opportunités. Ce n’est pas fini encore. J’espère ne pas avoir de regrets dans 15-20 ans, c’est tout. Je me suis blessé il y a six semaines. Depuis, j’ai eu le temps d’avaler la pilule. Après, quand le corps lâche… »

 

(reportage vidéo : Martial Delecluse)

Cela doit être frustrant de se dire que vous n’avez pas pu défendre vos chances jusqu’au bout…

« J’avais rejoint le groupe France sans grande pression (il faisait partie des réservistes, NDLR). J’avais tout à prouver. Après, dans le sport de haut-niveau, on ne peut pas forcément être performant tout le temps. C’est une pilule qu’il faut avaler. Elle est en train d’être digérée. »

 

Le fait de pouvoir reprendre avec votre club vous permet-il de penser

« Cela permet de se vider la tête et de penser à autre chose. Mais je ne cache pas qu’il y a eu quelques semaines compliquées. Mais c’est normal. »

 

Avant de boucler ce premier bloc, l’ASM compte deux victoires et une défaite. L’objectif, c’est de finir par une victoire...

« Bien sûr. On aurait voulu gagner à Brive aussi. On n’a pas pu, on a été un peu en dedans… Après, si on gagne ce week-end, on aura fait une bonne entame de saison. Il ne faut pas oublier qu’il y a eu un énorme renouvellement dans le vestiaire cet été. Quand je suis revenu, il y a beaucoup de nouvelle têtes. Il faut le temps que les repères collectifs se trouvent.

 

« Je regarde un peu plus la suite »

 

Vous êtes presque un ancien aujourd’hui dans le vestiaire ?

« (rire) Ca va. Il y a encore quelques anciens devant moi, j’ai le temps. »

 

 

Après Pau, il y aura un week-end de coupure, mais regardez-vous déjà ce second bloc, qui sera encore plus costaud que le premier ?

« A titre personnel, oui. Je n’ai pas joué jusqu’à présent, donc forcément, je regarde un peu plus la suite. Cela va être costaud. »

 

Manuel Caillaud

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