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Photo © Rémi DUGNE

Engie Open : Tubello, un mercredi de grand tableau

La Montferrandaise Alice Tubello aborde ce 13e Engie Open, où elle entre directement dans le tableau final ce mercredi, face à Yuriko Lily Miyazaki, avec certaines ambitions dans le jeu.

Le 13e Engie Open Clermont-­Auvergne­-Rhône­-Alpes, tournoi doté de 25.000 $, comptera une Auvergnate dans le grand tableau qui débutera cet aprèsmidi. Et cette Auvergnate, pour la troisième année consécutive, ce sera Alice Tubello
(n° 573). Bénéficiant d’une wild-­card en 2017, honorée en passant un tour, passée par les qualifications, l’an passé, avant d’être éliminée par la plus Clermontoise des Bulgares, Isabelle Shinikova, la jeune Montferrandaise, 26e joueuse française, entre donc de nouveau directement sur le court des grandes, où elle affronte aujourd'hui la Japonaise Miyazaki (n° 508).

Dans votre approche, quelle place tient cet Engie Open ?

« C’est un tournoi à la maison, où j’ai à cœur de réussir. Ça me ferait vraiment plaisir pour toutes les personnes qui viendront assister au match. Après, dire que j’en fais vraiment un objectif... C’est un tournoi à 25.000 $ où il y a des points à prendre. Sachant que cette année, ce sont des tournois où j’ai par deux fois atteint les quarts de finale et que je n’ai parfois pas été si loin d’aller au bout... »

Vous travaillez dans une organisation modifiée…

« Oui, une structure complètement privée à présent, à part les interventions de Lionel Mansour à l’ASM. Je m’entraîne en alternance sur Lyon sous la conduite d’Élie Rousset, qui a donc maintenant un rôle vraiment différent. Je joue soit avec Élie soit avec les sparring-­partners qu’il me trouve et donc, sur Clermont, avec Lionel Mansour. Avec lui, le travail se fait dans la continuité de ce que je fais avec Élie. Je suis à Lyon, du mardi après­-midi au jeudi matin, afin de pouvoir caler deux séances, ici, avec mon nouveau préparateur physique Yann Remondin, le mardi matin et le jeudi après-­midi. Le reste du temps, je m’entraîne en tennis sur Clermont. L’idée, c’est de suivre ce rythme lorsque je ne suis pas en tournoi. J’apprécie beaucoup. Ça me fait du bien de changer régulièrement. J’ai l’impression d’avoir trois semaines en une puisque ce sont trois moments différents pour un même travail mais avec une autre approche. Chaque séquence m’aide à me recentrer. Et j’intègre aussi beaucoup Marion Lorblanchet comme préparatrice mentale et diététicienne à la fois. »Alice Tubello.

Depuis votre retour de tournée de tournois, fin août, comment se sont articulées les semaines d’avant l’Engie Open ?

« En prévision, j’ai joué un maximum sur dur. J’ai attaqué mes entraînements à Lyon, début septembre. Ça s’est plutôt bien passé durant ces deux semaines. J’ai fait pas mal de volume, en termes de jeu, et j’ai pas mal travaillé le service également, où on a trouvé deux­-trois petites choses intéressantes pour l’améliorer. En quoi que ce soit, j’essaie de faire un peu mieux chaque jour car c’est comme ça qu’on avance. »

Comment vous sentez-vous au moment d’entrer en lice ?

« Encore une fois, c’est la seule opportunité de jouer chez moi. Et pour tout dire, je ne me suis jamais sentie aussi bien sur un terrain que durant ces trois dernières semaines. Après, il y a le tirage au sort, les sensations le jour même du match… Mais c’est son niveau moyen qu’il faut améliorer, ça arrivera toujours de se louper sur le court. Mais j’ai bon espoir, disons (sourire). La bonne nouvelle, c’est vraiment de rentrer dans le tableau principal directement, ça m’évite deux matchs jamais faciles… »

 

Jean-Philippe Béal

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