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Photo © Richard Brunel

Dylan Rocher, artilleur au grand coeur

À 26 ans, Dylan Rocher est l’une des plus grandes stars de la pétanque. Cela ne l’empêche pas de transmettre aux plus jeunes sa passion pour ce jeu. Rencontre avec ce champion au grand cœur, qui participe, à partir de ce vendredi au Mondial des Volcans à Clermont.

Dans les travées de la Maison des Sports de Clermont, les jeunes joueurs n’ont d’yeux que pour lui. À 26 ans, Dylan Rocher s’est imposé comme le plus gros phénomène de la planète pétanque. Sa plus grande star probablement. 

 
Cette notoriété soudaine n’a pas changé ce jeune homme bien dans ses « pompes ». Il se prête très volontiers au jeu des selfies et autres autographes. Toujours avec le même sourire et la même gentillesse qui le caractérisent. 
 
Dylan Rocher est comme ça. Pour lui, la pétanque est d’abord un jeu, un plaisir. Il n’oublie pas qu’il fut lui aussi cet enfant aux yeux plein d’étoiles lorsqu’ils parvenaient à approcher ses champions favoris. 
 

« Le tir reste ce qu’il y a de plus reconnu »

« J’avais plusieurs modèles quand j’étais jeune. J’appréciais beaucoup Philippe Quintais, Philippe Suchaud. Et Damien Hureau aussi. Lorsque j’ai commencé à jouer avec eux, je dois dire que j’étais un peu impressionné. Ce sont quand même des légendes de la pétanque. » 
 
Il n’a pas tardé à être leur égal… Les choses se sont faites presque naturellement. Il ne pouvait en être autrement tant le virus de la pétanque ne l’a jamais lâché. 
 
Dylan Rocher pratique ce jeu depuis son plus jeune âge. Alors que ses copains d’école vibraient pour les exploits des champions du monde de foot en 1998, lui ne vivait que pour la pétanque. Devant la maison familiale, le bambin multipliait les parties avec ses grands frères. Ce sont eux qui lui ont véritablement transmis cette passion débordante. 
 
« Je me souviens à la maison, on jouait tout le temps, se remémore Dylan Rocher. Avec mes frères, on pouvait nous mettre n’importe quel sport à côté, c’était pétanque. On jouait tous les jours. On était des acharnés. On faisait des concours de tirs ensemble. » 
 
Tireur de tête, c’est tout ce qui intéressait déjà le jeune Dylan. « C’est comme au foot avec l’attaquant. Le tir est ce qu’il y a de plus beau à voir. Même si tous les postes sont importants, le tir reste ce qu’il y a de plus reconnu. » 
 
Dylan s’est imposé au fil des saisons comme le plus grand représentant de la spécialité. Lorsque « l’Albatros » déploie son geste si particulier, il y a généralement carreau au bout. On imagine qu’une telle régularité et une telle précision passent forcément par des heures à répéter les mêmes gestes… Pas vraiment en fait. « Nous sommes tellement en compétition toute l’année, tous les week-ends, que finalement on n’a plus besoin d’entraînements spécifiques. Mis à part peut­-être pour les concours de précisions. » 
 

Il s’est mis au football et au cyclisme

Et paradoxalement, c’est maintenant, adulte, qu’il s’ouvre justement vers d’autres disciplines. Alors qu’il est devenu l’un des meilleurs pétanqueurs du monde, le petit Dylan, qui ne voyait que par la pétanque, a laissé place à un sportif plus complet. Il s’est mis au football et au cyclisme. « Cela ne paraît pas, mais la pétanque demande un effort physique non négligeable. On joue du matin au soir, quatre ou cinq jours de suite. On piétine, il y a beaucoup de stress et de tension. Tout cela est usant. C’est pour cela que j’essaye de m’entretenir physiquement. Je fais du foot trois fois par semaine et pas mal de cyclisme. C’est bon pour le cardio. » 
 
Qu’il se rassure, Dylan Rocher n’a pas de problème de cœur. Les enfants présents mercredi à la Maison des Sports ne pourront pas dire le contraire, tant le champion s’est montré disponible et à leur écoute. Autant de Dylan Rocher en herbe qui ne rêvent que d’une chose : pouvoir disputer un jour les Masters avec leur idole. Comme le triple champion du monde l'a fait ce jeudi avec Philippe Suchaud et Philippe Quintais.
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