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Photo © Jean-Louis GORCE

Diemunsch revient sur sa victoire au Trail du Sancy

Etienne Diemunsch a remporté, dimanche, en 2h32'37'', le 30 km du Trail hivernal du Sancy. Les impressions du vainqueur.

C'était une stratégie de partir vite sur cette épreuve ? 

« Honnêtement, je n'avais pas du tout de stratégie car je ne pensais pas être bien. Je m'étais senti fatigué toute la semaine, j'avais mal dormi. Je suis tout de même parti un peu vite parce que je savais que, parfois, dans la première montée, je souffrais un peu donc je préférais mettre tout le monde en file indienne pour pas que ça explose. Au final, je suis parti vite et ça a presque "creusé" direct, j'ai vu qu'il n'y avait presque que Yoan (Meudec, deuxième) qui suivait. Je pensais un peu temporiser sur le plateau mais juste avant le Guéry, j'ai recreusé un peu sans le faire exprès donc j'ai continué. Sur les parties vraiment techniques, je creusais un peu, par contre dans les parties où on montait plus en force, là, j'ai vu que je manquais de spécifique, que je n'étais pas efficace. Yoan m'a d'ailleurs presque repris en haut de puy Gros. Mais j'ai réussi à bien envoyer dans la descente et à maintenir l'écart... »

Sympa, ce parcours sous la neige ?

« Oui, même si, là haut, dans le brouillard blanc, on ne voyait pas à 5 mètres. En tête, j'ai eu du mal à suivre les traces faites en raquettes. Quant aux petits fanions, avec le givre, on ne les voyait pas ressortir. J'étais un peu à tâtons. Après, ça se fait bien car on ne va pas très vite non plus. Mais après, en descente, ça allait. Yoan est un excellent descendeur, je n'ai pas fait la différence sur lui dans ces parties-là, mais sur d'autres concurrents, oui. Je pense même que je descends plus vite dans ces conditions que lorsque c'est sec parce que j'utilise un peu le "slide" que provoque la neige. Là, les pierres, on s'en fout, on n'a pas besoin de regarder où on met les pieds, il faut juste dérouler et j'adore ! »

Vous aviez terminé deuxième, l'an passé, du 20 km, vous remportez le 30 km, cette année. Quelle tracé a votre préférence ?

« Le 30 km. Parce qu'il y a la montée sur la banne d'Ordanche qui est toujours sympa. J'ai le souvenir de la première année où je l'ai disputé. C'était vraiment magnifique là-haut, on était au-dessus de la mer de nuages. Le 20 km, on reste un peu encaissé, sans jamais aller vraiment sur le sommet. »

Vous évoquiez un état de fatigue... 

« Je reste quand même satisfait de ma course parce que tout en étant fatigué, j'arrive quand même à devancer des gars qui ne sont pas n'importe qui. Je vais maintenant essayer de récupérer petit à petit car c'est vrai que j'étais mieux, il y a un mois de cela. Au cross de Châtel-Guyon, j'avais eu de bien meilleures sensations que ces dernières semaines. »

Vous êtes d'abord triathlète. Quel sont vos objectifs, cette année ?

« Je vais orienter ma saison sur l'half Ironman parce que les championnats du monde se déroulent à Nice, cette année. En revanche, le mode de qualification a changé. A présent, ce n'est plus un système de points, il me faudra aller chercher une victoire sur une course. Je n'ai pas encore décidé laquelle. Au départ, je pensais m'inscrire sur une épreuve, très tôt en début de saison, au mois de mars mais là, j'ai accumulé un peu de retard, je vais sûrement repenser mon programme pour choisir une course fin mai, voire début juin (la période de qualifications s'étend jusqu'au 30 juin). »

 

Propos recueillis par Jean-Philippe Béal

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