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Photo © Frédéric Marquet

Deux ans après, Corinne Diacre est de retour à Clermont

Deux ans après son départ, Corinne Diacre va de nouveau s’asseoir sur le banc du stade Montpied, ce samedi soir (21 heures), à l’occasion de France - Espagne. À Clermont, la sélectionneure va retrouver un cadre qu’elle aura contribué à façonner.

Elle avait quitté le Montpied un peu vite. Ce 30 août 2017, Claude Michy venait à peine de présenter aux joueurs du Clermont Foot « la nouvelle sélectionneure de l’équipe de France féminine », que Corinne Diacre avait pris la direction du siège de la FFF, dans la foulée. À la prochaine.
Deux ans plus tard, l’heure du retour a sonné. « Enfin », se dira-t-elle peut-être, au pied de la tribune Gergovie. La Ligue 2 a pourtant souvent servi de cadre aux sorties de ses Bleues, pour préparer la Coupe du monde. Amiens, Orléans, Valenciennes, Auxerre, Le Havre… Mais jamais Clermont. Anomalie bientôt réparée. Ça valait bien un déjeuner avec son ancien président. Immanquable, le contact n’ayant jamais été rompu avec Claude Michy. « On se parle souvent au téléphone », reconnaît l’ex-propriétaire, alors qu’entre les deux, la relation demeure forte. « J’étais en osmose avec elle, mais comme je l’avais été globalement avec mes autres entraîneurs. »

 

« Elle a structuré le club, elle l'a fait avancer »

 

Corinne Diacre a pourtant gardé une place particulière dans son esprit. Les valeurs de la sélectionneure suscitent, pour lui, beaucoup de respect. Un exemple : « Elle aurait pu prendre l’équipe de France un an plus tôt, mais elle a voulu rester au club. Elle était reconnaissante. Ça ne se trouve pas facilement dans ce milieu, ce genre de comportement. »
Une saison de plus, pour « apporter sa pierre à l’édifice, et faire en sorte que le club grandisse. » La reconnaissance, cette fois, vient de Pascal Gastien. Son successeur, deux ans après, loue toujours le rôle de Corinne Diacre au Clermont Foot. « Elle a structuré le club, elle l’a fait avancer », explique celui que la technicienne avait recommandé, pour prendre la tête du centre de formation, puis sa suite.

 

« Une vision du haut niveau et de l'excellence »

 

« Je me suis appuyé sur son travail, et sur son recrutement avec Philippe Vaugeois, qu’elle avait fait venir au club », poursuit l’actuel entraîneur clermontois. S’il a beaucoup fait évoluer le jeu de l’équipe, il a tiré les bénéfices « de la rigueur et du professionnalisme » de Diacre. Claude Michy relaie : « C’est quand même quelqu’un qui venait du très haut niveau. Elle a montré ici toutes ses qualités et ses compétences, et elle a fait grandir le club ». Quitte, aussi, à faire grincer quelques dents…
Dans l’inventaire de son « héritage » clermontois, Corinne Diacre n’a pas fait que des heureux. Mais ceux-là comptent moins, dans le bilan de son ex-patron. « Je sais que certains l’ont trouvé parfois trop rigide, reconnaît-il. Je pense qu’elle a surtout une vision du haut niveau et de l’excellence. Elle est exigeante, vis-à-vis d’elle-même et des autres, car la performance ne souffre d’aucun laisser-aller. Ça a pu créer des tensions, mais ça fait partie du jeu. »
Aujourd’hui, Claude Michy préfère mesurer le chemin parcouru par certains joueurs. Il évoque Gaëtan Laborde, dont le prêt de six mois a fait décoller sa carrière. « Et si Mathias Pereira Lage et Julien Laporte en sont là aujourd’hui, c’est aussi parce qu’elle leur a apporté quelque chose. »

 

Laurent Calmut

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