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Photo © Archives Francis Campagnoni

Bourseaux a pris ses repères à Rio

Au-delà du classement de cette épreuve de paratriathlon, avec l’Allemand Schultz et le Canadien Daniel devant lui, l’Auvergnat Yannick Bourseaux a surtout profité du « Test Event » de Rio, le 1er août, pour mieux préparer les prochains Jeux. Sur fond d’inquiétudes environnementales. Impressions.

Si tu vas à Rio, tu peux oublier de plonger dans l’eau. L’Auvergnat Yannick Bourseaux, non ! Statut de triathlète oblige... Même si l’eau, justement, au pied du Pain de sucre, est source de bien des tracas à un an des JO. Le sociétaire du TAM (Triathlon Académie Montluçon) vient de tester en conditions réelles, dans le cadre d’une épreuve pré-olympique de paratriathlon, l’accueil, au sens large, des futurs participants.


Yannick, à Rio, ce ne sont pas les visites de chantier qui étaient au programme… 

« L’idée, c’était d’abord de repérer les lieux de compétition et de se familiariser avec, dans le contexte d’une course. Sur ce plan, ça a été une expérience utile. Concernant les chantiers pour les JO, sur le trajet aéroport-Rio, on a vu plein de travaux mais pas ceux des installations sportives spécifiques. On n’était pas sur ces lieux-là car le triathlon se déroulera sur Copacabana et ses environs. Là, le parcours en aller-retour de course à pied était bien et on a pu profiter, même si c’était temporaire, d’un beau parc à vélo avec une immense plateforme en bois recouverte d’une magnifique moquette bleue… »


L’eau ne l’était pas, elle, à ce qui s’est dit… 

« Celle du bassin de natation du triathlon, il est certain qu’elle n’était pas turquoise. Mais ça allait... En revanche, sur le lagon dédié à l’aviron (lagon Rodrigo de Freitas, NDLR), c’est sûr, elle était noire. Nous, on se basait sur les communiqués quotidiens via le site de la Fédération Française de Triathlon et le 27 juillet, effectivement, il y en a eu un indiquant que l’eau était impropre à la baignade sur une partie du site de Copacabana. Le problème à cet endroit, c’est celui des eaux usées qui s’y jettent après des orages ou des fortes pluies qui font que tout déborde. En temps normal, ça part plus au large avec les égoûts… a priori en partie sur le site de voile (la Baie de Guanabara, NDLR) d’ailleurs. Mais Copacabana fait 5 km de long, le bassin de triathlon est tout au bout, il peut être envisagé de le décaler un peu pour être sûr de ne pas être gêné. »


D’autres soucis?? 

« La veille de la course, il y avait des odeurs d’hydrocarbures, mais on a mis ça sur le compte des passages de petits bateaux et scooters des mers près de la plage, ce qui ne sera pas le cas lors des épreuves. Sinon lors du test Élite, il y avait énormément de monde sur la plage. C’était sympa. Est-ce que c’était dû au triathlon ou au fait qu’on soit dimanche?? À vérifier. Les soucis, c’est plus pour les entraînements. Pas de problème pour la course à pied. Mais pour le vélo, il faut vraiment qu’ils mettent en place un circuit sécurisé de 4-5 km. Là, c’était très compliqué de trouver des axes sans trop de circulation. On s’est donc entraîné sur home-trainer. Mais le souci était aussi pour l’entraînement en piscine, en raison des tarifs appliqués par le comité d’organisation : on avait le choix entre réserver quatre jours de suite à 40 € par personne, dans une piscine des plus quelconques, ou réserver une ligne d’eau à 200 € de l’heure dans une autre?! »


Le contexte général?? 

« Sur les transports, sincèrement, rien à signaler. En revanche, le problème du logement se situe, là aussi au niveau des tarifs. A priori, nous, on ne devrait pas avoir de souci pour les jeux Paralympiques mais pour les Élite, ce sera plus compliqué sachant que loger au village olympique n’est pas intéressant du tout pour le triathlon car se rendre sur le site de compétition nécessite plus d’une heure de trajet. Or le prix des hôtels est multiplié par 6 et les loueurs obligent à réserver pour toute la durée des Jeux, soit 18 jours?! »


Et quid de votre course ? 

« C’est ma meilleure course de la saison, je pense. J’étais très fatigué aux "Europe" (à Genève, le 10 juillet). Depuis, je n’avais pas fait d’entraînements très poussés. J’ai effectué une bonne natation et surtout de très bonnes transitions, sur lesquelles, au cumul, je gagne 30”. C’est en course à pied que j’attaque en 4e position, que je gagne ma place sur le podium. »

.?photo francis campagnoni
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