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Photo © BOILEAU FRANCK

ASM : à l'aile, la vie est belle pour Damian Penaud

La saison de l'ASM 2018-2019 s'est achevée sur un titre européen et une défaite en finale de Top 14. L'occasion de dresser le bilan, joueur par joueur, sur ceux qui se sont illustrés - ou pas - dans cette saison post-traumatique. Neuvième volet : les ailiers.

Damian Penaud :

Franck Azéma a eu le nez fin en le repositionnant à l'aile cette saison. Pourtant, le jeune international (11 sélections) avait montré par le passé qu'il était armé pour le poste de centre, notamment lors de la finale de Top 14 2017, remportée par l'ASM face à Toulon, où il était titulaire avec Rémi Lamerat.
Bien que son bilan statistique soit moins clinquant que celui de Peter Betham, Damian Penaud s'est montré incontournable sur le pré. Avec une capacité d'éliminer son vis-à-vis que peu d'ailiers possèdent en Top 14. Il apporte aussi cette touche d'insouciance, où dans un jeu de désordre il peut se montrer redoutable. Une bénédiction pour Franck Azéma.
En septembre prochain au Japon, Damian Penaud disputera sa première Coupe du monde. À l'aile, comme il en a pris l'habitude. Il aura alors l'occasion de montrer à la planète rugby l'étendue de son talent.

Sa moyenne (noté à 21 reprises*) : 6,2 (pour la rédaction), 6,66 (pour les internautes).

 

Peter Betham :

Deuxième ailier le plus utilisé derrière Damian Penaud, l'Australien a réalisé une très belle saison. Auteur de dix-huit essais. Dix en Challenge Cup en sept titularisations, et huit en Top 14 en quatorze titularisations. Malgré une petite fébrilité en défense, il s'est révélé comme un superbe finisseur, ce qui manquait cruellement à l'ASM depuis le départ de l'ailier anglais David Strettle. 
Pourtant, l'arrière polyvalent peut nourrir quelques regrets sur cette fin de saison. Absent de la feuille de match pour la finale de Challenge Cup contre La Rochelle, il n'a pas non plus été sélectionné pour les phases finales du Top 14. Franck Azéma privilégiant la puissance d'Apisai Naqalevu et la polyvalence de Tim Nanai-Williams, pouvant dépanner à l'ouverture.
Nul doute qu'il sera un joueur cadre pour le technicien auvergnat lors de la saison qui arrive. Surtout en cette année de Coupe du monde où il devrait enchaîner les feuilles de match.

Sa moyenne (noté à 21 reprises*) : 6,09 (pour la rédaction), 6,11 (pour les internautes).

 

Rémy Grosso : 

L'international français a fait le travail cette année. Et même un peu plus. Titularisé à quinze reprises toutes compétitions confondues, il a inscrit dix essais. Sa saison la plus aboutie en termes statistiques depuis ses débuts professionnels. 
Mais comme le montre les temps de jeu (voir ci-dessous), il est l'ailier - excepté Samuel Ezeala - qui a été le moins utilisé cette saison. Lui non plus n'était pas présent sur les feuilles de match pour les finales de Challenge Cup est de Top 14. Pas aidé par la concurrence au poste d'ailier, il aura lui-aussi plus de temps de jeu quand ses coéquipiers seront au Japon.

Sa moyenne (noté à 15 reprises*) : 5,66 (pour la rédaction), 5,71 (pour les internautes).

 

Alivereti Raka : 

Saison en demi-teinte pour la fusée fidjienne. Le début de saison 2017-2018 où il avait marqué 11 essais en 13 rencontres semble loin. Depuis sa grave blessure au genou, celui qui a marqué dix essais toutes compétitions confondues cette année a plus de mal à faire la différence sur son aile. Forçant très souvent le passage au lieu de privilégier la vitesse, comme il a pu faire par le passé.
À sa décharge, l'effet de surprise est terminé et il est désormais surveillé comme le lait sur le feu. Un cas qui rappelle celui de Napolioni Nalaga, moins prolifique après deux saisons à éclabousser le championnat de son talent . 
Retenu dans le groupe des 31 joueurs pour préparer la Coupe du monde, il aura sûrement une belle carte à jouer au Japon. À lui de saisir sa chance et de prouver qu'il est toujours ce même joueur qui a fait vibrer les amateurs de rugby.

Sa moyenne (noté à 17 reprises*) : 5,35 (pour la rédaction), 5,61 (pour les internautes).

 

Samuel Ezeala :

Six matchs cette saison, un lors de l'exercice précédent... Le joueur Franco-Espagnol n'est pas épargné par les blessures et les coups du sort depuis deux ans. Et quel dommage pour Franck Azéma car le peu de fois où il a joué, le jeune homme de 19 ans a montré de très belles choses. Une belle capacité à casser les plaquages et de très bonnes aptitudes en défense. Si son corps le laisse en paix, il devrait grapiller quelques feuilles de matchs pendant la Coupe du monde au Japon.

Sa moyenne (noté à 3 reprises*) : 6 (pour la rédaction), 5,70 (pour les internautes).

 

 

 

 

Nos bilans précédents :

- Les piliers gauches

- Les talonneurs

- Les piliers droits

- Les deuxièmes lignes

- Les troisièmes lignes

- Les demi de mêlée

- Les demi d'ouverture

- Les centres

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