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Photo © JOHAN EYCKENS

Amstel Gold Race : Alaphilippe pour la gagne, Bardet pour se rassurer

Pour la première fois de la saison, Julian Alaphilippe et Romain Bardet seront au départ d'une même épreuve, l'Amstel Gold Race, ce dimanche. Après leur chute et leur reprise en cours de semaine, l'un et l'autre ne partagent pas les mêmes sensations et ambitions pour la classique néerlandaise

Julian Alaphilippe

La Flèche Brabançonne a mine de rien stoppé l'extraordinaire série du Montluçonnais. Deuxième mercredi, pour la première fois de la saison le coureur de la Deceuninck-Quick Step n'a pas connu le succès sur une épreuve à laquelle il participait. Mathieu Van der Poel a eu raison dans les ultimes hectomètres à Overijse de l'homme aux huit victoires en 2019. Mais une semaine après sa chute sur le Tour du Pays basque, Julian Alaphilippe, pour sa reprise, était avant tout satisfait de s'être mêlé à la bagarre aux avant-postes dans le final. « Je suis content de me placer sur le podium même si ma nature fait que j'aurais préféré l'emporter, témoignait-il après la course. C'était un bon test et un bonne reprise qui me donnent confiance pour les classiques ardennaises. »

Ce dimanche matin, au départ de Maastricht, Mathieu Van der Poel fait de l'Auvergnat le favori n° 1 pour devenir le troisième Français à s'imposer après Jean Stablinski et Bernard Hinault sur l'Amstel Gold Race. Déjà entré à trois reprises dans le Top 10 (7e en 2018 et 2015, 6e en 2016), Julian Alaphilippe sera l'un des deux leaders de la Deceuninck avec Philippe Gilbert, quadruple vainqueur aux Pays-Bas, qui reste sur une magnifique démonstration sur Paris-Roubaix. Ils seront épaulés par deux habitués de l'Amstel, Dries Devenyns et Pieter Serry, mais aussi par l'Aubiérois Rémi Cavagna, toujours précieux pour mener le rythme et la poursuite en tête de peloton en cas d'échappées.

 

Romain Bardet

Lui aussi est tombé, sur le Tour de Catalogne, le 31 mars, lui aussi a repris cette semaine, mardi plus précisément sur les routes de Paris-Camembert. Mais la 42e place finale, même s'il a connu des soucis mécaniques, n'a guère rasséréné Romain Bardet. « Je ferai bien les classiques ardennaises, mais je suis encore très loin de ma condition optimale, a-t-il confié à L'Equipe. Ça risque d'être juste. Ce ne sont pas les bonnes jambes. Je vais prendre les classiques une par une et essayer de passer les paliers, progressivement. Je m'estime déjà heureux de pouvoir les disputer. »

Avant de s'aligner sur l'Amstel Gold Race pour la première fois depuis 2014, ce dimanche, le Brivadois est parti tourner les jambes du côté des Vosges, dès mercredi, pour reconnaître les étapes Saint-Dié des Vosges - Colmar et Mulhouse - La Planche des Belles Filles du prochain Tour de France.

Les sensations seront-elles revenues chez le leader d'AG2R en nette progression sur les courses d'un jour l'an passé ? Les responsabilités au sein de l'équipe seront plutôt confiées au Belge Oliver Naesen qui trouvera du renfort sûrement auprès de Romain Bardet, mais aussi de Benoît Cosnefroy, lauréat de Paris-Camembert mercredi, et de Clément Venturini.

 

Les favoris

Impérial sur A travers la Flandre et la Flèche Brabançonne, Mathieu van der Poel (Corendon-Circus) part en quête de l'unique classique courue dans son pays. Entre les machines à gagner de la Deceuninck-Quick Step avec Julian Alaphilippe et Philippe Gilbert et d'Astana avec Ion Izagirre, vainqueur du Tour du Pays basque, Alexey Lutsenko et Jakob Fuglsang, le petit-fils de Raymond Poulidor aura fort à faire.

Les autres hommes en forme tels Alberto Bettiol (Education First), lauréat du Tour des Flandres, Tim Wellens (Lotto), Michael Matthews (Sunweb) et Wout Van Aert (Jumbo) seront à surveiller tout comme les grands noms des classiques Peter Sagan (Bora), Alejandro Valverde (Movistar), Michal Kwiatkowski (Sky) et Greg Van Avermaet (CCC) qui brigueront la succession du Danois Michael Valgren (Dimension Data), dont un doublé tiendrait de l'énorme surprise.

 

Le parcours

Les trente-cinq côtes sur les 265,7 km entre Maastricht et Berg en Terblijt suffisent à planter le décor. La décision attendra probablement les 40 derniers kilomètres avec la séquence Kruisberg, Eyserbos, Keutenberg et troisième montée du Cauberg, à moins de 20 km du but. Le Geulhemmerberg (km 251) et le Bemelerberg (km 258) s'érigeront alors comme ultimes juges de paix pour une arrivée programmée peu après 17 heures.

 

Vivian Massiaux

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