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Photo © raphael rochette

Nicolas Bouchet a dompté la Vallée Verte

À l’aise quand ça grimpe franchement, Nicolas Bouchet a apprécié le nouveau grand parcours de la Vallée Verte et ses 2.000 m de dénivelé. Il l’a emporté pour la première fois, à 42 ans.

Au lendemain de son 42e anniversaire, Nicolas Bouchet s’est offert un beau cadeau. La victoire, pour la première fois, à la Traversée de la Vallée Verte, hier au-dessus de Chambon-sur-Lac.
Un succès presque attendu sur l’épreuve reine de la « TVV », longue de 43?km, puisque le vétéran domicilié à Saint-Saturnin faisait partie des favoris, après sa 4e place sur cette même course l’an passé.
Il est passé de premier vétéran à premier tout court, sur un parcours rallongé et surtout durci par rapport à l’édition 2017.

« Dur... de se lever?! »


Ce tracé inédit, dû à Michel Delaunay et à la nouvelle équipe organisatrice, lui a convenu à merveille. Parce que les forts dénivelés ne lui font pas peur. Au contraire, il aime « quand ça grimpe ». Nicolas Bouchet a donc été bien servi, avec en plat de résistance la longue ascension de la vallée de Chaudefour, qui se termine au-dessus de 1.400 m d’altitude.
« On est maintenant sur un parcours beaucoup moins roulant, assez technique, avec un dénivelé sur la fin qui fait la différence, confiait-il au terme d’un raid de plus de 4 heures. On prend près de 1.000 m de dénivelé sur le dernier tiers de course. Au bout de 30 km, c’est là que ça devient intéressant. »

Le plus dur?? « Cela a été de se lever (très tôt) puisque le départ a été donné à 7?h?30 », racontait non sans humour Nicolas Bouchet, qui s’est détaché assez rapidement et a donc dû bien doser son effort.
« À partir du 13e kilomètre et jusqu’à la fin, j’ai couru tout seul?; ça, c’est difficile. On n’a personne devant pour nous aider à maintenir un cap. Il faut le faire soi-même. C’est compliqué. Il ne faut pas se brûler (les ailes), ne pas aller trop doucement non plus. » Un tempo que le vétéran puydômois a su trouver pour s’imposer avec près de 5 minutes d’avance sur le Parisien Alexis Valtat et plus d’un quart d’heure sur le Chamaliérois Franck Marcon.
En vue de l’arrivée, il pouvait ralentir un peu la cadence. Et même s’offrir quelques foulées en compagnie de son jeune neveu, Clément, venu à sa rencontre et pas peu fier de courir aux côtés de son champion d’oncle.

Son nom avait disparu des classements depuis six mois. À cause d’une blessure (« une double pubalgie ») qui a nécessité une opération. Bouchet faisait sa rentrée, hier. « Comme j’ai eu une phase de repos qui a duré un bon moment, j’ai bénéficié de pas mal de fraîcheur », analysait-il, satisfait de sa perf.
« C’est un beau retour, lâchait-il. Et c’est de bon augure. » Parce qu’il espère enchaîner cet été. Ce trail de la Vallée Verte lui sert d’entraînement en vue d’une participation, fin août, à l’Ultra Marathon du Mont-Blanc (UTMB). Là, la course fera 120 km avec 7.200 m de dénivelé : il lui faudra vraiment être prêt?!
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