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Photo © Jean-Louis GORCE

Chamalières : la première étape d'un nouveau cycle

Cette saison marque le début d’une nouvelle ère à Chamalières. Avec un effectif densifié, un staff élargi et des conditions de travail plus confortables, la première ambition reste le maintien. 

Des détails oui, mais qui font toute la différence. Le VBC Chamalières a clairement passé un cap durant l’inter-­saison. Ce n’est pas qu’une question de moyens financiers, le club possède toujours l’un des plus petits budgets de Ligue A Féminine. Mais avec des conditions d’entraînements et de déplacements bien plus en adéquation avec le très haut niveau, Atman Toubani ne devrait plus se sentir aussi seul à la barre de l’équipe.

Et sur le banc non plus. Cette saison, l’entraîneur auvergnat pourra s’appuyer sur un staff technique élargi, ce qui lui permettra de partager et de davantage déléguer. Il disposera aussi d’un effectif de douze joueuses dont le potentiel semble supérieur à celui des deux dernières années. Tous les postes sont ainsi doublés et certaines joueuses peuvent même assumer différents rôles. De la profondeur de banc, des solutions tactiques et techniques qui pourraient se traduire en points et en victoires.

 

Un maintien… plus rapide

 

Pour la troisième saison consécutive du club en Ligue A Féminine, pas question de s’enflammer. « L’objectif réaliste est le maintien. Même si on sent qu’il y a plus de potentiel, je reste à ma place. Terville-­Florange, le promu, dispose des mêmes moyens que nous. La première étape c’est le maintien. Ensuite, on doit essayer de l’obtenir le plus tôt possible pour gagner du temps sur la saison suivante, pouvoir garder nos joueuses et avancer sur le recrutement. »

Le VBC Chamalières écrit en effet les premières lignes d’un nouveau chapitre. Une nouvelle ère impulsée par l’arrivée d’investisseurs, dont Claude Michy. Mais ce changement ne pouvait devenir réalité qu’à deux conditions : le retour de Mylène Toubani-­Bardet à la présidence (elle avait quitté ses fonctions juste avant la fin du championnat, ndlr) et le maintien de l’entraîneur en place. Deux acteurs séduits par cette dynamique plus ambitieuse. « Il y a du potentiel, les choses évoluent, mais on est au tout début et il reste beaucoup à faire, insiste le technicien. On n’est qu’à une première étape. Par rapport au passé, j’étais arrivé à mes limites par rapport aux conditions qu’on avait et je n’étais pas en adéquation avec le projet de la nouvelle équipe dirigeante. J’avais décidé de partir. Si Claude Michy n’était pas arrivé, le retour n’aurait pas été possible. »

 

« On est au tout début et il reste beaucoup à faire »

 

Après les remous, place à la compétition. Dès l’ouverture du championnat, une première montagne se présente devant Chamalières avec un déplacement, ce samedi, à Mulhouse. Un mois d’octobre dense avec cinq journées de Ligue A Féminine, plus deux tours de Coupe de France si tout se passe bien. Une période essentielle. Pas question de galvauder quoi que ce soit, l’exemple du succès initial la saison passée chez Le Cannet le prouve, mais octobre doit permettre au collectif de peaufiner certains réglages.

« On doit aussi aller chercher la performance, poursuit Atman Toubani, mais c’est vrai qu’on aura les opportunités de se roder, de voir les différentes solutions que ce groupe peut offrir. Généralement, on arrive à maturité au début de la phase retour. Cette fois, cela devrait être plus rapide. L’équipe commencera à performer plus tôt. En novembre, on aura un discours et un langage communs. On est en avance par rapport aux années précédentes. »

Et cela a commencé dès les matchs de préparation, nettement mieux négociés et avec des contenus intéressants. Du mieux donc, mais tout cela doit maintenant passer au révélateur d’un championnat de Ligue A Féminine plus homogène. Le seul baromètre qui compte.

 

La formule du championnat :

Les huit premiers de la saison régulière disputent les play­-offs (si France Avenir 2024 figure parmi les qualifiables, il est remplacé par le neuvième). Le quatorzième descend en Elite Féminine (si France Avenir 2024 est dernier il ne descend pas et le treizième est rétrogradé). Les autres se maintiennent en Ligue A Féminine.

 

Jean-François Nunez

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