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Photo © Pierre Couble

Le gratin français de la lutte attendu à Ceyrat

L’Arténium de Ceyrat se prépare à vibrer pour les championnats de France de lutte seniors ce week-end. Une belle occasion pour l’Auvergne de démontrer tout son savoir-faire et d’afficher ses meilleurs atouts.

L’Auvergne a beaucoup apporté à la lutte et la lutte le lui rend bien. Des champions de renom comme André Zoete,  « le père spirituel de la lutte en Auvergne » , Thierry Bourdin, Audrey Prieto ou Vincent Aka par exemple. Une pléiade de grands noms, des clubs de réfé­rence et formateurs, au cœur d’un territoire où la lutte est également ancrée dans les traditions et les mémoires. 

Au fil des années, de grandes manifestations ont eu pour cadre l’Auvergne et Clermont-Ferrand : des championnats du monde dans les années 80 et 90, le TQO en 2000, des Coupes du monde plus récemment. Et depuis quelques années le Pôle France de lutte libre et de lutte féminine à Ceyrat, l’un des joyaux de la couronne. 

« Le Pôle a donné de l’ambition à nos jeunes, répond Robert Aït­-Braham, président de la Ligue Auvergne­ Rhône­-Alpes. Il sert d’émulation chez les jeunes lutteurs et cela permet d’élever le niveau. C’est un plus et avec l’hébergement de proximité depuis la dernière rentrée scolaire, c’est un confort supplémentaire pour les jeunes. » 

À quelques mois des championnats du monde à Paris, fin août, les trois styles (lutte féminine, libre et gréco­-romaine) et toutes les catégories de la lutte française se donnent rendez-vous à l’Arténium de Ceyrat, samedi et dimanche, pour sacrer les champions de France 2016. Un juste et logique retour pour une région installée au quatrième rang national, comptant un peu plus d’un millier de licenciés au sein de vingt-­six clubs maillant les quatre départements auvergnats. 

Ce championnat peut être le miroir d’un savoir-­faire qui ne date pas d’aujourd’hui

 
Et depuis la fusion avec le Rhône-­Alpes, la nouvelle entité désormais présidée par Robert Aït­-Braham pèse encore plus lourd dans la balance. Au point de talonner l’Île­-de-­France et ses 2.700 licenciés. Avec désormais près de 2.337 représentants, toutes disciplines confondues, la grande région Auvergne ­ Rhône­-Alpes occupe le deuxiè­me rang au plan national. 

« L’ambition est de devenir la première, répond son président. Ce n’est pas un long fleuve tranquille pour autant. Il y a des difficultés car la nouvelle région est grande et il faut mettre en place les équipes techniques, les coordinateurs, toutes les commissions. Il y a aussi de l'inquiétude par rapport à l’accompagnement financier de la grande région, le problème du cadre non remplacé en Rhône­-Alpes, les missions de plus en plus nationales de Thierry Bourdin et Patrick Vazeilles, mais la montée en puissance est bien réelle. La réussite et les méthodes mises en œuvre en Auvergne, on veut aussi les appliquer pour le Rhône­-Alpes. Il y a eu un regain de confiance, car les gens ont compris que ce qui avait marché hier peut aussi réussir maintenant et demain pour eux, pour tous, pour la Ligue Auvergne ­ Rhône-­Alpes ». 

Paradoxalement, cela faisait plusieurs années que l’Auvergne se positionnait et déposait un dossier de candidature pour organiser un championnat de cette envergure. En vain. Autant dire que la satisfaction prime à quelques jours de recevoir cet événement qui peut être le miroir d’un savoir­-faire en Auvergne qui ne date pas d’aujourd’hui, dans un cadre comme l’Arténium quasiment sans égal en France. 

« Ce sport a une certaine aura en Auvergne »


« On a un savoir­-faire, mais aussi un public, poursuit le pré­sident de la Ligue. La dernière Coupe du monde organisée en 2009 avait fait le plein à la Maison des Sports à la surprise de beaucoup de monde. La lutte est bien ancrée dans notre territoire. Elle l’est également dans les mémoires collectives à travers le temps. Cela remonte à l’époque de la Résistance où beaucoup de maquisards étaient également des lutteurs, comme les frères Leclanché par exemple. Ce sport a une certaine aura ici. » 

La lutte auvergnate dispose de deux jours pour le démontrer à nouveau sur les tapis de l’Arténium de Ceyrat. Et si elle pouvait en profiter pour glaner quelques médailles aussi, personne ne le lui en voudrait.


Le programme

Cette édition des championnats de France de lutte (féminine, libre et gréco­romaine) se déroulera samedi 3 et dimanche 4 mars, à l’Arténium de Ceyrat. Voici le programme de ces deux journées.

Samedi. Féminine (48 kg, 55 kg, 60 kg, 69 kg), gréco­romaine (59 kg, 71 kg, 80 kg, 98 kg, 130 kg), libre (57 kg, 65 kg, 74 kg, 97 kg, 130 kg) : qualifications de9heures à 15 heures puis finales de 15 heures à 19 h 15. 
Dimanche. Féminine (53 kg, 58 kg, 63 kg, 75 kg), gréco­romaine (66 kg, 75 kg, 80 kg), libre (61 kg, 75 kg, 85 kg) : qualifications de 9 heures à 13 heures, puis finales de 13 heures à 16 heures
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