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Leader de la Coupe du Monde de descente VTT, Amaury Pierron vit "un rêve de gosse"

Auteur d’une progression fulgurante, Amaury Pierron vient d’enchaîner trois victoires de suite en Coupe du monde de descente VTT. Leader à deux étapes de la fin, le jeune pilote brivadois, 22 ans, vit « un rêve de gosse » dans sa nouvelle peau de n° 1 mondial.

Tout va très vite pour Amaury Pierron, propulsé en quelques semaines sur le devant de la scène mondiale. Un hiver sérieux et un nouvel encadrement très compétent sont à la base de la réussite estivale du jeune Brivadois, impressionnant leader de la Coupe du monde de descente VTT.

Amaury, vous êtes leader de la Coupe du monde de descente VTT. Ça vous fait quoi d'être devenu le n° 1 mondial ? 

« C'est un rêve de gosse qui devient réalité. C'est juste trop bien. Ça récompense beaucoup de travail. Le mien et celui de tous ceux qui m'entourent (dans l'équipe Commencal-Vallnord). »

En l'espace de cinq semaines, vous avez remporté trois manches mondiales de suite. Pour quelqu'un qui ne s'était jamais imposé avant cette saison, c'est très fort… 

« Ce n'était pas vraiment attendu. Je ne réalise pas trop pour le moment. Je le ferai quand j'aurai le temps de me poser un peu. Là, tout se passe bien. Tout est allé plus vite que prévu. Mais, maintenant que je suis arrivé tout en haut, il faut rester à cette place-là. »

« Je suis à ma place »

Est-ce que vous vous surprenez cette saison, vous qui avez acquis le statut de n° 1 mondial ? 

« Oui et non. Oui, parce que c'est arrivé vite, c'est un peu une surprise. Et non, parce qu'on a fait tout ce qu'il fallait cet hiver, avec l'équipe (pour obtenir ces résultats). On a vraiment bien bossé. On était prêt. J'espérais en être là un jour ou l'autre, de toute façon. J'avais déjà fait quelques performances qui montraient que je pouvais être rapide. »

Votre série en Coupe du monde est impressionnante. 

« À la première manche de Coupe du monde (à Losinj, en Croatie, ndlr), j'étais bien parti pour faire un bon résultat et, au final, je crève. Cela a un peu retardé le processus. Après, j'ai enchaîné trois victoires et une 2e place. Je pense être à ma place, maintenant. C'est génial. »

Comment expliquez-vous cette progression en flèche ? 

« Cet hiver, c'est la première fois que je me suis consacré à 100 % au vélo. Je ne travaillais pas, je n'étais pas à l'école. Je pouvais vraiment me donner à l'entraînement. J'avais le temps de récupérer. Et puis, j'ai changé d'équipe. Je roule pour la même marque de vélo (Commencal, ndlr), mais j'ai intégré une équipe professionnelle. Chaque personne est compétente. C'est plus facile pour moi. Je n'ai qu'à me concentrer sur les courses. Et rien d'autre. C'est vraiment de l'énergie de gagnée. »

Quel est votre encadrement sur les compétitions ? 

« Dans l'équipe, on a un mécano, un kiné, plus l'ingénieur de la marque (Commencal, ndlr) avec lequel on a vraiment bossé cet hiver sur le vélo. On fait beaucoup d'analyse vidéo ensemble sur les compètes. On visionne les trajectoires à prendre. On bosse sur les réglages, ce n'est jamais facile. C'est quelqu'un de très important dans l'équipe. En plus, on a un ou deux autres gars qui analysent les trajectoires des autres pilotes, des gens qui peuvent nous conseiller si la piste évolue. Le kiné a aussi un rôle important, le soir, au moment du massage. C'est une équipe familiale. On est bichonné. On nous prépare de bons petits plats. »

« Plus de sollicitations sur les courses »

Qu'est-ce qui a changé pour vous depuis que vous vous êtes emparé de la plaque n° 1 ? 

« J'ai plus de sollicitations sur les courses. On vient me demander des autographes, c'est marrant. Les médias sont plus présents. Je réponds à plus d'interviews. Et ce n'est pas facile, car c'est la plupart du temps en anglais. Ça me fait progresser dans ce domaine aussi. »

Vous avez quasiment gagné la Coupe du monde à deux étapes de la fin… 

« On n'est jamais à l'abri d'un souci mécanique. Il ne faut pas oublier que le VTT est un sport mécanique. Un pépin est vite arrivé. Donc, on va vraiment se concentrer pour que la machine et moi soyons au point. Mais, il n'y a pas de raison que ça se passe mal. On devrait garder la tête jusqu'au bout. J'ai beaucoup d'avance. Et si je la maintiens à la prochaine course (au Mont-Saint-Anne, au Canada, les 11 et 12 août, ndlr), j'aurai gagné avant la dernière (à La Bresse, en France, les 25 et 26 août). »

Quand on est leader de la Coupe du monde, on peut logiquement prétendre être champion du monde, en septembre (à Lenzerheide, en Suisse) ? 

« Oui, c'est sûr, c'est déjà dans un coin de ma tête. Ce serait magnifique. Mais on n'y pense pas trop, là. On se concentre sur la Coupe du monde. Je prends chaque chose en son temps et on verra bien comment ça se passe. »

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