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Photo © Fabien BELLOLI

Un Stade Aurillacois des grands jours

Dimanche 5 mai, le Stade Aurillacois est allé décrocher son maintien sur la pelouse de Nevers en arrachant le bonus défensif (28-26). Au terme d'un match qui devra servir de base de travail pour la saison prochaine.

Le soulagement des Aurillacois au coup de sifflet final était à la hauteur de leur prestation sur la pelouse de Nevers. Alors qu'ils n'étaient plus parvenus à ramener le moindre point de l'extérieur depuis le bonus défensif pris à Carcassonne le 21 décembre dernier (39-35), les hommes de Thierry Peuchlestrade ont fait le match qu'il fallait pour décrocher, dans la Nièvre, un point qui assure leur maintien en Pro D2 et qui suffit à leur bonheur (28-26).

1. Un comportement exemplaire

Plutôt que de compter sur les autres, Paul Boisset et ses hommes sont allés chercher leur maintien, seuls comme des grands. Préférant ne pas être informés de l'évolution du score entre Bourg-en-Bresse et Béziers, ils sont restés uniquement concentrés sur leur match durant 80 minutes (ou presque).

Grâce à un engagement de tous les instants, une motivation à toute épreuve et un coeur énorme, les Cantaliens ont tenu la dragée haute à une équipe de Nevers qui a joué les premiers rôles durant toute la saison et qui s'est qualifiée pour les phases finales dès sa deuxième saison en Pro D2.

 

 

2. Un froid pragmatisme

À l'image des quatre drops passés par Joris Segonds, le Stade Aurillacois a profité de chaque opportunité pour marquer des points et ne pas être distancés au tableau d'affichage. Auteurs d'un match remarquable, les rouge et bleu ont fait preuve de pragmatisme pour ne pas laisser Nevers s'envoler au tableau d'affichage.

Même à 14 et alors que l'USON venait de marquer deux essais coup sur coup, les Cantaliens n'ont pas perdu le fil de leur match et ont su bonifier chacune de leurs incursions dans le camp adverse.

 

 

3. Le mix entre jeunesse et expérience a bien pris

Avec 14 joueurs de moins de 25 ans sur la feuille de match au coup d'envoi, on pouvait se demander comment ce Stade Aurillacois allait se comporter. Bien encadrées par des joueurs d'expérience et capables de répondre présentes dans un moment aussi important pour le club, les jeunes pousses cantaliennes ont démontré que l'on pourrait compter sur elles dans un avenir proche.

Si Seyrolle, Ojovan, Tsutskiridze, Segonds et Salles avaient déjà fait leurs preuves cette saison, Saginadze, Algans, Hewat ou encore Javakhia ont aussi su monter le curseur pour apporter leur contribution au maintien cantalien.

Nourredine Regaieg

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