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Photo © Jérémie FULLERINGER

Stade Aurillacois : Thierry Peuchlestrade très remonté après Christian Millette

Ecarté en début de semaine par Christian Millette, le désormais ex-entraîneur du Stade Aurillacois Thierry Peuchlestrade, est revenu sur cet épisode dans un entretien accordé à nos confrères de l'Union. Et celui qui a passé 17 ans comme comme coach de l'équipe première et 42 ans au club ne mâche pas ses mots envers son président.

Au lendemain de l’éviction de Thierry Peuchlestrade par Christian Millette, le président cantalien avait contesté avoir « coupé la tête de Thierry » comme nous l’écrivions. 

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Il dénonçait ainsi une formule brutale, contraire à ce qui s’était déroulé. Mais dans un entretien à nos confrères de l’Union du Cantal, mis en ligne vendredi dans la soirée, l’ex-entraîneur dénonce la manière dont il a été écarté. Sans nier sa part de responsabilité dans les mauvaux résultats, mais en pointant du doigt une situation que le président a laissé pourrir sciemment.

«  Quand tu as passé 42 ans dans le même club, qu’on a un président qui se dit attaché à des valeurs, il faut qu’il les démontre aussi. À travers ce qu’il a fait, on est à tout, sauf à des valeurs humaines. »

Thierry Peuchlestrade (Ex-entraîneur du Stade Aurillacois)

"A l'image de M. Millette et de ceux qui l'entourent"

Dans l’interview publié vendredi par le bi-hebdomadaire, Thierry Peuchlestrade parle d’une « grosse claque » et s’émeut que le président ne l’ai pas appelé lui-même pour le convoquer à l’entretien qui allait décider d’un avenir déjà scellé.  

A nos confrères de l'Union, Thierry Peuchlestrade révèle que Christian Millette n'a pas pris la peine de le convoquer lui-même a l'entretien qui a scellé son avenir. En dépit de 42 ans au club et 17 ans comme entrâineur de l'équipe première. Laissant le soin à sa secrétaire de s'en charger. Photo Jeremie Fulleringer

« Quand tu as passé 42 ans dans le même club, qu’on a un président qui se dit attaché à des valeurs, il faut qu’il les démontre aussi. À travers ce qu’il a fait, on est à tout, sauf à des valeurs humaines. C’est à l’image de monsieur Millette, du président et de ceux qui l’entourent, ses deux, trois lieutenants qui ont procédé d’une façon qui leur paraît à eux la bonne, mais qu’ils ne viennent pas me parler de valeurs humaines », assène Peuchlestrade. 

Avec André (Bester) c'est notre relation qui n'allait pas. J'en ai souffert mais ça ne venait ni de la faute d'André, ni de la mienne. Ca venait de nous deux. Les seuls qui ont fermé les yeux (...) ce sont les dirigeants au courant.

Le technicien revient longuement sur les non-décisions du président pour clarifier la situation dans le staff alors que les rapports entre André Bester et lui étaient notoirement froids, sans nier toutefois les compétences de son ancien binôme. « C’est notre relation qui n’allait pas », poursuit l’Aurillacois.

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« J’en ai souffert, mais ce n’était ni la faute d’André, ni la mienne. Cela venait de nous deux. Les seuls qui ont fermé les yeux, certainement par peur de voir la vérité en face, ce sont les dirigeants au courant », observe-t-il. 

L'ancien entraîneur principal a évoqué la relation compliquée entre André Bester et lui mais pointe l'inaction des dirigeants qui a créé une situation qui n'était tenable ni pour le technicien aurillacois ni pour son ancien binôme. Photo Jeremie Fulleringer

La mauvaise gestion du départ de Segonds

Tout en répétant qu’il « assume parfaitement ce qui lui arrive car [il est en] responsable » Peuchlestrade se montre également très critique sur la gestion du départ de Joris Segonds, dont la succession n’a pas été anticipée comme il le fallait malgré des alertes de sa part. 

L'hommage de Peuchlestrade à ses successeurs

Il regrette encore de n’avoir pas pu dire au revoir aux joueurs convenablement et réitère son affection profonde pour un club auquel il a consacré 42 ans de sa vie et qu’il veut voir « au plus haut niveau » et assure qu’il sera « son premier soutien » comme pour le staff désormais en place. « Je suis extrêmement content que ce soient eux qui prennent les rênes », tant pour les qualités rugbystiques qu’humaines du trio. 

Jean-Paul Cohade

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